Comment le lyonnais Froilabo pourrait se placer au cœur de la chaîne du vaccin
Marie Lyan
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Dado Ruvic
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Des couveuses pour bébé aux congélateurs qui pourraient accueillir, demain, l'un des vaccins pour le Covid-19, il ne pourrait y avoir qu'un pas. Fondée en 1918 sous le nom de Couprie, il règne une effervescence toute particulière au siège de la PME Froilabo, à Meyzieu, où les chaines de télévision se succèdent depuis ce week-end.
Désormais spécialisée sur le marché des appareils de laboratoire fabricant du chaud comme du froid, la société, propriété du groupe écossais de matériel scientifique Techcomp depuis 2009, avait démarré ses activités il y a près d'un siècle en développant des couveuses pour bébé. Elle s'était également positionnée comme la première à fabriquer des centrifugeuses en France. Une tradition d'innovation, qui pourrait bien cette fois-ci encore se révéler d'actualité, puisque son savoir-faire dans le domaine du froid s'avérerait particulièrement utile dans la crise sanitaire actuelle.
Alors que les grands laboratoires pharmaceutiques continuent à s'activer afin de commercialiser prochainement plusieurs vaccins destinés à lutter contre la Covid-19, l'entreprise lyonnaise pourrait jouer un rôle essentiel dans ce déploiement, puisqu'elle serait actuellement la seule à concevoir et fabriquer, sur le sol français en partie, les congélateurs à très basse température (allant jusqu'à -86 degrés), nécessaires à la conservation du vaccin de Pfizer-Moderna, qui nécessite des conditions très particulières.
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Les deux laboratoires américains avaient en effet précisé à travers leurs premières annonces que leurs vaccins Covid-19 nécessiteraient d'être stockés à très basse température (-70 degrés). Seule une poignée de fabricants à l'échelle européenne, dont Froilabo, disposeraient actuellement des technologies permettant d'assurer un stockage à une telle température, servant habituellement à conserver, sur plusieurs années, des échantillons de prélèvements biologiques, principalement pour le compte d'hôpitaux et de centres de recherches.
Marie Lyan
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