Le président du Medef est-il déjà à l'Élysée ?

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Baisse programmée de l'IS, suppression de la partie « valeurs mobilières » de l'impôt sur la fortune, flat tax à 30 % sur les dividendes et les plus-values : si le Medef n'a pas tout obtenu de son programme revendicatif, loin s'en faut, ses idées l'ont emporté avec l'arrivée à l'Élysée d'un jeune président de la République pro-business, déterminé à réformer le pays. Alors, à quoi sert donc le Medef dans la France d’Emmanuel Macron ?
Baisse programmée de l'IS, suppression de la partie « valeurs mobilières » de l'impôt sur la fortune, flat tax à 30 % sur les dividendes et les plus-values : si le Medef n'a pas tout obtenu de son programme revendicatif, loin s'en faut, ses idées l'ont emporté avec l'arrivée à l'Élysée d'un jeune président de la République pro-business, déterminé à réformer le pays. Alors, à quoi sert donc le Medef dans la France d’Emmanuel Macron ? (Crédits : POOL)
[ ÉDITO ] Au cours des cinq dernières années, jusqu'à l'élection d'Emmanuel Macron, le mandat de Pierre Gattaz a été celui d'un Medef de combat, d'opposition parfois frontale à la politique menée par François Hollande. Mais, à quoi sert donc le Medef dans la France de Macron ? Par Philipe Mabille, directeur de la Rédaction de "La Tribune".

Dans moins de cinq mois, le 3 juillet prochain, Pierre Gattaz, l'actuel président du Medef, passera la main à son successeur. « Son » parce que, pour l'heure, aucune femme ne se présente. La campagne va s'accélérer dans les prochains mois : après l'entrée dans la compétition de deux candidats issus des territoires, Patrick Martin en Auvergne-Rhône-Alpes et Frédéric Motte dans les Hauts-de-France, et celle de Jean-Charles Simon, la bataille va aussi opposer deux candidats issus, l'un de l'industrie, Alexandre Saubot, le président actuel de la puissante fédération de la métallurgie, et l'autre des services, Geoffroy Roux de Bézieux, candidat depuis le 24 janvier (lire son entretien).

Cette élection prend place dans un contexte où l'organisation patronale est en plein doute sur son rôle et son avenir. Comme les syndicats, elle est affectée par la crise de représentativité des « corps intermédiaires ». En panne d'idées neuves dans un monde où tous les repères traditionnels sont remis en cause par le numérique, le Medef doit se réinventer, se mettre « en marche » à son tour pour acquérir une nouvelle légitimité.

Sous Hollande, un Medef de combat, mais sous Macron ?

Au cours des cinq dernières années, jusqu'à l'élection d'Emmanuel Macron, le mandat de Pierre Gattaz a été celui d'un Medef de combat, d'opposition parfois frontale à la politique menée par François Hollande. Paradoxalement, de ce combat, les idées du Medef sont sorties victorieuses, au point d'avoir contribué à faire éclater la gauche : après le choc fiscal de 2012 et l'affaire des « Pigeons » déclenchée par la surtaxation du capital et des dividendes, la création du CICE et le « pacte de responsabilité » ont donné la priorité au rétablissement des marges et de la compétitivité des entreprises.

L'élection d'Emmanuel Macron en 2017 est venue parachever ce déplacement du centre de gravité de la politique économique en faveur de l'offre. Baisse programmée de l'impôt sur les sociétés, suppression de la partie « valeurs mobilières » de l'impôt sur la fortune, création de la flat tax à 30 % sur les dividendes et les plus-values : si le Medef n'a pas tout obtenu de son programme revendicatif, loin s'en faut, ses idées l'ont emporté avec l'arrivée à l'Élysée d'un jeune président de la République pro-business, déterminé à réformer le pays.

De sorte que l'on pourrait se demander : à quoi sert donc le Medef dans la France de Macron ? On serait tenté de répondre à rien ou à pas grand-chose, sinon à accompagner le nouveau pouvoir dans sa volonté de transformation. Le souhait d'Emmanuel Macron de réformer l'assurance chômage en la rendant universelle, pour l'étendre aux indépendants et aux démissionnaires, prépare de facto la fin du « paritarisme de gestion » tel qu'on l'a connu depuis 1945. L'État se retrouve désormais en première ligne pour assurer le socle minimal de protection sociale, ce qui n'est pas anormal puisque les déficits sont désormais garantis par le contribuable public.

Le futur élu aura pourtant bien des défis à relever

Que faire du Medef dans ce nouveau monde ? Dès lors qu'il est presque assuré qu'il devra moins mettre les mains dans le cambouis du paritarisme, son rôle va évoluer vers celui d'une force de lobbying, de proposition, pour défendre l'intérêt de l'entreprise. C'est le défi que devra relever le futur président de l'organisation patronale. Profondément divisé, perclus d'intérêts contradictoires, alors que les entreprises affrontent des bouleversements inédits, l'heureux élu devra trouver un dénominateur commun entre l'industrie et les services, les PME et les grands groupes, les entreprises des villes et les entreprises des champs. Pour surmonter sa crise, le Medef, tout comme les syndicats d'ailleurs, devra porter le message des entreprises face aux nouveaux défis que sont la révolution numérique, l'arrivée de l'intelligence artificielle, la transformation du travail ou la transition écologique.

Le Medef a tout obtenu ou presque. Il reste certes encore beaucoup de chemin à parcourir pour redresser la France. Mais le temps est aussi venu pour le Medef de rendre. C'est à ce prix, et à ce prix seulement, qu'il parviendra à redresser son image, très abîmée dans l'opinion, à démontrer son utilité pour défendre l'entreprise et développer l'emploi. Bref, à transformer le patronat en une force respectée et écoutée.

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a écrit le 20/02/2018 à 16:33 :
Parler de redressement économique pour la France, fait bien rire. Les entreprises se délocalissent, les cerveaux s'en vont, la corruption progresse, les limitations a la libre entreprise. (le code commerce le même depuis Napoleon) continuent comme avant, la liberté des citoyens est chaque jour remise en cause par l'attaque de tous bords à son porte-monnaie. Assurances obligaoites à tarifs stratosphériques, dépessage de la SS, justice de classe....Les retraités ont vu leur retraites encore réduites. Alors assez de propagande... 65 % ont voté dommage pour eux.
a écrit le 19/02/2018 à 9:28 :
Cet article est intéressant; mais une fois de plus, sur la forme, il serait bien que La Tribune se dote d'un service de relecture avant édition!!
Bien entendu, cela permettrait d'éviter les centaines de fautes d'orthographe au fil des différents articles, mais de plus, concernant ce texte, cela aurait évité l'énorme contre sens suivant:
"... Si le medef n'a pas tout obtenu de son programme revendicatif, loin s'en faut..."
Cette expression "loin s'en faut" signifie, en bon français, que le medef n'a obtenu qu'une infime partie des mesures souhaitées...étant donné la teneur de l'article, je doute que ce soit le sens que le rédacteur voulait donner à cette phrase!
a écrit le 19/02/2018 à 7:07 :
Beaucoup de gens avec lesquels je bosse, me demandent ce qu'est le merdef.
Je leur reponds, un truc inutile destine a remplir des poches deja bien remplies.
La, ils se marrent tous.
a écrit le 17/02/2018 à 15:15 :
L'ETAT c'est les citoyens (pas tous ruinés) ,mais une (DETTE FICTIVE) , AUSTERITE ,quand méme pour les plus pauvres et travailleurs . UN FARDEAU SUR LE MONDE DU TRAVAIL AU PROFIT DU MONDE DE LA FINANCE.VOILA LA FRANCE DU MEDEF DE MR MACRON.
a écrit le 17/02/2018 à 15:11 :
L'ETAT c'est les citoyens (pas tous ruinés) ,mais une (DETTE FICTIVE) , AUSTERITE ,quand méme pour les plus pauvres et travailleurs . UN FARDEAU SUR LE MONDE DU TRAVAIL AU PROFIT DU MONDE DE LA FINANCE.VOILA LA FRANCE DU MEDEF DE MR MACRON.
a écrit le 17/02/2018 à 12:46 :
Comme vous le dites, le social est payé par les contribuables. On va transférer avec la réforme de l'assurance chômage, le coût sur les 42 % de français qui sont encore redevables de l'IR. Une concentration sur une minorité de citoyens parfaitement anormale.
Mais pas uniquement, la hausse de la CSG va aussi pénaliser les fonctionnaires et les retraités. Si en plus, vous ne pouvez pas bénéficier de la suppression de la TH et que vous payez l'IR, vous subissez de plein fouet la méthode Macron.
Réponse de le 18/02/2018 à 11:15 :
SACHEZ M QUE SI MACRON REUSSI SES REFORMES DES MILLIONS DE PAUVRES SERONT MOINS PAUVRES ET L ECONOMIE SERAS REPARTIE ET LE CHOMAGE AURAS DIMINUEZ? LES ALLEMANDS ONT FAIS CELA DEPUIS DES ANNEES ET AUJOURDHUI IL EN PROFITENT? ET NOUS DEVRIONS ETRE PLUS BETE QUE LES ALLEMAND A CAUSSE DE NOTRE EGOISME???
Réponse de le 19/02/2018 à 14:58 :
C'est vrai que piquer 1,84 % à un retraité gagnant 1200 e par mois, ça va le rendre riche.
a écrit le 17/02/2018 à 10:49 :
Merci pour cet article, et pour ce ton ironique qui fait qu'on peut le lire jusqu'au bout sans jamais s'ennuyer : c'est rare.
Emmanuel Macron n'est pas pro-business : il est pro-France. C'est ça le problème du Medef, et aussi des syndicats.
La belle époque de la politicaillerie à la papa façon Chirac, où l'intérêt général était la somme des intérêts corporatistes, est révolue.
Pour une excellente raison : on ne peut plus.
Puisqu'on a ruiné l'Etat avec ça.
a écrit le 17/02/2018 à 10:41 :
L'objectif du MEDEF devrait consister à mettre en application la note n°6 du CAE, c'est à dire répartir le financement des charges sociales sur le travail et sur l'énergie. Mais pour l'instant, personne n'aborde le problème de l'énergie qui sort d'ailleurs de la compétence du MEDEF.

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