Un sommet des Napoléons pour accroître les initiatives sociales et environnementales
Irène Frat
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Si Mondher Abdennadher et Olivier Moulierac ont créé Les Napoléons, en 2014, une société aujourd'hui entreprise à mission et certifiée B Corp, ce n'est pas par hasard. Leur but, incarné en particulier par deux sommets par an, l'été à Arles, l'hiver à Val d'Isère, réunissant les acteurs de l'innovation, notamment sociale et environnementale, est de créer des passerelles entre générations de même qu'entre entreprises, associations et chercheurs, afin de fédérer toutes ces bonnes volontés et accélérer la nécessaire transformation de l'économie et de la société. Et s'ils ont décidé d'adopter le nom d'un empereur emblématique du génie français mais controversé, ce n'est pas non plus par hasard.
« Nous pensons justement qu'il faut réfléchir à la française, et que la controverse est utile », relève Mondher Abdennadher. Pas question, donc, de se contenter d'une pensée unique, ni d'un fonctionnement en chapelle ou vertical. Chaque participant, aux sommets organisés par Les Napoléons et sous-tendus par la volonté de travailler sur une partie des 17 objectifs de développement durable définis par les Nations Unies, a le droit à son opinion et à la dissidence. Se rassembler, certes, mais pas forcément se ressembler... « Nous avons ainsi construit un débat, lors du dernier sommet, qui s'est tenu à Val d'Isère à la mi-janvier, autour de l'hydrogène. Le but n'était pas de dire que l'hydrogène est la solution parfaite, mais d'éclairer les différents enjeux », enchaîne-t-il.
Au-delà des débats, nombreux, Les Napoléons ont aussi récompensé, grâce au fonds de dotation mis sur pied par la maison mère et qui reçoit 10 % des revenus issus de ses activités, dont une appli pour animer la communauté des acteurs du changement, des meetups et les sommets soutenus par des partenaires tels qu'Orange, La Poste, la SNCF, les fontaines à eaux Castalie ou ReforestAction, des initiatives lancées par des associations ou des startups.
Irène Frat