Honda HRV : un beau SUV mais déjà obsolète
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Honda
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Non pas que le HRV représente peu d'enjeux de marché compte tenu de la taille d'Honda en Europe (moins de 1% de parts de marché)... Mais, provenant d'un géant mondial qui vend 5 millions de voitures par an, et s'impose comme un acteur majeur sur les marchés nord-américains et chinois, les attentes autour de ce SUV de segment B pouvaient légitimement être exigeantes. Elles l'étaient d'autant plus que sa nouvelle mouture stylistique nous promettait le meilleur du nouveau monde de l'automobile. Le compte n'y est malheureusement pas.
Il est vrai que le nouveau design est une vraie bouffée d'oxygène dans les gammes japonaises. On est loin des styles déconstruits d'un Toyota C-HR, ou encore du dernier Nissan Qashqai. Le HRV offre de belles lignes très épurées, une calandre très verticale pour accentuer la prestance. Les flancs sont subtilement travaillés pour nuancer la silhouette massive. Une légère chute de pavillon à l'arrière tente d'agrémenter le style d'une nuance d'aérodynamisme. Classique et élégant, le HRV fait entrer Honda dans de nouveaux codes stylistiques, modernes et chics à la fois.

Mais cet esprit s'évapore immédiatement après avoir ouvert la portière. L'ambiance intérieure n'a absolument rien de moderne... Au contraire, elle nous plonge dix ans en arrière: planche de bord grise, plastique moussé mais sans relief, toucher rugueux. Le levier de vitesse ressemble affreusement à celui de nos aînés, alors même que le HRV n'est disponible qu'en automatique. Preuve de l'anachronisme de la planche, le tableau de bord est encore analogique... Pourtant, le HRV qui mesure 4,34 mètres offre un habitacle particulièrement généreux dans cette catégorie, y compris aux places arrières. Seul le coffre parait étroit avec ses 304 litres soit 100 litres de moins qu'un Peugeot 2008.