Autolib pourrait atteindre l'équilibre dès 2014

 |   |  333  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le groupe Bolloré, opérateur du service d'autopartage Autolib dans le cadre d'une délégation de service public avec la Ville de Paris, affiche 500.000 locations et compte atteindre l'équilibre d'exploitation plus rapidement que prévu.

Le directeur des activités industrielles du groupe, Cédric Bolloré (participant ce mardi 25 septembre à une table ronde sur la rentabilité de l'écomobilité organisée par Greenunivers.com) ne cache pas sa satisfaction au sujet du service d'autopartage parisien Autolib placé sous sa responsabilité. Lancé en décembre 20111 avec 250 voitures (les fameuses BlueCar électriques alimentées par des batteries lithium-métal-polymère produites par le groupe) et 250 stations, le réseau comptait début juin 1.740 voitures et 600 stations, soit 3.000 points de recharge répartis sur les 47 communes (dont Paris) couvertes par le réseau.
Il revendique aujourd'hui 36.000 abonnés dont 13.000 actifs, parmi lesquels12.000 abonnés annuels, et a franchi la semaine dernière le cap des 500.000 locations. "On en compte 4 à 5.000 par jour, avec des pics le week-end", précise Cédric Bolloré. "En suivant la tendance actuelle, on devrait atteindre les 20.000 abonnés actifs d'ici la fin de l'année."

Des projets à l'étranger

Près de 300 stations devraient venir enrichir l'offre, "dont plusieurs situées en parkings souterrains" précise-t-il. Ce pan du projet s'est révélé plus complexe à développer "en raison des aspects réglementaires et des négociations avec les opérateurs de parking."
Fort de ces résultats, Cédric Bolloré espère atteindre l'équilibre d'exploitation en 2014 ou 2015, alors que le business plan initial tablait plutôt sur 2016 ou 2017. Les bénéfices seront partagés avec le syndicat mixte de la Ville de Paris dans le cadre d'une délégation de service public (DSP). En discussion avec plusieurs villes étrangères pour y répliquer Autolib, il se dit conscient que "ce sera plus lent qu'à Paris".
Enfin, interrogé sur le litige qui oppose la Ville de Paris à Europcar (déppositaire d'une offre dénommée AutoLiberté) concernant le nom Autolib, il invoque Lao Tseu "Le nom n'est pas la chose". Si le nom doit changer, il changera, mais cela n'enlèvera rien à la qualité ni au succès du service, veut-il croire.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/09/2012 à 16:33 :
oui mais il va falloir changer de nom !
a écrit le 25/09/2012 à 14:17 :
Autolib a eu un boulevard en s'installant à Paris. Plusieurs facteurs expliquent un tel attrait: facilité d'utilisation, difficulté à trouver un taxi à certaines heures (notamment en soirée où les chauffeurs n'hésitent pas à sélectionner les clients en fonction de la course demandée).
Vélib et Autolib se sont franchement développés, en dehors de l'attrait du concept, de part la faiblesse de l'offre de taxi dans la capitale

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :