Emilio Botín sous le coup d'une enquête pour fraude fiscale

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Le président de Santander et sa famille figuraient sur la liste de comptes non déclarés chez HSBC fournie en 2010 par la France à l'Espagne.

Une enquête pour fraude fiscale a été ouverte par la plus haute instance judiciaire espagnole, l'Audience Nationale, sur Emilio Botín, président de la première banque espagnole, Santander, et sa famille.

Parmi les membres de la famille de Botín sous le coup de l'enquête, figurent ses enfants, dont Ana Patricia Botín, directrice générale de la filiale britannique de Santander, ainsi que le frère du dirigeant, Jaime Botín et ses enfants, dont Alfonso et Marcelino Botín, respectivement vice-président et conseiller de Bankinter, dont Crédit Agricolegricole est le premier actionnaire avec 24,7 % du capital.

La famille figurait sur la liste de 659 clients d'HSBC Private Bank disposant de comptes non déclarés en Suisse, que le fisc français a transmise à son homologue espagnol en mai 2010. Parmi eux, « trois cents ont régularisé leur situation à hauteur de 260 millions d'euros », explique une source du fisc espagnol.

Les Botín avaient ainsi corrigé leurs déclarations de revenus de 2005 à 2009 sur demande du fisc. Toutefois, en avril 2011, l'administration fiscale s'est reconnue incapable de vérifier si ces déclarations étaient véridiques et complètes. Elle a donc transmis le dossier à la justice anti-corruption. Confrontée à l'arrivée de la prescription de l'exercice 2 005 le 30 juin prochain, cette dernière a déposé une plainte pour fraude fiscale devant l'Audience Nationale.

Un porte-parole des Botín a affirmé mercredi à la presse espagnole que la régularisation de leurs obligations fiscales a été « complète et volontaire ».

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