Un nouveau Marvel, Agnès en cinq chapitres… ce que vous devez absolument découvrir cet été
Marc-Aurèle Garreau et Aurélien Cabrol

Photo d'illustration
LTD/PHILIP KEITH ; 20th Century Studios/MARVEL Studios
Marc-Aurèle Garreau et Aurélien Cabrol

Photo d'illustration
LTD/PHILIP KEITH ; 20th Century Studios/MARVEL Studios
C'est le film événement de l'été. Pour relancer le Marvel Cinematic Universe (MCU), à l'agonie après une phase 5 très décevante, Disney et Marvel Studios ont sorti le grand jeu avec Les 4 Fantastiques - Premiers pas. Son casting est prestigieux : Joseph Quinn en Johnny Storm-la Torche humaine, Ebon Moss-Bachrach en Ben Grimm-la Chose, Vanessa Kirby en Sue Storm-la Femme invisible, et surtout la nouvelle icône hollywoodienne Pedro Pascal pour incarner Reed Richards-Mr Fantastic.
Leader de ces super-héros, dont les liens familiaux ont été renforcés par l'accident spatial qui leur a conféré des pouvoirs hors norme, l'acteur de The Last of Us doit ici protéger l'humanité de Galactus, super-vilain « dévoreur de mondes » qui menace d'engloutir la Terre. Avec son spectacle renversant et nourri d'une esthétique rétrofuturiste, dans le New York des années 1960 comme aux confins de l'espace, cette superproduction affiche sa grande ambition.
En effet, alors que Superman (sorti le 9 juillet) a relancé avec succès le DC Universe, propriété de Warner Bros et concurrent direct du MCU, ce nouveau film Marvel doit lui aussi rebooter la mythologie de ses personnages et rafraîchir l'univers super-héroïque auquel ils appartiennent. Objectif pour Disney ? Reconquérir largement le public pour espérer dépasser le milliard de dollars au box-office mondial. Une performance courante pour un film Marvel avant la pandémie de Covid-19, mais que seuls ont accomplie depuis Spider-Man - No Way Home en 2021 et Deadpool & Wolverine en 2024.
Les 4 Fantastiques - Premiers pas, de Matt Shakman, avec Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Joseph Quinn, Ebon Moss-Bachrach, Julia Garner et Ralph Ineson. 1h55. Sortie mercredi.
C'est à Cannes, à la Quinzaine des cinéastes cette année, que l'on a pu découvrir en cérémonie de clôture Sorry, Baby, le premier film de l'Américaine Eva Victor. Elle interprète en outre le personnage principal, celui d'Agnès, jeune universitaire d'une vingtaine d'années qui, victime d'une agression sexuelle, tente de se reconstruire. Choisissant de ne pas filmer le traumatisme proprement dit, la réalisatrice concentre son propos sur ce qui suit : les souvenirs, les doutes, les interrogations et le long travail d'apaisement.
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Sans oublier ceux avec qui il faut composer coûte que coûte : une amie, un amant, un inconnu empathique et, plus problématiques, les collègues, les médecins, la police, la justice. Découpé en cinq chapitres, le film progresse habilement par ellipses et flash-back notamment, comme si nous étions dans la tête de l'héroïne confrontée à son quotidien et à la nécessité de vivre quoi qu'il en soit.
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L'indéniable réussite de ce premier film touchant réside assurément dans la subtilité avec laquelle Eva Victor fait passer un propos qui aurait pu être lourd et pesant. Pince-sans-rire revendiquée, Agnès trouve dans l'humour sa façon à elle de composer avec le passé et d'envisager l'avenir. Soit le summum de la délicatesse pour évoquer une blessure ouverte.
Sorry, Baby, d'Eva Victor, avec elle-même, Naomi Ackie, Louis Cancelmi, Kelly McCormack, Lucas Hedges. 1h43. Sortie mercredi.
Marc-Aurèle Garreau et Aurélien Cabrol