CIA cherche financiers désespérément, spot radio à l'appui

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Plus besoin de gros bras, mais de solides cerveaux ! Moins besoins d'informaticiens et plus de financiers ! Voilà les nouvelles options de la CIA en matière de recrutement, spot publicitaire de recrutement à l'appui. Les agences françaises tentent de suivre le mouvement. Plus discrètement.

« Économistes, financiers et entrepreneurs, si vous ne voulez pas vous contenter de juste l'essentiel, l'Agence centrale de renseignement a pour vous une mission comme vous n'en avez jamais connue », explique, d'une voix mâle, une publicité de recrutement pour la CIA, diffusée ces dernières semaines sur les ondes des radios américaines. Les candidats avaient jusqu'au 22 juin pour envoyer leur lettre de motivation et leur curriculum vitae à Langley (Virginie), le mythique siège de l'Agence.

Plus que l'informatique, les spécialistes financiers sont traqués par les agences de renseignement. Cette technique est essentielle en matière d'intelligence économique. Mais aussi en matière de lutte contre le terrorisme ou la criminalité organisée. Détecter les flux d'argent permet de déterminer à l'avance les opérations qui vont se monter. Et pouvoir ainsi les contrecarrer.

Dans sa recherche des (rares) spécialistes de bon niveau, la CIA surfe sur la crise financière qui met à la rue des bataillons de traders et autre golden boys, bien heureux d'accepter les modestes salaires de la Company. 90.000 CV auraient été reçu depuis le début de l'année. Et l'Agence prévoit d'atteindre les 180.000 candidatures en 2009.

Les agences de renseignement françaises se retrouvent quasiment dans la même problématique, spot radio en moins. Pour attirer des scientifiques, elles disposaient du vivier des écoles d'ingénieurs militaires, comme Polytechnique. En revanche, en matière financière, pas de vivier évident. Les HEC ricanaient, les Essec se gaussaient.

Faute de disposer de spécialistes en interne, les agences se tournent vers des experts extérieurs, à leurs risques et périls. Comme la DGSE le sait bien qui a travaillé pendant quelques mois avec Imad Lahoud. Le falsificateur présumé des fichiers Clearstream, soit disant financier, se vantait de pouvoir obtenir des données sur le financement des réseaux de Ben Laden auprès de banques libanaises. Des habitudes à changer. Et qui changent.

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