Et si Angela Merkel réatomisait l'Allemagne  ?

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Didier Julienne, spécialiste des marchés des matières premières.
Didier Julienne, spécialiste des marchés des matières premières. (Crédits : Patrick FITZ / M&B)
CHRONIQUE. Sans ressources, avec une diplomatie fragile parce qu'également dé-mondialisée mais sans désir de souveraineté énergétique, l'Europe et l'Allemagne vont se retrouver dans une position gazière difficile. Par Didier Julienne, spécialiste des marchés des matières premières (*).

En 2002, la production électrique allemande était à 50% à base de charbon (lignite 28%, charbon thermique 22%), 9% renouvelable (hydro 5%, biomasse 1%, éolien 3%, solaire 0%), 31% nucléaire, 8% gaz, et le solde 2% d'autres sources dont les centrales au fuel.

En 2019 la production électrique globale avait augmenté de 3%. Elle était, à 29% à base de charbon (lignite 20%, charbon thermique 9%), 46% renouvelable (hydro 4%, biomasse 9%, éolien 24%, solaire 9%), 14% nucléaire, 10% gaz, et le solde (1%) d'autres sources. Un seul bloc a progressé : les renouvelables.

Dès 2038, l'objectif de production électrique est 0% à base de charbon, 65% de renouvelables (dont environ hydro 5%, biomasse 9%, éolien 36%, solaire 15%), 0% nucléaire, 35% gaz. Ne discutons pas de ces 65% d'énergies renouvelables, considérons qu'ils sont acquis - ni de l'hydrogène, car il serait un sous-produit des renouvelables ou du gaz.

Affaire Navalny, réélection de Donald Trump... de l'eau dans le gaz russe

Analysons les 35% de gaz à la lumière d'un côté de l'angoissante affaire Navalny qui trouble profondément le rapprochement entre le producteur russe et le consommateur allemand, et de l'autre, l'éventuelle et funeste réélection du président Trump qui remettra de « l'eau dans le gaz » entre les États-Unis et l'Europe.

À l'avenir, dans un monde qui se dé-mondialise, c'est-à-dire que chacun doit un peu plus compter sur soi et moins sur les autres, nous aurons d'autres affaires qui handicaperont les relations entre la Russie et l'Europe et d'autres tensions avec l'outre-Atlantique.

Sans souveraineté énergétique, l'Europe et l'Allemagne fragilisées

Nous aurons également d'autres productions de gaz présentées comme des alternatives mais qui sont déjà fissurées de l'intérieur, telles celles de la Méditerranée orientale dans l'axe Grèce-Turquie-Syrie-Liban-Israël ; ou bien, qui seront sujettes à des tensions soudaines, telles celles du Golfe ; ou bien ré-orientables vers les consommateurs locaux, telles celles de l'Afrique.

Sans ressources, avec une diplomatie fragile parce qu'également dé-mondialisée mais sans désir de souveraineté énergétique, l'Europe et l'Allemagne seront dans une position gazière difficile.

En conséquence, dans 18 ans, les 35% d'électricité allemands fabriqués avec du gaz seront d'une grande fragilité.

100% de renouvelables en Allemagne? Souhaitable... mais impossible!

Il serait souhaitable que l'Allemagne passe le plus vite possible à 100% renouvelables, ce qui est une chimère pour au moins deux raisons :

  • le vent et le soleil qui seront nécessaires à la consommation allemande ne seront pas tout le temps disponibles ;

  • pour combler cette intermittence, il faudra compter avec les métaux nécessaires aux gigantesques batteries de stockage électrique ou aux piles à combustible qui transformeront l'hydrogène en électricité. Or, bon nombre de ces métaux ne se trouvent pas dans le sous-sol européen.

Avec la stratégie allemande de l'energiewende ("la transition énergétique", en français), petit à petit l'Europe électrique interconnectée - c'est-à-dire un lieu où chacun dépend de l'autre - s'enfonce donc dans un corner énergétique : les excédents des renouvelables en dents de scie de l'Allemagne forcent ses voisins à fermer leurs usines électriques.

Faudra-t-il attendre 2050 pour (re)découvrir la bonne solution ?

En 2050, nous constaterons qu'il n'existait qu'une seule issue de souveraineté pour sortir de ce dilemme, celle que nous proposions dès 2012 à la CNUCED* mais que nous tardons à mettre en place: le nucléaire 4e génération, le thorium et la fusion nucléaire expérimentée sur le site d'Iter à Cadarache.

Le nucléaire de 4e génération présente l'avantage de produire 50 à 100 fois plus d'électricité avec la même quantité de minerai que les réacteurs nucléaires actuels. De plus, il brûle les déchets nucléaires des générations précédentes parce qu'il utilise directement l'uranium appauvri. C'est-à-dire que le stock de combustible usagé accumulé sur notre sol dans le Cotentin, notamment depuis les années 1970, disparaîtrait tout en produisant de l'électricté. Il serait brûlé dans des centrales qui nous donneront toute l'électricité dont nous aurions besoin gratuitement en ressources pendant 5.000 à 10. 000 ans. Nous n'aurions donc plus jamais besoin de mine d'uranium. Ces réacteurs fonctionnent ou sont à l'étude en Russie, Chine, États-Unis, au Japon, en Inde. En France, nous avons fermé le projet Astrid.

Autre solution, le thorium. Il est plus qu'abondant sur terre, et il est moins proliférant que l'uranium.

Quant à la fusion nucléaire, aucun déchet, un seau d'eau de mer sera l'unité de mesure pour 30 ans d'électricité renouvelable pour chaque humain, elle sera sans doute au point avant 5.000 ans ou 10. 000 ans, lorsque nous aurons fini de brûler notre combustible nucléaire usagé.

Ces solutions existent, l'Europe et l'Allemagne n'ont sans doute aucune autre issue.

___

(*) La Conférence des Nations Unies sur le Commerce Et le Développement (CNUCED ou UNCTAD en anglais) est un organe permanent créé par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1964, qui vise à intégrer les pays en développement dans l'économie mondiale de façon à favoriser leur essor.

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Commentaires
a écrit le 12/09/2020 à 16:01 :
Le nucléaire n'est pas diabolique. Il appartient aux étoiles, il règne en maître sur Mars, comme l'effet de serre a façonné l'atmosphère de Venus. L'abomination vient de l'idée de faire cohabiter vie cellulaire et matériaux fissiles. Les rares terres émergées de la seule planète habitée de l'univers sont miraculeusement exemptes de radiations, merci le bouclier magnétique, merci l'humidité de l'atmosphère qui nous les épargnent.
Vous vous demandez pourquoi il n'y a pas de vie dans l'univers connu ? Ne cherchez pas plus loin. Là où il y a des radiations X A B Gamma et des neutrons, toute vie est impossible.

L'énergie nucléaire sera irremplaçable dans l'espace. Ici, nous sommes contraints de cohabiter avec elles sur un plan à 2 dimensions à cause de la gravité qui nous condamne à rester à leur contact. Impossible de les larguer, on ne peut pas les "passer par dessus bord". Une fois raffiné, l'uranium devient mortel par proximité pour 5 milliards d'années. Le plutonium résultant de la fission ne fait pas mieux. Il n'y a aucune solution à ce problème , c'est la faute à Einstein, rien ne peut soustraire un corps à la gravité, (hormis une énorme quantité d'énergie)
Ce qui a permis l'évolution de la vie sur Terre : c'est l'absence de radiation !
a écrit le 12/09/2020 à 12:13 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:12 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:11 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:11 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:10 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:10 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:10 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:09 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:08 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:08 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:06 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 12:06 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 12/09/2020 à 11:02 :
Lobby ou pas lobby, les lois de la thermodynamique règnent sur l'univers. La Californie vient de l'apprendre à ses dépend, où des centaines de milliers de personnes ont été délestés parce que le vent ne soufflait pas assez fort dans un État ayant tout misé sur les éoliennes écolos. L'électricité devient alors un produit de riches, avec des entreprises spécialisés qui proposent des kits d'autonomie pour les industries qui peuvent payer (batterie, panneaux, génératrice). Je préfère de loin la vision de ce Monsieur Julienne, d'une production de masse, pas intermittente, basée sur des ressources locales, pour tous et centralisée. La méthode allemande que l'auteur (que vous critiquez) critique, est celle d'une énergie éolienne allemande en masse, qui débalance l'ensemble du réseau électrique européen et l’approche du blackout, en se reposant sur les excédents de sécurité des autres réseaux électriques voisins ou sur le gaz russe importé sous la baltique.
a écrit le 11/09/2020 à 10:06 :
bonjour,
Je pense qu'il y a une lacune technique dans votre analyse relative aux métaux nécessaires. Je pense que vous avez des œillères collées à vos yeux (pléonasme ?). Comme beaucoup de monde, lorsqu'on vous parle "métaux pour stocker l'électricité" vous n'avez qu'un seul mot en tête : lithium (même si vous n'avez pas écrit son nom). Or un simple regard sur le tableau périodique des éléments vous fera comprendre qu'on trouve dans la même colonne un autre métal : le sodium. Or les métaux situés dans une même colonne ont des comportements assez proches (exemple : le calcium et le strontium sont dans la même colonne, ce qui pose des problèmes pour nos os dans les régions touchées par des retombées radioactives). Et l'Europe est bordée de mers et d'océans, qui contiennent du sel, donc du chlorure de sodium, donc du sodium. La disponibilité de ce métal (en substitution du lithium) est donc quasi-illimitée. Le lithium est utile pour les applications mobiles (téléphones, ordinateurs, automobiles) en raison de sa faible masse. Pour des applications stationnaires (c'est le présent sujet) on se moque de la masse: peu importe si ça pèse 1 tonne ou 3 tonnes.
Donc la problématique du stockage chimique de l'électricité sera bientôt levée : de nombreux laboratoires de recherche planchent là-dessus, les solutions industrielles vont bientôt sortir.
Je pense qu'il va falloir sérieusement réviser votre analyse prospective, dont la vision à 10-50 ans sera en réalité caduque dans...2 à 5 ans.
Mais je vous pardonne...prévoir c'est difficile...surtout l'avenir.
bonne journée
a écrit le 11/09/2020 à 8:15 :
Merci a l'Allemagne de sortir de cette energie totalement polluante qu'est le charbon, idem pour la chine et les usa ! Protegeons le planète avec moins d'electricité à base de charbon ! Vive le nucléaire propre securisé et retraité.
a écrit le 11/09/2020 à 6:06 :
"l'éventuelle et funeste réélection du président Trump"...ce n'est que votre opinion.
a écrit le 10/09/2020 à 21:22 :
Nous ça fait longtemps qu'on est atomisés, façon puzzle même !
Des particules élémentaires... mon cher watt sonne !
a écrit le 10/09/2020 à 17:31 :
Pendant ce temps :

Emmanuel Macron et Angela Merkel lancent une initiative pour accueillir 400 migrants mineurs dans l'UE.
a écrit le 10/09/2020 à 16:42 :
Monsieur Julienne, vous vous êtes trompé d'époque. Il y a 50 ans, les peuples europeens faisaient confiance à leur dirigeants qui développaient les pays selon une stratégie fixée avec les scientifiques et les industriels. Les peuples de cette époque auraient réfléchis à votre proposition. Mais aujourd'hui, nous sommes dans le dogme et chacun juge qu'il peut bloquer le pays pour faire avancer son idée. Alors on veut de l'éléctricité, mais renouvelable, pas de nucléaire, et pas d'éoliennes trop proches de sa maison de campagne ou de sa plage préférée, n'imaginons pas un barrage qui gène les poissons, et on veut pas payer plus cher pour ça, et il ne faut surtout pas changer une seule habitude de travail de personne (même pour ceux qui travaillent dans une centrale au charbon), ni construire des nouvelles lignes électriques malgré le fait que les lieux de production changent. En fait, il faudrait trouver un endroit où le vent souffle continuellement, très très loin pour que personne ne soit géné, et où il n'y a pas de poissons, mais qui est en france, avec des lignes enfouies mais à petit prix, et où le vent souffle tellement fort qu'il nous permettrait de vendre notre énergie au monde entier en gagnant des milliards parce que les autres sont trop idiots pour y avoir pensés eux mêmes. Il parait que cet endroit existe juste à coté de l'atelier d'un vieux et gros bonhomme à longue barbe blanche, habillé en rouge et vivant avec ses rennes et son traineau. Esperons juste qu'il ne se mette pas en grève !
Réponse de le 10/09/2020 à 22:22 :
Rafraichissant. Merci
a écrit le 10/09/2020 à 15:57 :
Quel choix énergétique au sein d'une Europe oligarchique en déclin, dont le consortium financier ne veut rien investir préférant tout plaquer dans les paradis fiscaux ?

Le livret A ? LOL Comme d'habitude ce serait les banksters qui se serviraient les premiers.

Un banquier, un Rom et un militant RN sont assis autour d'une table, on pose 12 biscuits sur cette table, aussitôt le banquier en prend 11 et dit au militant RN, attention le Rom va vous prendre votre biscuit !

On peut parler autant que l'on veut, l'idéal étant d'investir sur tous les types de recherches mais nos banquiers dirigeants politiques européens ne veulent plus rien investir, veulent seulement posséder pour entasser.

Regardez les tous, manichéens qui pour défendre les intérêts des lobbys pour qui ils bossent bien souvent en sont réduit, grotesquement, systématiquement, à casser les autres types d'énergies.

Il est sûr et certain qu'avec une mentalité pareille on est condamné à toujours plus de déclin.
a écrit le 10/09/2020 à 15:40 :
inclure la fusion nucléaire dans les solutions existantes c'est une blague ? Peut être en 2100, mais si on en est réduit à compter dessus à court terme, même 2050, c'est mal parti.
Réponse de le 11/09/2020 à 10:04 :
@nikko
2050, 2100, peu importe, personne ne peut prédire sérieusement l'état des lieux à ces dates, et les choix qui seront en cours, pris, voir corrigés ou annulés.
L'abandon des projets dans le nucléaire, sous la pression de la dictature verte, est débile ! Tout passe par la recherche, avec une prise de risque. Si on prend pas les risques, il ne faut pas ensuite faire du cinoche avec la stratégie alors que la Chine, les Etats-Unis et la Russie auraient fait l'effort.
L'abandon brutal et unilatéral du nucléaire allemand restera la bavure du siècle !
Et le Picsou allemand manque de cohérence puis qu'il n'a pas abandonné le projet ITER, comme c'est étrange....

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