• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Quand Wall Street s'attaque aux entreprises françaises

William Kahn, avocat à Washington, associé du cabinet Nixon Peabody

Publié le 23 janvier 2012 à 08:33 - Mis à jour le 23 janvier 2012 à 09:24

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
A l'exemple de Veolia, de plus en plus d'entreprises françaises cotées à New York sont attaquées devant les tribunaux par des investisseurs tout simplement mécontents des performances boursières de leurs titres en portefeuille. Ces attaques peuvent prendre la forme de "class actions". Elles ne doivent pas impressionner outre mesure.

Les dépréciations constatées en 2011 sur certains titres français cotés à New York sous la forme d'"american depositary receipts" pourraient entretenir l'inflation de contentieux boursiers aux États-Unis. Cependant, le risque de condamnation qu'encourt l'émetteur en cas de poursuites doit être analysé de près.

La logique de transparence qui constitue le fondement du droit boursier américain continue d'être distordue par les investisseurs malheureux qui portent leurs frustrations financières devant les tribunaux. Leur argumentation dans ces actions en justice se résume dans bien des cas à ce qu'une perte boursière découle nécessairement d'un manquement de l'émetteur à son obligation de transparence.

La clé de voûte de ces contentieux de droit boursier aux Etats-Unis est l'article "10b-5" de la loi de 1934 sur les transactions boursières, l'Exchange Act. La disposition sanctionne une société émettrice lorsqu'elle communique sur le marché des informations trompeuses, que ce soit par la publication de ses comptes, de communiqués relatifs à des événements importants (acquisitions ou litiges par exemple) ou toute autre forme de communication.

L'actionnaire qui agit en justice sur les bases de cette disposition du Exchange Act devra établir plusieurs éléments de fait et de droit, à commencer par l'existence de déclarations ou d'omissions trompeuses émanant de la société et dont l'émetteur connaissait le caractère trompeur. Il devra ensuite faire la preuve qu'il a acheté ou vendu ses titres sur le marché américain ou conservé ses titres sur base des déclarations trompeuses. Il devra également démontrer qu'il a subi une perte, qui, typiquement, prendra la forme d'une dévalorisation du titre. Enfin, il devra prouver que c'est bien la tromperie qui est la cause de sa perte.

Or, c'est ce dernier élément, la cause de la perte, qui est souvent le plus fallacieux dans les actions en justice de ces investisseurs, et ce, particulièrement dans les circonstances de crises boursières telles que celle de 2008 et celle que nous vivons depuis près d'un an. Est-ce une prétendue déclaration trompeuse qui a engendré la perte de valeur ou plus simplement une crise qui affecte la valorisation du titre coté ? Dans les faits, ces investisseurs intentent une action en justice contre l'émetteur alors même que la réponse à cette question leur est encore inconnue.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La stratégie de l'investisseur sera, en effet, souvent de faire état d'une longue liste de communications boursières émanant de l'émetteur, de les décrire comme trompeuses et de faire état des pertes subies sur le marché. Il s'agira ensuite pour son avocat, au stade de la procédure dite de "discovery" de forcer la société à verser à la procédure une montagne de documents internes dans laquelle il espérera trouver un élément ou un scénario déclenchant sa responsabilité sous "10b-5".

On comprend dès lors que la procédure de discovery incite les investisseurs à intenter des actions contre les émetteurs, même lorsqu'ils n'ont aucune preuve tangible des faits reprochés. La procédure permet également de comprendre que de telles actions d'investisseurs ne signifient en rien que la responsabilité de l'émetteur sous "10b-5" sera établie, ni même que l'un ou l'autre des éléments juridiques de cette responsabilité existe. La société disposera d'ailleurs dans sa défense de plusieurs options lui permettant d'arrêter le procès avant d'en arriver à la phase de discovery, notamment en s'attaquant à la constitution de la class regroupant les plaignants ou en prouvant que même si les faits allégués sont exacts, la responsabilité "10b-5" ne peut être établie (par exemple en raison de la protection dont peuvent bénéficier les communiqués sur les perspectives opérationnelles ou financières de la société).

Dès lors, à la nouvelle qu'un émetteur est poursuivi sur le fondement de l'article 10b-5 par des investisseurs américains, fussent-ils nombreux, il faut garder à l'esprit qu'une telle action ne révèle pas nécessairement une quelconque responsabilité sur ce fondement. C'est encore plus vrai lorsque l'on constate que ni le département de la Justice américain, ni la Securities and Exchange Commission n'engagent de procédure parallèle contre l'émetteur.

Parce que les émetteurs français dont les titres sont cotés sur un marché américain sont soumis aux impératifs de "10b-5", ils n'échappent néanmoins pas aux risques de poursuites aux Etats-Unis. Des grandes sociétés du CAC 40 et d'autres ont eu à subir de telles actions et, malheureusement, au vu de récentes baisses de cours générées par la crise de la dette en Europe, il faut s'attendre à ce que d'autres soient poursuivies dans les mois qui viennent. Dans ce cas, les actionnaires de la société poursuivie et les analystes qui couvrent son titre devront se pencher sur le sérieux de l'assignation avant d'en conclure l'existence d'un risque substantiel pour l'émetteur.

William Kahn, avocat à Washington, associé du cabinet Nixon Peabody

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »