Renault Scénic : le retour du monospace familial et fun

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Entre le monospace et le crossover, le nouveau Scénic remet le segment à la page après avoir été ringardisé par le SUV.
Entre le monospace et le crossover, le nouveau Scénic remet le segment à la page après avoir été ringardisé par le SUV. (Crédits : Renault)
Renault a réussi à renouveler son Scénic en reconceptualisant l'idée de monospace, plus proche du cross-over, sans empiéter sur le segment des SUV. Le nouveau Scénic a tous les atouts pour séduire une jeune famille. Dommage que son système de connectivité R-Link ait pris un tel coup de vieux et gâche en partie l'environnement de conduite.

Renault avait promis un Scénic tout nouveau, vraiment tout nouveau, c'est-à-dire avec un concept revisité, dépoussiéré. L'un des plus gros succès de la marque au losange des années 1990 et 2000 avait effectivement pris un sacré coup de vieux dans sa dernière version, d'abord ringardisé par une concurrence plus créative, notamment le C4 Picasso, mais également par l'avènement des SUV, devenus le segment familial à la mode. L'enjeu était donc de sortir le Scénic du carcan imposé par sa condition de monospace compact, sans déborder sur la gamme des SUV (Captur, Kadjar).

Nouvelle génération fun, contre l'austère Scénic 3

Et il faut dire que l'exercice est plutôt réussi. La nouvelle génération n'a plus rien à voir avec le modèle précédent : formes arrondies et élancées. Le Scénic 4 nous fait entrer dans un univers fun et ludique, enterrant définitivement le très austère Scénic 3. Ici, on retrouve les codes stylistiques de l'Espace, mais avec des proportions plus équilibrées. On retrouve également les codes du Captur, le SUV de segment B de Renault.

Si le nouveau Scénic est plus grand que le Captur (4,40 mètres de longueur contre 4,12 mètres pour le Captur), il est à peine plus court qu'un Kadjar (4,44 mètres). Mais impossible de confondre les deux qui ont un positionnement bien identifié.

Renault Scénic

L'essentiel pour Renault était que le nouveau Scénic remplisse sa mission de voiture pour jeune famille. De ce point de vue, la marque au losange peut crier victoire. Du coffre aux places arrières, l'espace offert correspond aux besoins d'une jeune famille avec des enfants en bas âge... jusqu'à 9-10 ans environ, puisqu'au-delà l'espace risque de manquer pour des jambes d'adolescent. Le coffre, lui, propose 506 litres de volume (soit 30 litres de plus qu'un Kadjar, mais également 30 de plus que la génération précédente). C'est également quelques litres de plus qu'un C4 Picasso qui mesure pourtant 7 cm de long de plus. En clair, le coffre du Scénic est plutôt compétitif dans sa catégorie.

À l'avant, l'habitacle est également spacieux. Le tunnel central est coulissant ce qui peut libérer un espace sous la console centrale. On connait le système R-Link qui commande l'ambiance intérieure, avec ses qualités et ses défauts... Parti d'une bonne intention, ce système centralise toutes les fonctions électroniques de la voiture : de la ventilation, chauffage, climatisation, GPS, mode de conduite, multimédia... En réalité, avec le temps, ce système se trouve de moins en moins ergonomique avec des raccourcis pas toujours pertinents.

Des alertes inutiles, incessantes et intrusives

Mais c'est l'application Coyote qui gâche tout. Cette application ne cesse de lancer des alertes dans tous les sens et parfois en dépit du bon sens. Impossible de régler ni le niveau sonore, ou encore de désactiver l'application. "Si" nous répond-on toutefois chez Renault, qui admet qu'il est nécessaire de recommencer la manipulation (bien dissimulée) à chaque démarrage. Ces alertes sont intrusives, envahissantes et incompréhensibles. Nous n'avons pas compté le nombre de signaux sonores différents de cette application, mais ils sont nombreux et parfois peuvent durer jusqu'à une minute pour nous avertir d'hypothétique danger ou que l'on dépasse soi-disant la limitation de vitesse (en plein bouchons sur le périphérique parisien). Bref. Il est temps que Renault s'empare de ce problème déjà rencontré sur d'autres modèles et qui gâche l'ambiance à bord.

Renault Scénic

Dommage, parce que Scénic propose un agrément de conduite tout à fait satisfaisant. Le moteur essence de 130 chevaux est plutôt dynamique, tandis que la boîte de vitesse manuelle s'est assouplie, malgré quelques rigidités encore en bas régime. Les suspensions sont bien dosées pour donner une bonne réactivité en ville. Toutefois, on reste sur la réserve sur le choix des pneus qui a tant fait parler dans la presse. S'ils accentuent la dynamique de conduite, on a le sentiment que l'adhérence au sol est moins bonne. Autre critique, la monte est spécifique au Scénic, ils seront donc plus chers à l'achat, d'autant qu'il s'agit de pneus 20 pouces.

Le Scénic a été taillé pour une jeune famille. De l'habitacle au confort de conduite, tout a été calibré pour répondre à ces besoins. Son design fun, qui tranche avec la tristesse et l'austérité des lignes de la génération précédente, est un vrai coup de fouet pour la gamme. En attendant de voir si cela donne un vrai coup de fouet dans les ventes...

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Commentaires
a écrit le 10/12/2016 à 11:54 :
Avec la pollution que l'on connaît dans les villes, ce type de véhicule n'est franchement
pas adapté , polluant et encombrant. Nos constructeurs devraient s'activer et proposer
des voitures propres d'ici 10 ans car il est probable que la législation se durcisse nettement.
Réponse de le 10/12/2016 à 21:24 :
Peut être que certaines personnes n'ont pas envie de rouler dans des pots à yaourts, moches, petits et pas sûrs. Nous on a deux véhicules spacieux et on adore..
Réponse de le 10/12/2016 à 22:10 :
Pour la ville vous pouvez choisir Twingo!

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