• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Comment dompter le Léviathan étatique

Michael Boskin

Publié le 08 février 2013 à 13:25 - Mis à jour le 08 février 2013 à 13:33

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Michael Boskin est professeur d'économie à l'Université de Stanford et chercheur à la Hoover Institution. Il rappelle combien les travaux du prix Nobel d'économie James Buchanan, récemment décédé, nous aident à comprendre le comportement de l'État.

Une société prospère a besoin d'un gouvernement efficace et peu coûteux pour exercer convenablement ses fonctions, et elle doit disposer des revenus suffisants à l'entretien de ces fonctions. Mais un gouvernement qui devient trop grand, trop centralisé, trop bureaucratique et trop cher, met sensiblement à mal l'économie privée et décourage les initiatives individuelles et les responsabilités. Il nuit en outre aux investissements du secteur privé, à la consommation et aux ?uvres de bienfaisance. Et il peut aussi causer du tort aux mesures incitatives par de lourds impôts. Cela risque aussi de nuire à certaines fonctions essentielles au gouvernement, comme par exemple à la défense. Voilà à grands traits un portrait de l'Europe d'aujourd'hui, talonnée de près par les Etats-Unis.

La mort récente de James M. Buchanan, le père de l'économie du choix public, est une occasion de nous pencher sur ses conseils avisés. Buchanan a obtenu le prix Nobel en 1986 pour son étude sur le gouvernement et sur le comportement des représentants du gouvernement. Il les avait analysés avec la même rigueur que les économistes ont longtemps portée sur le domaine des prises de décisions économiques du secteur privé. Buchanan a conclu que la poursuite de l'intérêt personnel des politiciens conduisait inévitablement à des résultats médiocres.

L'analyse de Buchanan était en contraste marqué non seulement par rapport à la maxime d'Adam Smith selon laquelle la poursuite de l'intérêt personnel conduit comme « par une main invisible » à résultats sociaux souhaitables, mais aussi contre l'approche actuelle de l'analyse politique, qui considère le gouvernement comme un planificateur bienveillant, qui met en ?uvre des « solutions » clé en main aux défaillances du marché.

Selon ce point de vue, si les marchés n'internalisent pas totalement les coûts de l'action privée (la pollution de l'environnement est un exemple classique), alors un impôt « optimal » ou une subvention sont censés régler le problème. Donc si un monopole limite la production et fait augmenter les prix, il faut réglementer les entreprises et les industries. Lorsqu'une faible demande conduit à la récession, il faut accroître les dépenses publiques et/ou réduire les impôts à un juste montant déterminé par un multiplicateur keynésien, et comme par magie, l'économie repart rapidement.

Buchanan considérait une telle analyse comme romantique. Il a montré que les agents publics, comme tout le monde, sont entraînés par leur propre intérêt et sont régis par des règles et des contraintes qui agissent sur leur environnement économique. Les ménages subissent une contrainte budgétaire. Les entreprises subissent des contraintes technologiques, concurrentielles et de rendement. Pour les politiciens, la capacité d'exercer le pouvoir pour leurs propres intérêts ou pour ceux de groupes d'intérêts, est une contrainte résultant de la nécessité de se faire élire.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Buchanan prédisait qu'en cachant l'intégralité des coûts, la capacité de financer les dépenses publiques par le biais des déficits conduirait à une augmentation des dépenses et à la réduction des impôts au détriment des générations futures, dont les membres ne sont pas directement représentés dans le vote actuel. Il avait prédit des déficits et une dette de plus en plus grands, et par conséquent, un gouvernement de plus en plus grand.

Sur cette question, Buchanan a eu malheureusement raison, et bien avant que la crise financière et la récession profonde ne conduisent à un autre saut dans la taille et la portée du gouvernement, suivis d'importants déficits et d'une explosion de la dette aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. Buchanan n'a cessé de plaider en faveur d'une baisse des dépenses du gouvernement et de budgets équilibrés (il a même plaidé pour un amendement à la Constitution américaine en faveur de l'équilibre budgétaire) et en faveur d'une réglementation simplifiée.

Buchanan, soutenu par Milton Friedman et beaucoup d'autres, a souligné à juste que les échecs du gouvernement sont aussi nombreux que les défaillances du marché. Ainsi même dans des domaines tels que les infrastructures ou l'éducation, il est nécessaire de comparer les avantages et les coûts des politiques fiscales et réglementaires imparfaites, susceptibles d'être mises en ?uvre par des fonctionnaires faillibles et intéressés, avec les résultats du marché potentiellement imparfaits.

Ces défaillances de l'État comprennent des activités telles que la maximisation de la rente, les dépenses électoralistes, l'ingénierie sociale, l'emprise réglementaire et la dépendance induite. Les défaillances du marché ou les revendications de besoins non satisfaits ne suffisent pas à prescrire l'intervention du gouvernement dans l'économie privée, parce que le remède peut être pire que le mal.

Il existe bien sûr d'importants programmes gouvernementaux efficaces. Aux Etats-Unis, le G.I. Bill après la Deuxième Guerre mondiale a financé l'enseignement supérieur pour des soldats démobilisés, et a été un investissement public très avantageux en termes de capital humain. La sécurité sociale a aidé à réduire la pauvreté chez les personnes âgées. L'armée américaine a contribué à la sécurité et à la liberté des Etats-Unis.

Mais l'écart entre les solutions clé en main élaborées dans les universités ou les think tanks, et la réalité sur le terrain, peut s'avérer vaste. Davantage de dépenses ou de réglementation ne conduit pas toujours à de meilleurs résultats.

Les dépenses du gouvernement n'en sont pas moins soumises aux rendements décroissants. Les programmes se sclérosent, développent des services puissants et difficiles à réduire. Peu de programmes sont ciblés avec suffisamment d'attention proportionnellement aux besoins réels (ou en faveur des plus démunis) tandis que les politiciens achètent des votes en étendant leur application au-delà du strict nécessaire pour atteindre les objectifs déclarés par ces programmes. D'où le dédain de Buchanan pour toute vision romantique de l'action du gouvernement.

Dans tous les pays, un effet du débat en cours sur les dépenses, les impôts, les déficits et la dette a engendré des efforts pour vraiment améliorer l'efficacité du gouvernement. Pour la plupart des fonctions gouvernementales, de la politique de défense à l'élaboration des programmes, on peut parvenir à de meilleurs résultats à moindre coût, ce qui est une aubaine aussi bien par la gauche que pour la droite.

Par exemple, le gouvernement fédéral américain compte 47 programmes de formation professionnelle dans 9 organismes différents, coûtant près de 20 milliards de dollars par an, la plupart étant reconnus par le Government Accountability Office (GAO), l'organisme américain de contrôle des comptes publics, comme étant inefficaces ou mal gérés. Le Président Barack Obama a ajouté le 47e (pour la formation aux énergies vertes) en 2009. Le taux de réussite a été si faible (un pourcentage minuscule de participants décroche les emplois visés) que l'Inspection Générale du Travail a recommandé d'y mettre un terme, en période de chômage massif, avec des entreprises qui enregistrent des millions de créations de nouveaux emplois mais qui sont incapables de trouver des employés suffisamment qualifiés.

Nous avons vu ce qui se produit en fin de compte, lorsque des dépenses insoutenables conduisent à l'explosion de la dette : un chaos économique et une tragédie humaine. Quelque part entre les solutions gouvernementales « romantiques » aux problèmes, et les hauts fonctionnaires égoïstes de Buchanan, nous devons trouver des dirigeants prêts à éliminer les programmes ayant de mauvais résultats. Il faut moderniser, rationaliser et consolider les autres, améliorer les services et limiter une pression fiscale de plus en plus forte qui détruit la croissance.

Traduit de l'anglais par Stéphan Garnier.

© Project Syndicate 1995-2013

Michael Boskin

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »