• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsÉditos

Face à Poutine, ne plus jamais baisser la garde

Photo de Philippe Mabille

Philippe Mabille

Publié le 12 mars 2022 à 07:00

La politique de la bce evoluera de facon progressive, repete lagarde

Photo d'illustration

POOL

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée

  • 2

    Votre Livret A va bientôt rapporter plus et voici pourquoi

  • 3

    EEF, l’épicier qui grandit dans l’ombre de Grand Frais

  • 4

    Inflation à 2,4 % : pourquoi l’été 2026 sera pourtant impossible pour des millions de Français

  • 5

    Aéronautique, spatial, défense : souveraineté, la fin des illusions

  • 6

    Coup de tonnerre pour Anthropic : Trump bloque l'accès étranger aux IA « Fable » et « Mythos »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
VOTRE TRIBUNE DE LA SEMAINE. Les prix à la pompe flambent, tous à vélo avec Christine Lagarde ? La présidente de la BCE est-elle notre dernier rempart contre l'hyper-inflation ? L'Europe sauvera-t-elle son honneur ou bien ses approvisionnements en gaz et en pétrole russe ? Et autres informations inquiétantes de la semaine passée.

Essence trop chère ? Faites du vélo ! En novembre 2007 dans Le Parisien, alors que le SP95 frôlait, rendez-vous compte, 1,30 euro le litre (..), Christine Lagarde avait conseillé aux Français de se mettre à la petite reine. « Sur des petits trajets, quand on n'est pas très chargé, pourquoi ne pas laisser la voiture au garage ? Dans les grandes agglomérations ou dans les petites villes de province, utilisons les bicyclettes », proposait la ministre de l'Economie d'alors. Ce qui lui avait valu le prix de l'humour politique 2008 et de nombreuses railleries dont celles de François Hollande, pas encore président, la traitant de « Marie-Antoinette » promettant le vélo à la place de la brioche. C'était un an avant la grande crise financière de 2008, et Goldman Sachs prédisait déjà un baril de pétrole à 200 dollars, en raison de la pression de la croissance chinoise.

Autre temps, autre époque, autre gravité, celle de la guerre, « cette continuation de la politique par d'autres moyens » comme disait le baron von Clausewitz. Alors que Vladimir Poutine bombarde en mars 2022 des civils en Ukraine, jetant des millions de réfugiés sur les routes, le monde est menacé d'un choc pétrolier d'une ampleur comparable à celui de 1973, a dit Bruno Le Maire. Prédiction un peu exagérée ? L'espoir d'une désescalade et d'une négociation entre Kiev et Moscou en cours en Turquie a calmé le cours du Brent qui a fini la semaine sous les 110 dollars après avoir frôlé les 140 dollars lors de l'annonce de l'embargo américain sur les livraisons de brut russe.

Il n'empêche, on a vu des stations à Paris afficher le SP98 à 2,45 le litre et la Russie a menacé l'Occident de connaître un prix du brut à plus de 300 dollars et de couper le gaz pour riposter aux sanctions. Ce choc pétrolier se voit déjà sur les routes. De façon presque prémonitoire, Nabil Bourassi a réalisé un débat dans le cadre de notre nouveau format « Pour ou contre » la « démobilité », question qui risque de devenir majeure avec la flambée des prix à la pompe. Pour réduire leurs frais, les Français vont-ils se ruer sur les voitures électriques ? Chez Stellantis, Carlos Tavares, longtemps réticent, semble changer d'avis.

En attendant la limitation à 110 km/h de la vitesse sur les autoroutes, comme le proposait la Convention citoyenne pour le climat pour réduire nos importations de pétrole, l'Etat va devoir agir. Face à l'explosion des prix de l'énergie, Bruno Le Maire a déjà mis sur la table 22 milliards d'euros pour aider les ménages et les entreprises. Mais à Bercy, les calculettes chauffent et alors que certains candidats à la présidentielle proposent de bloquer les prix de l'essence voire de baisser la TVA, l'horreur du retour du « quoi qu'il en coûte » affole les compteurs du ministre de l'économie.

Casse-tête d'avant premier tour : comment rassurer les Français sur le choc inflationniste violent et inéluctable qu'ils vont subir sans « cramer » plus encore « la caisse » comme dirait Valérie Pécresse ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pour éteindre l'incendie, on peut certes se mettre en mode économie de guerre. Marine Godelier explique que c'est le retour de la bonne vieille « chasse au gaspi » du premier choc pétrolier et l'Agence internationale de l'énergie recommande de baisser de 1 degré le chauffage, surtout s'il est au gaz russe (dont nous dépendons quand même à 28% contre 40% pour l'Allemagne). « Nous allons tous devoir faire un effort », a prévenu Bruno Le Maire. On peut aussi réduire les déplacements inutiles et se mettre à la sobriété écologique (la tendance ne semble pas favoriser le vote Jadot dans les sondages...). Et se mettre au vélo grâce aux coronapistes d'Anne Hidalgo, comme le recommandait Christine Lagarde.

Mais c'est surtout par le coup de guidon donné à sa politique monétaire que la présidente de la Banque centrale européenne s'est faite entendre cette fois, prenant le contre-pied des marchés. En annonçant la réduction de son programme de rachat d'actifs, Christine Lagarde a donné le signal inattendu d'une remontée des taux d'intérêt.

Nous avions oublié la guerre, en Europe, elle est là, malgré la présence toujours menaçante du coronavirus. Nous avions oublié l'inflation, la revoilà ; avait-elle d'ailleurs réellement disparue, ou bien était-elle masquée par les effets de la mondialisation. En deux semaines, Poutine a réussi à produire trois changements majeurs.

Le réarmement de l'Allemagne, d'abord, qui a annoncé un plan d'investissement de 100 milliards d'euros pour moderniser sa défense, mais Berlin achète de F-35 américains, pas des Rafale français, bouclier de l'OTAN oblige.

Le réveil de l'Europe ensuite, qui au sommet de Versailles ce vendredi a joué sa crédibilité d'Europe-puissance dans le concert cacophonique d'un monde redevenu dangereux, explique Michel Cabirol.

Et enfin la remise à l'endroit des politiques monétaires qui s'étaient enlisées depuis 2008 dans les sables mouvants des taux d'intérêt négatifs. On va assister, peut-être, à l'occasion de cette crise, au Big Shift des politiques économiques : aux banques centrales la maîtrise d'une inflation qui risque de galoper au moins provisoirement vers des hausses de prix à deux chiffres... Et aux Etats la responsabilité du pilotage de la croissance. Dans les mois qui viennent, il faudra louvoyer pour naviguer entre les deux risques, récession ou stagflation, prévient Mathieu Plane, économiste à l'OFCE.

Nous avions oublié et la guerre et l'inflation. Le retour du tragique de l'histoire nous renvoie à nos propres lâchetés. Et si la France de juin 1940 avait résisté comme l'Ukraine aujourd'hui, interroge Jacques Attali... La tragédie au cœur de l'Europe nous le rappelle : il est essentiel de ne jamais baisser la garde. A force de croire en la victoire de la démocratie et du capitalisme libéral, nous n'avons pas voulu croire au retour des démons du passé. Le sursaut européen est en cours, mais tellement tardif. C'est aussi une défaite morale, souligne Michel Cabirol : aucun pays occidental n'est prêt à envoyer des soldats mourir pour Kiev. Les démocraties sont défiées par les régimes autoritaires et le spectre d'une alliance entre Moscou et Pékin plane, même si la Chine de Xi Jinping semble gênée par la brutalité de son « ami » Poutine.

Une question demeure sans réponse : « pour défendre quelles causes, quels acquis, quelles valeurs, serions-nous prêts à sacrifier provisoirement notre confort ; et même,  s'il le faut, à mourir ? », demande aussi Jacques Attali. Au sommet de Versailles, dans la Galerie des Batailles où Poutine avait été invité par Macron en juin 2017, on ressasse cette formule de Churchill lors des Accords de Munich : « vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ». L'Europe paie aujourd'hui vingt ans d'aveuglement et de tergiversations.

Une chose est sûre : le retour de la guerre est un révélateur de nos lacunes. Si l'Allemagne met le paquet sur sa défense, c'est que ses missiles seraient aussi périmés que nos masques chirurgicaux au début de la pandémie de Covid. Lacunes dans notre défense, dans notre souveraineté industrielle et alimentaire, dans notre industrie spatiale alors que la guerre se déplace déjà dans les étoiles...

La guerre sera aussi un accélérateur de changements dans de nombreux domaines dont la finance. Jeanne Dussueil annonce déjà les Accords de Bretton Woods des cryptomonnaies qui seront évidemment dominées dans le monde d'après par un dollar numérique... A moins que ce ne soit le e-yuan...

--


Philippe Mabille, directeur de la rédaction

Twitter @phmabille

Philippe Mabille

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « IA : la finance est devenue le premier test de compétitivité des entreprises européennes  »

  • 2

    OPINION. « IA : ce que la machine ne pourra pas décider à notre place  »

  • 3

    OPINION.  « L’Europe mène la bataille de l’IA a moitié armée et ne gagnera pas sans mobiliser 100% de ses talents »

  • 4

    OPINION. « Face aux GAFAM, la souveraineté numérique passera par l’interopérabilité »