Quatre candidats à la reprise de l’aciériste NovAsco
Pierrick Merlet
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Manifestation de salariés de NovAsco, jeudi 4 septembre à Hagondange (Moselle).
LTD/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP
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Manifestation de salariés de NovAsco, jeudi 4 septembre à Hagondange (Moselle).
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Les dés sont jetés. Et hormis un miracle, la casse semble inévitable. Les acteurs intéressés par une potentielle reprise, totale ou partielle, de NovAsco avaient jusqu'au vendredi 12 septembre pour se manifester. Pour mémoire, le sidérurgiste français, plus connu sous son ancien nom Ascometal a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Strasbourg le 11 août dernier.
Sa quatrième procédure de la sorte en à peine onze années. Le signe d'une entreprise qui ne tourne pas rond, mais aussi d'un marché de l'acier totalement déréglé dans lequel la société propose des aciers spéciaux à haute valeur ajoutée à destination particulièrement du marché automobile et dans une moindre mesure de la défense.
Près de 770 emplois en France sont mis en sursis par cette procédure, suivie de très près par le ministre de l'Industrie. Un nouveau choc social en perspective, alors qu'un emploi industriel dans le pays génère trois à quatre emplois indirects.
La réunion organisée en fin de journée, vendredi 5 septembre, avec les représentants du personnel, les organes de la procédure et le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI) pour dresser la liste des candidats déclarés à la reprise était donc très attendue. Selon nos informations, deux offres ont été déposées avant la date limite fixée au même jour, ainsi que deux lettres d'intention.
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D'après les informations recueilles par La Tribune Dimanche, la société girondine Europlasma est parmi les sociétés qui ont déposé une offre ferme. Un nom désormais bien connu dans le tissu économique français. Celle-ci a sauvé de la faillite ces dernières années les Forges de Tarbes (production de corps creux d'obus), Valdunes (exclusivement fabricant de roues de train avant sa reprise) et tout récemment la Fonderie de Bretagne (sous-traitant automobile).
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Pierrick Merlet