Ce que pourrait être une grande réforme de l'Université en France

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L'Europe a dans son miroir les puissantes universités américaines qui la font rêver. Il n'y a aucune chance de voir apparaître un jour en Europe ou dans le monde le modèle des grandes écoles à la française. Pour redonner un dynamisme à notre économie et relancer l'innovation, l'ENA , Polytechnique, X-Mines, X-Ponts, écoles qui façonnent les grands Corps de l'Etat, devront être intégrées dans un grand ensemble universitaire fonctionnant en réseau ou la sélection sur concours sera bannie à tout jamais.

L?éducation nationale est un système complexe en interaction du primaire à l?enseignement supérieur. Nous n?avons jamais abordé l?enseignement supérieur comme un tout mais plutôt en disciplines cloisonnées sans aucune synergie entre elles. L?ENA, Polytechnique, les Universités et les écoles professionnelles dépendent toutes de ministères différents, ce qui n?assure pas la cohérence et la synergie de l?ensemble. L?enseignement supérieur doit devenir le fondement de notre société compte tenu des contraintes imposées par la compétition économique et par l?innovation. L'apprentissage de masse du savoir commence par l'Université.

Peut-être serait-il nécessaire d'avoir pour une fois une grande politique universitaire qui ne se bornerait plus à gérer l'expansion du nombre d?étudiants, mais s'efforcerait à repenser l'Université à partir de sa coexistence avec un système qui n'est pas son concurrent : les grandes écoles.

On se dit aujourd?hui que dans la mesure où l?enseignement supérieur est assuré par les grandes écoles, pourquoi s?occuper des universités ? Certes, les grandes écoles remplissent une partie de leur fonction, mais les universités sont devenues encombrantes, désorganisées et décevantes pour les étudiants et les employeurs. D?ailleurs, pour le constater il suffit d?analyser les chiffres que nous fournit le Ministère de l'éducation nationale et l?institut Boivigny : les étudiants des grandes écoles et des classes préparatoires représentent seulement 13% de l?ensemble des étudiants de l?enseignement supérieur. Le coût d'un étudiant pour l'état varie de 5 à 7.000 euros pour l'Université et à 50 000 euros pour Polytechnique, Mines, ENS, ENA. L'état finance et contribue donc à la réussite de quelques uns aux frais de tous les contribuables, ceci sans que l'intérêt général soit amélioré par l'existence de ces privilégiés du système éducatif et social.

Nous voyons d?un côté les universités malades, débordées, sans moyens et de l?autre, peu de privilégiés bénéficiant de conditions favorables. La situation devient inquiétante sachant que l?université assure aujourd?hui la très grande partie de l?enseignement supérieur et que demain elle aura une croissance exponentielle d?étudiants dans certaines filières. Pour éviter tout changement, nous entendons souvent dire que les diplômes nationaux délivrés assurent l?égalité, mais ce n?est en fait qu?un leurre : les hommes et femmes possédant le même diplôme ne seront pas interchangeables. Seulement, nous avons le culte du diplôme national, qui permet selon la pensée élitiste française de faire croire que le diplôme d?origine est plus important que tous les efforts déployés pour réussir. La délivrance du diplôme national doit être remise en cause pour laisser aux universités l?autonomie de la délivrance de leurs propres diplômes dans un monde concurrentiel.

L?Université ne doit plus être fondée comme de par son histoire sur des principes de hiérarchie et d?autorité, mais sur des principes de convivialité, d?égalité, de liberté et de transparence. Elle doit être décentralisée au niveau des régions, chacune doit avoir sa liberté, son autonomie afin de pouvoir régler les problèmes qui la concernent. Certains établissements recevront de très nombreux étudiants sur un ou plusieurs sites, alors que d?autres en recevront beaucoup moins. C?est la flexibilité des réseaux !

L?enseignement de qualité alliera culture générale et professionnalisme tout en veillant à ce que les fonctions culturelles ne soient pas lésées par les besoins du marché. L?Université doit être également membre à part entière de la cité dont la mission serait l?intégration des personnes peu favorisées afin qu?elles soient au c?ur du dispositif de l?enseignement supérieur. L?enseignement sera mono disciplinaire ou multi disciplinaire et comportera des formations à finalité professionnelle où les entreprises seront impliquées. Lorsqu?une entreprise finance l?Université, elle est en droit d?attendre quelque chose en retour, ne serait ce que des étudiants formés à ses besoins.

Dans ce cas, le diplôme prend en compte l?insertion professionnelle dans une époque marquée par la crise de l?emploi et le manque d?innovations. Le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) est une excellente illustration de réussite en matière de formation continue. Voilà une école qui a fêté son bicentenaire en même temps que Polytechnique, et qui n?a pas dévié des objectifs assignés au départ : alterner études et vie professionnelle pour donner une chance à tous ceux qui, pour diverses raisons, n?ont pas pu suivre la filière normale.

Le modèle universitaire américain

Intéressons-nous au modèle américain, qui a fait ses preuves et se caractérise par sa grande diversité d?orientations et de niveaux. Ce modèle prend en compte ses propres caractéristiques culturelles : la concurrence entre universités qui stimule l?innovation et la créativité, la citoyenneté, l?ouverture vers les besoins régionaux, le partenariat, les nouvelles technologies de la communication et l?enseignement interactif. Contrairement à la France, les universités aux Etats Unis, même si leur modèle soulève quelques interrogations, constituent le socle de la prospérité américaine. Elles sont tournées vers l?éclosion de talents entreprenants et créatifs et ont pour dénominateur commun la recherche de l?excellence dans la diversité.

Les Universités publiques et privées se confondent puisqu?elles sont bâties sur le même modèle. L?enseignement est interactif et les cours se construisent avec les étudiants sur la base d?un dialogue permanent. Les cas concrets sont au coeur de l?enseignement ! Toutes les universités sont décentralisées, autonomes et restent à l?écoute d?une région. Si une région a un important besoin d?ingénieurs en mécanique ou en agronomie, alors elles créent, si le besoin le justifie, un campus axé vers la recherche dans ces activités. Le rôle de ces Universités ne se restreint pas à la formation des cadres, même les ouvriers, pour accroître leur compétitivité, sont formés. Le système permet de donner plus de chances aux personnes défavorisées d?accéder à une Université prestigieuse.

Ces Universités développent un partenariat avec les entreprises locales ce qui leur permet de concevoir les produits de demain en anticipant les besoins de leurs clients. Sans devenir des prestataires de services, leur financement est assuré par l?industrie locale et par chaque état de l?Union. Dans ces universités, les découvertes sont rapidement intégrées dans l?économie, puisque les étudiants passent pour la plupart dans des circuits productifs et que les Universités sont entourées de pépinières d?entreprises. La sélection des étudiants ne s?effectue pas de façon aveugle par concours, mais plutôt sur dossier. Admirables par leur sens pratique, elles se sont donné les moyens de leurs ambitions : être les meilleurs du monde sur les créneaux qu?elles ont choisis.

Le modèle qui s?impose : l?approche du bon sens

Pour réformer l'Université française, l?état doit accepter de décentraliser ses pouvoirs pour que les Universités publiques soient réellement autonomes dans leur gestion et leur recrutement d?enseignants. Même si les lois prônent l?autonomie, les décrets et circulaires renforcent le pouvoir central. Etre autonome, c?est aussi laisser à l?université la possibilité de fixer les salaires des enseignants en fonction de leur notoriété, de leur efficacité et de leur mérite. L?état doit conserver une fonction essentielle pour la réussite du projet : le pilotage et la coordination.

Nous pourrions nous inspirer du modèle américain, mais celui-ci ne se laisse pas copier facilement et n?est pas transférable sans précaution. Le système de l?enseignement supérieur français est le reflet des choix et des tabous de notre société. Il se caractérise par un état centralisateur et technocrate, par une caste qui refuse le changement, par l?absence de concurrence générée par les situations de monopole, par la prise en compte du pseudo intérêt national, autant dire un modèle à l?opposé de celui des Etats Unis. Malgré cet état de fait, il faudra bien répondre à l?urgence en mettant en place un modèle en réseau, prenant en compte les spécificités des Universités et des grandes écoles.

Ce modèle sera bâti sur les finalités que l?enseignement supérieur doit assurer en intégrant les prépas dans cet ensemble universitaire de haut niveau. La suppression du concours d?entrer permettra de choisir sur dossier et entretien individuel afin de mettre en avant les compétences humaines et intellectuelles des candidats. Nous retrouverons en synergie dans ce vaste réseau, plusieurs filières : la fonction publique, la recherche, la santé, l?économie, les sciences, le droit, la culture, la finance et l?international. Quand on aura défini les nouvelles structures du nouvel ensemble universitaire en intégrant l?ENA, l?école Polytechnique, les autres grandes écoles et les grands Corps de l?Etat, supprimé le concours d?entrée ainsi que le classement de sortie, le monopole du pouvoir de la caste dirigeante sera atteint à sa source.

La réticence à ces changements sera d?autant plus grande que ces réformes engagent l?existence même de cette élite qui utilisera tout son pouvoir d?influence pour bloquer le changement en prétextant le démantèlement du service public. Elle opérera à tous les niveaux en tentant probablement d?agir sur les puissantes corporations de chaque discipline de l?enseignement et sur les syndicats d?étudiants. De belles grèves en perspective ! Alors que peut-on faire pour sauver notre société ? Utiliser le fait que la caste dirigeante n?est pas indifférente aux pressions de l?opinion publique et des médias pour imposer en légiférant, une parité du pouvoir. L?ensemble des énarques, polytechniciens et des corps tel que X-Mines ne devrait pas excéder 50 % des postes du plus haut niveau dans les grandes entreprises privées et publiques ainsi que dans leurs filiales et conseils d?administration.

Le pouvoir politique et les pouvoirs publics devront eux aussi trouver le juste milieu pour mieux diversifier leurs dirigeants issus aujourd?hui en grande partie de cette élite. On développera des associations qui agiront sur les médias pour informer et dénoncer les abus de pouvoir que tout monopole a tendance à exercer. Des moyens devront être mis à leur disposition pour qu?elles puissent exercer un lobbying en amont et en aval, informer les médias, utiliser les réseaux sociaux, agir sur les actionnaires minoritaires, pour créer un contre pouvoir à celui de la caste. Ensuite on mettra en place des émissions radio et télévisées qui traiteront librement avec tous les acteurs concernés des sujets considérés comme tabous par la caste : les erreurs, le gaspillage de l?argent public, les nominations, le copinage, les privilèges, etc.
 

Nous ne pouvons qu?espérer ! Le changement s?est toujours produit par l?apparition de raisonnements nouveaux. Construire ce type de réseau que certaines entreprises des plus performantes ont mis en place pour leur survie, nécessite de profondes réformes : réforme de l?enseignement supérieur, réforme de l?état et des pouvoirs publics, réforme du pouvoir de la caste dirigeante.

(*) Hervé AZOULAY est Président d?ATHES, Co-auteur avec Hervé Serieyx de « Mettez du réseau dans vos pyramides- penser, organiser, vivre la structure en réseau » Village Mondial 1996, auteur de « Vive l?entreprise solidaire » Eyrolles.

 

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Commentaires
a écrit le 26/09/2014 à 15:38 :
Quelques réflexions à la lecture de cet article :
- L'auteur semble ne même pas savoir de quoi il parle, le "Corps X-Mines" n'existe pas (le Corps des Mines comprend quelques étudiants issus de Mines Paristech ou des Ponts).
- Pas besoin d'être grand clerc pour dire que l'Université devrait former efficacement des étudiants à un métier, ou qu'il faudrait renforcer l'égalité des chances. La question est "comment". Et ça, l'auteur n'en parle que superficiellement.
- L'auteur semble vouer une grande admiration au système américain, mais passe sous le tapis son principal défaut, à savoir les frais de scolarité qui y sont exorbitants. Si la France voulait copier ce système pour avoir des universités au moins aussi performantes que Harvard ou Caltech, il faut aussi considérer les financements. Car il n'y a pas de secrets pour avoir un enseignement de qualité : il faut des profs de qualité (avec le salaire qui va avec), avoir moins d'élèves par enseignant pour faciliter la communication, investir dans le matériel... bref, il faut des sous. Je doute que le Ministère de l'Education Nationale soit disposé à les apporter. Et je doute aussi que, dans la situation actuelle, une forte augmentation des frais de scolarité apporte de bonnes choses. Le problème est bien plus complexe que l'auteur semble le laisser entendre.
Réponse de le 17/10/2014 à 16:57 :
Encore un enseignant des " grandes écoles" ou un fonctionnaire de l'Education Nationale.......toujours la peur de changer le système! avec des raisonnements comme le votre on est pas prêt de changer l'enseignement supérieur en France!
Réponse de le 27/08/2016 à 9:56 :
Lisez l'article sur le corps des Mines vous serez peut être convaincu
https://observatoiredumensonge.com/2015/06/16/areva-le-fiasco-du-corps-des-mines/
a écrit le 18/02/2013 à 21:02 :
C'est bien pour cela que nos politiques, toutes tendances confondues, ont d'un accord unanime noyauté le référendum d'initiative populaire au point de le rendre impossible à mettre en oeuvre que par eux mêmes ! rire Le peuple est là pour servir les politiques et leurs élites et non l'inverse. Si le libéralisme et le néolibralisme ne sont pas rapidement corrigés, c'est l'insurrection assurée.
a écrit le 18/02/2013 à 21:01 :
C'est bien pour cela que nos politiques, toutes tendances confondues, ont d'un accord unanime noyauté le référendum d'initiative populaire au point de le rendre impossible à mettre en oeuvre que par eux mêmes ! rire Le peuple est là pour servir les politiques et leurs élites et non l'inverse. Si le libéralisme et le néolibralisme ne sont pas rapidement corrigés, c'est l'insurrection assurée.
a écrit le 18/02/2013 à 21:01 :
cet article est la confirmation de l'opinion d'une majorité des français,ils n'ont plus aucune confiance dans les politiques et leurs élites sorties de l?ENA ,les français se rendent compte qu'ils entretiennent une multitude de personnages totalement inutiles ,des personnages qui ne pensent eux qu'a leurs avantages leurs statuts,
Réponse de le 19/02/2013 à 8:10 :
Oui C une confirmation le peuple en à marre de ENA et des politiques issus de ces ecoles pseudo prodigieuses des écoles de copains et de privilégiés
a écrit le 18/02/2013 à 20:56 :
. Bravo mais dommage de ne pas citer les écoles principales écoles qui ont fait le déclin de notre Pays en premier lieu l'ENA qui se gargarisme de compétence oui mpais à al "con" deuxième championne l'IEP une vaste école de la création de l'incompétence pour ces écoles la garnde fprmation comemnce par être imbu de sa ^personne. Rajoutons politechnique qui pour ceux qui ne sont pas passés par les Mines ou Ponts ne sont en définitifs que des marginaux des grandes écoles, ne parlons d'HEC. La France meurt de ses 3 Institutions qui sur le fond ne font qu'un dans le déclin de la France les politiques pour le plus grand nombre les destructeurs formés à l'ENA et l'IEP, le patronat dont le copinage avec les grandes écoles et le politqiue sont dans le m^me wagon. On a bien vu Mme Parisor=t dépassé par l'affaire des Pigeons imposer sa présence alors qu'elle n' avit aps été au départ du grondement de ces entrepreneurs jeunes pour un bon nombre, enfin les syndicats donta ucun responsables est passé par la case Industrie ilms sont issu soirt de la Sécu soit du milieu assocaitif soit de la SNCF; La Frabnce ce meurt de toute cette incompétence et cette magouille dont nous avons un exemple concret M. Lagardère dont le début de la dynastie du copinage commence avec M. Chirac qui fait des cadeaux au père et le fils qui montre un peu plus chaque jour qu'il est plus occupé par les affaires de"fesses" que par l'avenir de son Groupe qui se meurt doucement. mais grace au copinage et au contribuable il va empocher plussieurs mds d'euros dans al vente des 7,5 pour cent d'EADS qui sont non pas sa proprièté mais celle des Citoyens de ce Pays. L'article de M. Azouklay donne raison aux exilés fiscaux m^me si cela fais mal à la France et à ses Citoyens. Mais oui partez ce pays ne pense qu'à spolier les créateurs et cela pour boucher les trous créer par l'incompétence de nos énarques et S.Po. La France sur le fond est un système plus soviètique, par la confiscation des pouvoirs par un petit nombre issu de la m^me nomenklatura, qu'une démocratie
a écrit le 18/02/2013 à 20:56 :
Ils se prennent pour Louis 14, voyez les dépenses! Je ne sais combien de bagnoles et d'avions à l'Elysée, deux fois plus de personnel que la Reine d'Angleterre, 4 fois plus d'élus que les américains. Le mile-feuille ça coûte! PAYEZ DONC 100 MILLIARDS!! Il n'y a de volonté de développer l'entreprise en France. L'Italie par exemple soutien l'activité, laFrance est contre l'activité et contre l'emploi et contre le progrès du niveau de vie. Bref, on n'a pas le droit de consommer sauf les apparatchick. On stigmatise les riches, on fait les poches des gens qui ne gagnent rien et on fait fortune dans l'administration à semer le chaos. qui dira qu'Air France, Sea France ou le concorde c'est de la bonne gestion?
a écrit le 18/02/2013 à 20:55 :
Excusez moi mais : "Meilleures formations françaises basées sur le mérite" : C'est archi faux la meilleure stat est le classement des fortune citées par l'auteur ou en france il n'y a pas de renouvellement. Contrairement aux autres pays le pouvoir ds les grandes entreprises va aux personnes deja nantis. Les écoles et leur dirigeants magouilleurs augurent parfaitement ce qui va se passer par la suite dans le grandes entreprises. Conseil administratifs cloisonnées ou c viens voter dans mon conseil je viens voter au tien. J'ai travaillé ds de grandes boites bancaire ou ce qui compte n'est pas l'efficacité mais le "faut faire ça ..c politique.." Ca deviens un ensemble de baronies de système d'influence qu on retrouve aussi ds l'administration et la politique. Plus le service est gros et plus le gars est influent et peu prétendre à un gros salaire. Il ira pas dire "mon service ne sert a rien on peu diviser par 10 le personnel et les passer chez mon voisin qui manque de compétences". Le secteur public dites vous ? il répond aux même règles et est relié. Un politique qui ne sert a rien pourra etre bonbarde pdg d'une boite privée du jour au lendemain. On dit qu'"ils prennent des risques !!!" Un peu comme le malheureux qui descent ds la mine pour gagner 2 euros par jours faut pas déconner. Ou qu'ils sont payes comme les footballeur alors que le footballeur star a lui le vrai merite de sa performance. Les dirigeants français qui en veux? personne ... sauf a utiliser leur seule qualité ..les réseaux. Ce système est reservé aux plus riches. C'est comme si on leur reservait des formules 1 a conduire qu'il soient formées à la conduite. Meme un S. Loeb ne sera pas a leur niveau s'il n'a jamais vu une voiture qu'en photo. Du coup les meilleurs seront recalés non existant sur la ligne de dépard et on pourra dire tranquillement dans la course on a les meilleurs. Et je rejoute les média qui font partie du système car moi plutot que de voir des émissions de la vie des animaux en affrique j'aimerai en voir une sur une enquete sur les écoles les conseil d'administration en entreprise, qui connait qui , comment ca fonctionne quels sont les profils sociaux concernes en pourcentage mais je peu attendre longtemps..et vous pourrez continuer a dire que ceux qui critiquent n'y connaissent rien
a écrit le 18/02/2013 à 14:51 :
Je ne suis pas en accord avec vous
a écrit le 18/02/2013 à 11:31 :
Soyez sérieux MinistÚre aucun pays ne copiera notre modele
a écrit le 17/02/2013 à 18:14 :
Assez de critiquer l'ENA notre système d'enseignement est le meilleur du monde. Tous les étrangers sont jaloux de notre système car ils sont incapable de faire mieux!
Tout notre enseignement doit être batie autour de l'ENA
Réponse de le 17/02/2013 à 19:53 :
Vous n'avez rien compris Ministere, faites vous partie des grands corps de l'ENA?
a écrit le 17/02/2013 à 9:06 :
Les GE forment essentiellement à un métier et non à la direction d'entreprise contrairement à ce qu'on lit ici ou là (l'ENA et les écoles de commerce forment à la gestion et au commerce, l'X et les autres écoles d'ingénieur forment aux métiers scientifiques...). Par ailleurs le temps où les meilleurs élèves rêvaient d'une carrière dans un corps d'état est révolu car l'administration ne fait plus rêver personne (les salaires des cadres y sont bas et le pouvoir a été transféré aux politiques locaux ou des cabinets ministériels ainsi qu'aux entreprises). Les GE sont donc comme les universités dans la même compétition internationale et il est faux de croire qu'elles ouvrent à une carrière toute tracée (c'est une vision qui date de plus de 10 ans). C'est maintenant le parcours professionnel qui fait une carrière et rien d'autre. Même le premier poste est en compétition ouverte ; d'ailleurs nos bac + 5 ne le trouvent souvent qu'à l'étranger là où les GE françaises sont jugées pour l'enseignement qu'elles donnent comme toutes les autres universités au monde et rien d'autre.
Réponse de le 17/02/2013 à 10:32 :
vous avez raison en théorie, mais dans la réalité les éléves sotis de l'ENA ou de l'X dirigent la France et ne laissent pas s'exprimer la diversité d'autres grandes écoles, c'est le copinage!
Pourquoi le contribuable doit payer 50 000 euros par étudiant alors qu'ils sont en train de couler notre pays. D'ailleurs à l'etranger ils ne sont pas en concurrence, personne n'en veut!!!!
Réponse de le 17/02/2013 à 11:06 :
Dans les 50000 euros il y a le salaire de l'élève qu'il doit rembourser s'il ne fait pas ses 10 ans dans l'administration. Constatons qu'aujourd'hui il est plus rentable pour lui de commencer en dehors de l'administration et de rembourser (regardez le nombre de jeunes quants dans les banques issus de l'X ou de l'ENS). Mais vous avez raison ce système est complètement obsolète et je pense pour ma part qu'il faudrait aligner tout l'enseignement supérieur sur le système de financement des écoles de commerce en développant par ailleurs le concept sociétal d'allocation universelle qui permettrait aux étudiants de vivre et aux diplômés de rembourser leurs études sans être prisonniers des banques. Je ne sais pas quel succès a l'ENA à l'étranger par contre pour l'X ou Centrale comme pour les parisiennes du côté des écoles de commerce, ce profil se vend très bien à l'étranger croyez-moi.
Réponse de le 17/02/2013 à 12:14 :
De toutes façon vous avez raison il faudra restructurer notre enseignement supérieur
quant au 50 000 euros c'est bien le contribuable qui le paye!
je peux vous dire qu'un centralien se vent bien à l'etranger contrairement à l'X qui a un esprit de supériorité sur les autres
a écrit le 16/02/2013 à 22:16 :
M. Azoulay semble avoir parfaitement cerné le problème. Une seule interrogation manque.
Quel type de société désirons nous poursuivre ? - La caste dirigeante toute confondue s'oriente vers un libéralisme total, de ce fait les grandes écoles ne doivent plus avoir la place prépondérante qu'elles occupent. La compétition internationale favorise l'émancipation des esprits ; cela correspond à la formation universitaire, et aux diplômes qui y sont décernés. D'autre part, les grandes écoles favorisent l'encadrement de la nation celle des grandes structures. Mais peut -on conserver un dirigisme académique face à l'innovation, à l'invention. Tout dépend de la part " élément moteur" que nous souhaitons avoir. Il est certain que ses choix sont plus difficile à prendre que d'autres sujet. Nous assistons au même phénomène avec la classe dirigeante, qu'avec la classe moyenne. Pour les uns, tout le monde reconnait le bien fondé d'une société dynamique, mais souhaiterait voir ses enfants fonctionnaires. Pour les autres, tout le monde reconnait l'effet innovant des universités, mais préfère l'auréole et la solidité des grandes écoles. Nous ne pourront tenir indéfiniment cette position, à moins d'accepter d'être les éternels seconds.
Réponse de le 17/02/2013 à 10:36 :
Je partage tout à fait votre opinion philanthrope, mais hélas il sera difficile de prendre une décision, comme le dit l'auteur notre enseignement est le reflet de notre culture et de nos tabous
Réponse de le 18/02/2013 à 16:14 :
la caste dirigeante s'oriente vers un libéralisme total ??? en développant tant et plus le rôle de l'état, cad leur pouvoir ? mais le libéralisme est leur ennemi le plus mortel, puisqu'il veut diminuer leurs pouvoirs. Donc non, notre caste dirigeante, de droite comme de gauche, est étatiste, cad totu le contraire de libéral.
a écrit le 16/02/2013 à 18:22 :
Les élèves ont le statut de fonctionnaire dès leur entrée à l'école et peuvent en fonction de leur rang de sortie accéder aux grands corps de l'Etat parmi lesquels on trouve : le Conseil d'Etat, la Cour des Comptes, l'Inspection Générale des Finances, le corps des administrateurs civils, etc. Il existe trois couches étanches de fonctionnaires issus de l'ENA. La première couche est issue des grands corps et se trouve détachée dans les postes les plus élevés de la hiérarchie administrative. La seconde est formée d'administrateurs civils destinés à des carrières plus modestes. Quant à la troisième couche d'attachés d'administration, elle évolue sans perspectives. Tout sépare les énarques supérieurs des énarques ordinaires. Ils ont passé le même concours, fait les mêmes études, mais les carrières seront totalement différentes à la sortie
a écrit le 16/02/2013 à 18:22 :
L'ENA a été fondée pour former une élite au service de l'Etat avec comme mission première d'enseigner aux hauts fonctionnaires le sens de l'état. Elle relève du chef de gouvernement par l'ordonnance du 9 octobre 1945 et appartient à la nébuleuse administrative des services du premier ministre. Créée un siècle et demi après Polytechnique, elle fut modelée d'après cette école dans un univers très hiérarchisé. La hiérarchie du pouvoir est très présente : du premier des grands corps jusqu'aux postes dont aucun énarque ne veut car ils ne sont pas assez nobles ni prometteurs.
a écrit le 16/02/2013 à 18:21 :
Non au concours d'entré, oui à la selection sur dossiers et entretiens individuels! les élèves ne franchiront le seuil de l?ENA, de l?X ou des Mines qu?après une intense préparation, où ils auront laissé toutes leurs forces. L?épreuve d'initiation subie, on appartient à jamais à un monde clos, et on n?affrontera jamais la remise en cause de son statut. On ne doit pas nier que pour passer des concours et les réussir il faut une certaine vivacité d'esprit, mais à aucun moment les candidats ne font preuve d'innovation, de création et d'imagination.
Réponse de le 17/02/2013 à 8:49 :
Honnêtement je ne vois pas la différence entre un concours et ce que vous proposez. Dans tous les cas il faudra sélectionner sur la base du savoir à l'écrit (dossiers) puis sur la base d'un oral (entretien). C'est ce que fait le concours. Vous ne testez pas plus (ni moins d'ailleurs) l'imagination et la créativité avec ce procédé de sélection. Par contre quelque soit le procédé de sélection à l'entrée il faut continuer de sélectionner après. Un diplôme ne vaut rien sans parcours professionnel.
Réponse de le 17/02/2013 à 11:09 :
@ Théophile
Pour raisonner de cette façon vous n'avez jamais fait d'entretiens, bien sur que lors d'un entretient individuel on peut tester l'imagination et la créativité; lorsque un étudiant vous demande en entretien d'embauche combien de RTT, de jours de vacances, le temps de travail etc;;;; vous savez qu'il faudrait l'orienter vers la profession de fonctionnaire et non pas vers un poste de créatif...
Réponse de le 17/02/2013 à 12:35 :
D'une part ce n'est pas différent de ce point de vue d'un oral de concours (regardez les oraux des écoles de commerce par exemple) et d'autre part s'il s'agit d'un cadre qui aime travailler peu je lui déconseillerai formellement certaines administrations. La seule caractéristique de l'administration pour un cadre n'est pas qu'on y travaille moins qu'ailleurs mais plutôt qu'on y est mal payé et qu'on y a peu de prise sur les décisions...Enfin entre créatif et fonctionnaire on retrouve toujours les vieux clichés car il y a des fonctionnaires qui créent et des non fonctionnaires qui se contentent de fonctionner (dans certaines grandes entreprises privées par exemple)...comme l'inverse peut être vrai aussi.
a écrit le 16/02/2013 à 18:18 :
L'élite descend de l'élite et seuls les enfants de mandarins connaissent les codes secrets pour franchir les barrières du pouvoir. Il suffit de lire le carnet polytechnicien de la jaune et la rouge pour bien comprendre que l'X descend bien de l'X. Exemple : promotion 19.. : L. Dupont, petit-fils, fils et frère de Dupont C (promo 18.., 19.., 19..) fait part de son mariage avec O. Durand, fille du Général Durand, 19..
Que deviendrait le mandarin héréditaire s'il n'y avait pas de descendance mâle ? Eh bien, à défaut de fils, on cherche un gendre en bicorne en ayant recours au bal des antiques. La tradition est chose sacrée dans la vie militaire. On connaît les effets pervers du mandarinat et de ceux à qui il profite,
a écrit le 16/02/2013 à 18:17 :
L'école Polytechnique a la même vision des choses et souffre d?un cloisonnement hiérarchique doublé d'une tradition et d'un formalisme militaire. Lorsqu'on va voir le Général on met son grand uniforme, on vérifie son boutonnage, son laçage, ce qui évidemment ne créé pas les prémices à un dialogue. Comment dans ces conditions ces élites peuvent-elles être différentes avec leur personnel dans les entreprises qu'elles dirigent ? Si le modèle militaire s'impose pour défendre la nation, il n'est certainement pas transférable à la conduite d'entreprises fortement concurrentielles. Plutôt que de favoriser le partenariat, l'échange, le partage, l'esprit est plutôt à l'affrontement guerrier.
a écrit le 16/02/2013 à 18:16 :
Je pense que l'école Polytechnique a dévié de ses objectifs, d'après le décret du 22 octobre 1795, elle devait former des élèves pour l'artillerie, le génie militaire, les ponts et chaussées, les constructions de vaisseaux et les bâtiments de mer. Un décret de 1804 fait de l'Ecole Polytechnique une école de formation pour les officiers de l'armée. Depuis cette date, elle est restée sous la tutelle du ministre de la défense. Elle a toujours pour mission de sélectionner et former les élites scientifiques, techniques et industrielles, qu'elles soient civiles ou militaires. J'attire l'attention que la discipline militaire stricte y règne, encadrée par une hiérarchie très dense favorisant l'ordre, les règlements, le patriotisme. L'esprit militaire développe la caractère polytechnicien axé sur la fierté due au prestige et à l'uniforme. Tous sortent du même moule avec des caractéristiques immuables dans le temps. Pourquoi ne reste t'elle pas dans le giron militaire? Au fait combien de prix Nobel ?
a écrit le 16/02/2013 à 16:43 :
Il existe bien entendu la même compétition entre les universités étrangères qu'entre nos grandes écoles et il existe autant de sélection dans ces universités que dans nos grandes écoles. Concentrons nous encore une fois sur ce qui fonctionne moins bien chez nous qu'ailleurs : le 3ème cycle et la recherche, le partenariat avec les entreprises, la taille critique des établissements (trop petits en France pour être visibles à l'échelle internationale) et pour le niveau L la formation des techniciens supérieurs. Dans les établissements d'enseignement supérieur, on apprend un métier (médecin, ingénieur, responsable de ventes...), on n'apprend pas à diriger des hommes (sauf peut-être à Saint Cyr) alors arrêtons de prendre ces institutions pour ce qu'elles ne sont pas. Gilbert Trigano ou Ronald Reagan étaient des patrons car ils savaient choisir leurs collaborateurs, dessiner la route à grands traits et entraîner des gens. Aucune école ni aucune université n'enseigne cela...Mais cessons à l'inverse de dire que détenir ces diplômes nuit à l'exercice de cette compétence !
Réponse de le 16/02/2013 à 18:12 :
Je ne partage pas votre avis, c'est justement dans l'enseignement supérieur que l'on doit apprendre à diriger et à communiquer avec les hommes; l'enseignement supérieur doit former des leaders, des innovateurs et des meneurs d'hommes et non pas des chomeurs
Réponse de le 17/02/2013 à 10:54 :
Innovateur et leader sont deux savoir faire différents et il est très rare qu'ils soient exercés par une seule et même personne. Les innovateurs doivent convaincre les leaders (ou les investisseurs) et chacun fait son métier. Je ne crois pas du tout à la formation de leaders par l'enseignement supérieur tel qu'il est en France ou ailleurs car c'est une compétence qu'on peut difficilement acquérir sans prédestination et qui suppose d'abord une pratique et non un savoir (par contre on apprend bien dans l'enseignement supérieur à communiquer sur la base d'une compétence ce qui n'est pas la même chose). Enfin je ne crois pas non plus à un monde où il y aurait d'une part des surhommes qui ont tous les talents et d'autre part des chômeurs.
Réponse de le 17/02/2013 à 11:13 :
si vous avez un dirigeant leader peu innovant il y a de grandes chance que son équipe lui ressemble, cela est valable pour notre administration mais pas valable pour une entreprise qui n'a pas de monopole et qui se trouve en concurrence mondiale
a écrit le 16/02/2013 à 15:16 :
Je voudrais apporter un éclairage supplémentaire sur nos grandes écoles. En Allemagne, en Angleterre ou aux Etats Unis, il n?existe pas de classement des établissements d?enseignement supérieur, ce qui permet aux universités d?adapter leur programme d?enseignement. Le système français, très particulier avec cette hiérarchie de grandes écoles, doit son origine à notre Etat centralisateur. Cette situation contribue à la mise en place d?un mécanisme de formation de l?élite, le plus compliqué, le plus cher et l?on ne s?en étonnera pas, c?est l?Etat qui prend en charge la formation.
Réponse de le 16/02/2013 à 16:25 :
Je partage tout à fait votre opinion, les GE telles que l'ENA ou X ont un coût trop élevé pour le contribuable, d'autant plus qu'elles n'apportent rien de plus!
a écrit le 16/02/2013 à 15:15 :
Diplômé des Arts et Métiers, je suis responsable d'un service dans une très grande entreprise dirigée par des X-Mines. Je voudrais vous rapportez une anecdote surtout lorsqu'elle est racontée très sérieusement par un X-Mines : "il y a deux catégories de gens, les polytechniciens et les autres. Parmi les polytechniciens, il existe deux catégories : les X du Corps des Mines (les Mineurs) et les autres. Il y a deux catégories de Mineurs : les Majors et les autres. Parmi les Majors, il y a ceux qui ont réussi et les autres..." L'histoire ne dit pas s'il se compte parmi ceux qui ont réussi et qui ont laissé un passif que l'argent public a épongé !
a écrit le 16/02/2013 à 15:14 :
excellent article, excellente analyse, rien à ajouter, si ce n'est que je suis plutôt pessimiste quant à notre capacité d'évoluer sur ces problèmes...
a écrit le 16/02/2013 à 15:13 :
Comme les précédents, l'article d'Hervé Azoulay est excellent et d'une grand pertinence. Mais il est aussi désespérant parcequ'on sait parfaitement que c'est un coup d'épée dans l'eau, un de plus devant les castes qui gouvernent tous les domaines stratégiques de la France. Ca commence par la castration des meilleurs lycéens dans les écoles préparatoires suivi par les bancs d'une école plus ou moins grande pour finir dans la finance ou dans les cabinets ministériels. Ensuite on se partage les meilleurs fromages de la nation. Bon appétit petits messieurs aux diplômes intègres. Ou voulez vous qu'elle soit l'innovation pourtant tellement nécessaire à l'évolution voire à la survie du pays.
a écrit le 16/02/2013 à 12:23 :
Nous sommes dans un pays à traditions fortes. Les changements nécessaires pour réformer ces écoles se feront très lentement et l?accès restera encore fermé. Tout y contribue : les administrateurs, les professeurs, le personnel d?encadrement, sont tous issus en très grande partie de ces grandes écoles. Certes la culture gagne en homogénéité, mais perd en ouverture sur le monde extérieur. Tous les systèmes fermés sont incapables de s?ouvrir sans volonté affirmée et sans échange avec l?extérieur. Ces écoles souffrent d?un handicap lié à l?isolement et à la fermeture sur l?international.
Réponse de le 16/02/2013 à 16:26 :
C'est pourquoi il faut dissoudre ces pseudo grandes écoles
a écrit le 16/02/2013 à 12:22 :
Notre élite sortie de ces grandes écoles prestigieuses, se considère parmi la meilleure au monde et cherche à imposer sa légitimité en démontrant à chaque fois qu?elle détient la vérité. Quand on sait tout, on n?écoute pas et on refuse la pollution inacceptable d?idées nouvelles. Cette élite adore éblouir le troupeau de rêves et de grandeur en agitant les bienfaits technologiques pour asseoir sa légitimité. Ne doit-on pas être un peu plus modeste quand on affirme que notre système de fabrication d?élites tel que l?ENA ou X est le meilleur au monde ?
a écrit le 16/02/2013 à 12:21 :
Dans ces grandes écoles, tout ce qui est flou est rejeté, tout ce qui ne peut pas donner lieu à un classement est considéré comme inutile. On n'apprend pas dans ces écoles à être des meneurs d'hommes, à gérer les conflits, à guider et à animer une équipe. C'est toujours la sélection sur la seule capacité intellectuelle et non humaine qui fait la différence.
a écrit le 16/02/2013 à 12:20 :
La sélection des "grandes écoles" s'effectue sur leur capacité à résoudre des problèmes dont les éléments leur ont été fournis. La complexité de l'environnement ne fournit pas tous les éléments et dans la réalité les choses ne sont pas toujours noires ou blanches, elles ont souvent l'aspect grisâtre. C'est par la logique qu'on démontre et c'est par l'intuition qu'on invente.
a écrit le 16/02/2013 à 10:43 :
@Théophile
J'ai vécu plusieurs années en Californie pour poursuivre mes études dans une grande université, je peux vous dire que le concours d'entré n'existe ni au USA, ni en Allemagne.
Le concours est une exception française que personne ne nous envie!
Il est plus juste de juger sur dossier et sur entretien individuel plutôt que sur concours
Réponse de le 16/02/2013 à 11:36 :
La réalité est comme toujours intermédiaire. Il faut sélectionner à l'entrée et il faut aussi sélectionner chaque année. Nos GE ne sélectionnent pas assez chaque année (certaines comme Centrale Paris ont dû rectifier le tir car le niveau des élèves à la sortie devenait problématique, très inférieur au niveau d'un bon master MIAS) et nos universités (sauf médecine) ne sélectionnent pas assez à l'entrée (certains s'y sont mis avec succès comme Paris-Dauphine). Après dès lors qu'on a admis qu'il y avait sélection, on appelle cela comme on veut (concours, entretien...), il faudra juger certes de l'expression, du comportement mais aussi qu'on le veuille ou non des connaissances nécessaires pour aborder la filière. Je prétends que le système d'enseignement supérieur français (université ou grande école) n'est pas plus mauvais que les autres jusqu'au M2 voire souvent meilleur. Nous avons un problème d'une part avec le développement insuffisant des licences pro et d'autre part avec le 3ème cycle et c'est cela qui nous plombe le plus...mais c'est un problème aussi de mentalité : croire à la valeur du 3ème cycle c'est croire à l'innovation et la recherche, à l'aventure technologique, et croire à la licence pro c'est croire qu'on peut aussi fabriquer en France ce qu'on a inventé etc...et ça en effet c'est une valeur que la France a abandonné de puis 30 ans contrairement aux pays que vous citez.
Réponse de le 17/02/2013 à 17:31 :
@ Théophile: +1
a écrit le 16/02/2013 à 10:37 :
@FABRICE
C'est pourquoi il faut changer l'université devenue misérable et usine à chomeurs.
pourquoi avoir des privilégiés qui ne servent à rien, sauf à couler la France par leurs privilèges, le copinage et leurs incapacité à décider. Merci l'ENA l'X et X-Mines
a écrit le 16/02/2013 à 10:14 :
Comme d'habitude on aime la caricature. La caractéristique du système Français est surtout qu'on y forme de bons M2 dans toutes les disciplines, et d'ailleurs peu importe qu'on y arrive par l'université (comme en droit ou en médecine) ou par les GE (comme en ingénierie ou en marketing)...mais que le troisième cycle reste un peu indigent (sauf en médecine) et insuffisamment reconnu ce qui explique que nos M2 ont un bon succès dans les 3èmes cycles des universités étrangères. L'idée n'est pas d'aligner nos GE sur nos universités car nos GE pour le M2 font très bien le job comme d'ailleurs l'université pour le droit ou la médecine. L'idée qu'on pourrait supprimer les concours et les remplacer par des entretiens est un peu débile car en réalité pour franchir la barrière des concours il faut franchir l'oral qui comporte des entretiens de personnalité quand c'est nécessaire et qui dans tous les cas teste les aptitudes à la communication. Donc si on doit faire évoluer les choses on ira de toute façon vers un système sélectif et où les établissements seront autonômes. Par contre nous devons en effet jouer sur la taille (voir fusion Paris Tech en cours), sur le développement du 3ème cycle et la co-habitation enseignement-recherche et enfin sur un partenariat plus fort avec les entreprises qui en France doivent elles aussi changer de mentalité et investir davantage dans l'innovation.
Réponse de le 16/02/2013 à 10:42 :
@Théophile
J'ai vécu plusieurs années en Californie pour poursuivre mes études dans une grande université, je peux vous dire que le concours d'entré n'existe ni au USA, ni en Allemagne.
Le concours est une exception française que personne ne nous envie!
Il est plus juste de juger sur dossier et sur entretien individuel plutôt que sur concours
a écrit le 16/02/2013 à 8:40 :
C'est déjà en marche depuis 2008 sous la présidence de Sarkozy , nombre d'universités se sont déjà regroupées entre elles et apparaissent en tant que Pôle de recherche d'excellence par exemple Toulouse qui regroupe non seulement Toulouse 1, 2 le Mirail et 3 et différents instituts (aéronautique, commerce, politique etc.. il reste néanmoins beaucoup de travail et notamment à changer certaines mentalités ... Ce programme est en bonne voie et commence à récolter ses fruits puisqu'avec l'autonomie, les universités commencent à embaucher des professeurs étrangers et a avoir une meilleure visibilité à l'international ... Reste effectivement les grandes écoles ... maintenant supprimer les concours est une aberration ou alors les remplacer par une année de préparation avec examen à la clé. On voit bien que pour les universités, tout le monde est admis mais combien sont ceux qui arrêtent en cours de cycle de licence ou autre sans aller jusqu'au bout alors qu'une simple Licence n'est pas une finalité en soi. Quand on sait le coût d'une année universitaire, c'est un énorme gaspillage. Donner la chance à chacun est plus que louable mais nombre d'étudiants devraient suivre une voie plus courte plutôt que s'engager dans un parcours universitaire sans issue. De ce fait, pour des domaines étudiés en universités ou en IUT puis IUP, les étudiants ayant choisi la filière IUT et IUP ont une bien meilleure formation et une bien meilleure approche professionnelle qu'à l'université alors que cela devrait être le contraire ... D'ailleurs le coût d'une année d'études en IUT est supérieure à celui d'une année universitaire.... chercher l'erreur. L'université à la base était normalement pour l'élite. A ce jour, c'est le fourre tout et nombre de jeunes qui ne savent pas quoi faire font une, deux voire 3 années de sociologie ou tout autre formation non scientifique et ne demandant pas de connaissances particulière puis passent à complètement autre chose quand ils le peuvent ou se retrouvent sur le marché du travail sans bagages ..
a écrit le 15/02/2013 à 21:56 :
l'université c'est surtout une fabrique à chomeur.
elle est trop theorique, trop eloignée du monde du travail !
et surtout il manque la chose la plus importante : le reseau !!! sans reseau, sans piston pas de travail
c'est pour ça que je deconseille au maximum de passer par l'universite, mieux vaut des etudes courtes dans un domaine precis que des etudes generalistes qui servent pas a grand chose
Réponse de le 16/02/2013 à 10:36 :
@FABRICE
C'est pourquoi il faut changer l'université devenue misérable et usine à chomeurs.
pourquoi avoir des privilégiés qui ne servent à rien, sauf à couler la France par leurs privilèges, le copinage et leurs incapacité à décider. Merci l'ENA l'X et X-Mines
a écrit le 15/02/2013 à 21:28 :
Ils veulent supprimer les élites et faire du peuple des gens bêtes, sans cerveaux ni grosses têtes. Bravo la bêtise devient populaire, comme la jalousie, l'égoisme, la rancoeur face aux meilleurs. Niveler par le bas, le bac pour tous, et qui ne vaut plus rien. Bientot, plus rien ne vaudra plus rien, et faire des études sera inutile.
Réponse de le 16/02/2013 à 10:31 :
@jalousie
je pense que vous n'avez rien compris, vous vous considérer peut être comme une élite!
a écrit le 15/02/2013 à 19:06 :
Article pas in-intéressant. Mais je diverge sur le point du diplôme. Laisser s'installer un système de hiérarchie des diplômes selon leur universités dispensatrices... revient à récréer un équivalent de GE, qu'on vilipende, à côté ! S'il faut une différentiation, prônons le double diplôme: le national et le local: un étudiant qui n'aura pas le niveau ultime local, pourra toujours arguer de son papier "national". Cela rappelle le parcours du combattant les élèves de CPGE qui n'ont pas réussi, et pour qui les équivalences universitaires ne sont pas automatiques. Pour le système universitaire, une anecdote peut être éclairante: deux élèves en premier cycle "renforcé" d'une université (de l'ouest parisien..., OK...). Un, trilingue, a réussi ses concours et intégré une des 3 parisiennes. L'autre à échoué. L'autre a poursuivi à l'université, passé quelques trimestres à New York, et fini docteur; ce qui est un aveu d'échec en France. Le premier a suivi sa GE puis obtenu 2 autres équivalences de Master. L'université française est donc parfaitement apte à gérer/générer des bonnes études; elle prouve, bien plus qu'une GE, que pour y réussir, il faut se lever... Quant au modèle américain (global), il n'est pas "au niveau". La majorité des étudiants US se contentent d'un niveau "licence"; à force de QCM. La réputation d'excellence des USA vient de leurs seules capacités de recherche, et de savoir faire pour l'obtention de crédits. On insistera sur le fait que l'enseignement US est moins "doctoral" qu'en France, et donc peut être facteur de la créativité, notée dans un commentaire plus tôt. Que par contre, l'adaptabilité des étudiants français est reconnue partout; y compris en France, une faois passé le couperet de l'embauche...
On notera aussi que le système "tout par le pognon" a ses limites (la dette "universitaire" US pourrait bien leur sauter à...
La simili réforme française d'autonomisation a vécu: elle n'est pas pertinente. La "déviation" par rapport au système central peut être bénéfique, mais à faible dose; sur des critères spécifiques (et non "castiques").
a écrit le 15/02/2013 à 16:01 :
Je rajoute:
Pourquoi alors s'étonner si les futurs dirigeants de l'ENA ont beaucoup de mal à comprendre et à communiquer avec les hommes ? Comment peut-on aussi par souci d'égalité, décider d'une carrière alors que quelquefois un demi-point de notation suffit pour ficeler un avenir. L'innovation, l'intuition, l'imagination se trouvent écartées de la notation. Ce système pervers et injuste permet aux premiers de choisir ce qu'ils veulent, aux autres ce qui reste
Réponse de le 15/02/2013 à 19:11 :
On doit supprimer ces écoles et les concours
a écrit le 15/02/2013 à 16:00 :
Je connais bien l'ENA et je peux dire que dans cette école, tout ce qui est flou est rejeté, tout ce qui ne peut pas donner lieu à un classement est considéré comme inutile. On n'apprend pas dans ces écoles à être des meneurs d'hommes, à gérer les conflits, à guider et à animer une équipe. C'est toujours la sélection sur la seule capacité intellectuelle et non humaine qui fait la différence. Il arrive même que dans certaines grandes écoles, le module ressources humaines est optionnel et l'expérience prouve qu'il n'intéresse qu'une faible partie des élèves. Je pense que l'on doit changer ce système inadapté au monde d'aujourd'hui
a écrit le 15/02/2013 à 15:57 :
Pour éviter que notre enseignement supérieur continue à procéder par une sélection par l?échec avec des voies de secours pour tous ceux qui ont échoué, il faudrait que l'université devienne une industrie performante du savoir, capable de mesurer ses flux de production et de consommation. Elles sont actuellement des îlots de savoir dans un océan d?ignorance. Il faut donc restructurer l'enseignement supérieur, je partage la vision de l'auteur
a écrit le 15/02/2013 à 15:52 :
On doit aborder l?organisation de l?enseignement supérieur par une approche globale. Tout d?abord pour avoir un autre regard qui tiendra compte des finalités et des interactions du système. Ensuite, pour utiliser le modèle cellulaire, modèle basé sur la décentralisation, l?autonomie, l?échange et la flexibilité. Nous savons que plus un système est centralisé, et c?est le cas de l?enseignement supérieur, plus il est sourd à tous les problèmes rencontrés. Décentraliser c?est fractionner les unités, c?est à dire descendre dans l?échelle du système pour parvenir au terrain. C?est alors qu?on obtient les meilleures fusions entre le qualitatif et le quantitatif grâce à la proximité du terrain.
a écrit le 15/02/2013 à 15:50 :
Arrivée en France à l'age de dix ans et de parents d'origine européenne (Danemark/Yousgoslavie) et parlant plusieurs langues, pour moi il était clair que mes études sup serait faites à l'étranger. Après le bac, direction les universités américaines puis Singapore.
Par hasard, mon premier poste s'est déroulé comme consultante dans une entreprise en Angleterre où travaillaient pas mal de français. Dans le secteur RH/finance, j'ai beaucoup de collègues qui sont d'anciens Sciences Po. Mon avis personnel : quand il faut faire preuve de créativité, ils ne sont pas bons; en gestion courante, en analyser et direction de projet, ils sont loin, très loin devant la plupart des américains et anglais.
Les études aux USA, à part quelques pôles d'excellence, n'ont pas un niveau si élevé.
En toute modestie, je suis allée dans des facs côtés et lorsque j'ai débuté, je n'avais pas le niveau de mes collègues françaises.
Si c'était à refaire pas sûre que je retournerais à UCLA. Sciences Po Paris avec des bons stages serait peut-être une meilleure solution, moins chère en plus.
Réponse de le 15/02/2013 à 17:05 :
Je suis d'accord avec vous les éléves des très grandes écoles ne méritent pas les subventions de l'état à 50 000 euros par étudiant. En plus ils n'apportent rien de plus à la société!!!!!
a écrit le 15/02/2013 à 15:49 :
Je voudrais faire l'éloge des ingénieurs du CNAM qui pendant leurs parcours, leurs motivations sont mises à l?épreuve d?autant plus que l?enseignement s?effectue par cours du soir, après une journée de travail effectuée en entreprise. Leur caractère, leur intuition, leur sens pratique, font souvent des ces autodidactes les meilleurs chefs pour avoir fait leurs preuves sur le terrain sans pour autant avoir été désignés.
Réponse de le 17/02/2013 à 18:17 :
@ELOGIEUX
Je ne sais pas s'ils sont les meilleurs mais par contre ils ont beaucoup de courage!
a écrit le 15/02/2013 à 15:41 :
On peut rajouter que dans ces écoles tout est basé sur des recettes et non sur des mécanismes de pensée. Les méthodes, les recettes n'ont aucune prise sans la connaissance des problèmes. Les élèves savent mieux faire que faire faire et il est nécessaire qu'ils sachent ? commander ? tout en prenant en compte la complexité humaine à tous les niveaux. Malheureusement, toutes ces écoles ne prennent pas en compte ce qui est essentiel pour réussir : le potentiel humain et l?imagination. Si on veut développer la créativité il faut trouver d'autres moyens de sélection que les mathématiques qui restent trop importantes au niveau des concours. Référons-nous à une phrase célèbre d'Einstein : "la connaissance n'est pas la partie la plus importante, la chose importante c'est l'imagination".
a écrit le 15/02/2013 à 15:40 :
On peut dire que notre élite sortie de ces grandes écoles prestigieuses X, ENA, X-MINES n'apprend pas à se connaître, à s'évaluer, à s'écouter. Nous sommes dans un monde où la notation pousse à plaire pour réussir et à répéter ce que l'on apprend plutôt que de comprendre. Pour que nos étudiants aient la tête bien pleine, on aborde tout et à force d'apprendre à apprendre on ne fait qu'accumuler en désordre des connaissances qui se périment très rapidement. A force de courir de concours en concours, on finit par réduire nos élites à une collection d?autistes.
a écrit le 15/02/2013 à 15:37 :
Notre élite sortie de ces grandes écoles prestigieuses, se considère parmi la meilleure au monde et cherche à imposer sa légitimité en démontrant à chaque fois qu?elle détient la vérité. Quand on sait tout, on n?écoute pas et on refuse la pollution inacceptable d?idées nouvelles. Cette élite adore éblouir le troupeau de rêves et de grandeur en agitant les bienfaits technologiques pour asseoir sa légitimité. Ne doit-on pas être un peu plus modeste quand on affirme que notre système de fabrication d?élites est le meilleur au monde ? Nous devons certainement méditer sur les propos du philosophe Karl Popper qui nous enseigne que même « si nos connaissances nous différencient, l?immensité de notre ignorance nous rend tous égaux ».
a écrit le 15/02/2013 à 15:34 :
La situation de très grandes écoles élitistes contribue à la mise en place d?un mécanisme de formation de l?élite de l?élite, le plus compliqué, le plus cher et l?on ne s?en étonnera pas, c?est l?Etat qui prend en charge la formation. Comme d'habitude le pigeon c'est le contribuable
a écrit le 15/02/2013 à 15:30 :
je voudrais rajouter qu'en France, dès qu?un jeune ne réussit pas dans ses études dites classiques, on le met en entreprise. Considérer que l?entreprise est la filière de l?échec pour la formation d?un jeune est dramatique. Par contre, la formation par alternance, la formation duale, est un formidable mode de formation.
a écrit le 15/02/2013 à 15:29 :
Il faudrait également développer les filières techniques pour les jeunes avec des passerelles leur offrant le droit à l?erreur. L?éducation, c?est beaucoup plus qu?apprendre un métier, la culture générale solide ne doit pas être oubliée, c?est le fondement de la démocratie. L?enseignement professionnel ne doit pas être choisi par défaut, puisque l?on considère la formation dite classique comme la formation unique.
a écrit le 15/02/2013 à 15:27 :
Je note que tous ceux qui veulent reformer l'université concluent toujours par la casse des grandes écoles, et que les comparaisons entre cout d'un étudiant à la Fac et dans une grande école sont toujours réductrices: A quoi bon comparer le cout d'un étudiant futur chômeur de psycho au cout de la formation d'un ingénieur..que tous ceux qui veulent améliorer l'université s'attellent à la tache, car il y du boulot, et en ce qui me concerne, quitte à payer, je n'y met pas mes enfants..et si le système ne nous permettait plus d'assurer une éducation de qualité à nos jeunes, c'est vers d'autres cieux que nous nous tournerions. Ma conclusion est que la médiocrité de bien des universités est un frein à l'ascenseur social, et que nombre de parents éduqués préfèrent se tourner vers des écoles payantes pour échapper à ce cloaque, et que l'auteur de cet article n'a pas eu le courage de se frotter aux meilleurs..
Réponse de le 15/02/2013 à 17:08 :
Je pense que vous n'avez rien compris à la situation de l'université, ce n'est pas avec la politique de l'autruche que l'on va changer notre enseignement sup
a écrit le 15/02/2013 à 15:27 :
On oublie que l'enseignement commence du primaire et que l?égalité des chances n?est pas respectée, tous les enfants n?ont pas le même outil pour comprendre et pour apprendre. L?insécurité à l?école est d?ailleurs une des premières inégalités. Je pense qu'il faudrait lutter contre cette insécurité et démarrer la prévention dès le primaire avec une stricte application des règles, en sachant bien que toute transgression sera suivie d?une sanction ou d?une réparation. L?école doit devenir l?école de l?équité et de la chance pour tous, l?école des règles acceptées, l?école de la proximité et de l?efficacité.Ensuite on aura plus de chance pour le supérier..
a écrit le 15/02/2013 à 12:59 :
Sur quelle base dit-on que les universités américaines sont les meilleures du monde ? J'attend du concret et des chiffres parce-que j'ai du mal à vous croire. D'un, la sélection se fait par l'argent là-bas. Soit vous êtes riches et vous pouvez vous consacrer à vos études et donc perpétuer la lignée de privilégiés qui seront à la tête du pays demain, soit vous faites un prêt étudiant et vous devez travailler tout le long de vos études et longtemps après pour pouvoir rembourser vos dettes, sachant que cela amène énormément d'étudiants à abandonner en milieu de parcours.
Je sais de quoi je parle, je suis dans une université de langue ( vous, savez, celles qui seront jamais subventionnées par les entreprises car trop peu rentables ), en anglais, et nous avons beaucoup d'Américains qui viennent faire leurs études en France qui trouvent le niveau différent. Pas moins bon, mais différent.
Chacun a sa technique, nous ne sommes pas obligés de copier-coller un système en plein effondrement ( à voir, la prochaine bulle économique qui va exploser sera très justement celle des prêts étudiants ).

Qui plus est, un universitaire, s'il n'a pas d'emploi après, c'est peut-être par choix. L'université jusqu'ici permettait aux gens de pouvoir s'auto-gérer. SI on veut bosser, on le fait, on se donne telle heure à telle heure pour bosser telle matière etc. Mais c'est dur de choisir par soi-même. Beaucoup ont besoin qu'on leur impose des heures et des tâches débilitantes précises. Alors une fois qu'on a passé cette étape, on se met à réfléchir par soi-même dites donc. Et une fois qu'on réfléchit, on réfléchit à ce qui nous entoure, et là, révélation, le système veut que je travaille, je n'ai pas envie de travailler sur ce qu'il me dicte, je ne suis pas née esclave, alors je ne travaillerai que sur ce qui me plaît. ça donne des chômeurs oui, statistiquement, mais qui vous dit qu'ils n'ont pas un jardin et cultivent leur légumes et vivent en autonomie ou qu'ils créent leurs petits business autour de ce qui leur plait ?
Depuis la LRU énormément d'étudiants ont abandonné la fac de langues. La philo, le théatre, le japonais, l'arabe, et cie vous comprenez, ce n'est pas assez rentable. Certaines de ces filières ont été fondues, voire même supprimées. Vive la diversité de l'université avec son indépendance, tout à fait. Indépendance inexistante puisque dépendance d'entreprises et de mécènes.
Réponse de le 15/02/2013 à 13:34 :
le MIT? Harvard? Princeton?.... On continue??? bien sur que ces univesite prestigieuse sont nulles et innefficaces..... Arrete de nous prendre pour des jambons....
Bien sur que l argent y a une place important, mais voyez vous ils y accordent aussi des bourses... AU MERITE! Vous faites bien parti de cet "Archaisme professoral" aujourd hui c est fini le temps ou on etudie "pour le plaisir" y a un chomage de masse, aggrave en partie par votre caste! Le jeune il a besoin d un travail c est pour ca que "Depuis la LRU énormément d'étudiants ont abandonné la fac de langues. La philo, le théatre, le japonais, l'arabe, et cie " ca ne le permettraient pas de justement avoir un taf! c est la REAL EDUCATION!!!
Autre point, faudrais voir a eleve le niveau des colleges et lycee, deja en 97 quand j ai passe mon bac, dans le public apres un demenagement alors que j avais fait toute ma scolarite dans le Prive, le niveau etait affligeant!!!!!!!!!!. J ai passe 1 an au total en ecole publique 3 mois en CM2, 6 mois en 4eme et 3 mois en Terminale. Petite difference des le CM2, ma classe du prive (ou y avait aussi toutes les couches sociales) sur 34 eleve 2 ne maitrisaient pas la lecture et la resolution de problemes et ont donc redoublé, dans le public sur 36 eleves 11 etaient dans le meme cas et 6 sont passes en 6eme quand meme!!!!! Vous voyez pas un probleme???? Dans le prive pour passer en 6eme moyenne generale exigee 12 dans le public on passe avec 8!!!!! Toujours pas de probleme???? Au colleges et au Lycée les 2 fois arrive en cours d annees le public accusait un retard monstrueux dans l avancement des programmes dans le prive j ai toujours tous bouclé!!!!! Donc a un moment va falloir arreter "la privatisation" des contrats des profs permet l excellence des eleves car ils sont juges sur les RESULTAT et le NIVEAU de leur classes!!!! Pour motiver a réussir et à faire réussir on a encore rien trouve de mieux point barre!!!!! Et ca va falloir le faire rentrer dans la tête de tous des instits aux prof d université!
Réponse de le 15/02/2013 à 14:39 :
Je sais bien que le niveau des primaires, collèges et lycées est insuffisant voire médiocre, je suis d'accord sur ce point, je suis passée par là, et lorsqu'on refait le même programme d'anglais tous les ans et qu'on reprend les bases jusqu'en terminale, c'est qu'il y a un très gros problème. Du coup les universités sont obligées de s'adapter d'une certaine manière à la médiocrité des bacheliers qui ont eu leur bac dans une pochette surprise.
Mais c'est le gouvernement qui pose problème dans ce cas. Ils veulent embaucher 40 000 nouveaux professeurs très bien, mais vous savez ce qu'ils ont fait du CAPES pour permettre à ces 40 000 enseignants de l'obtenir ? Ils les ont rendus admissibles à 5/20. C'est affligeant et inacceptable, cela veut dire que des collégiens et lycéens vont avoir des profs inexpérimentés et aussi branleurs qu'eux.
Il y a aussi un problème dans la manière dont est considérée l'éducation. Elle est censée nous permettre de réfléchir, d'apprendre etc. A la place elle essaie de nous former à devenir des bons petits robots pour telle entreprise et de nous désinformer un maximum.

Et si la philo n'existait plus... la France n'aurait plus son identité. Elle aura été mangée comme tous les autres par la grande économie implacable qui se fout des envies et du bien-être de chacun. Je ne suis pas née esclave et ne vivrait pas esclave. Il faut arrêter de se résigner et de fonctionner avec ce système que l'on sait tous voué à l'échec.
Réponse de le 15/02/2013 à 15:28 :
Affligeant oui.... a cote de ca moi j ai fait tout comme on m a dit, vocation précoce a 4 ans je savais que je voulais etre medecin.... J ai appris 2 langues, fait des voyages linguisitiques pour paufiner, appris les sciences (auquel je m interresse toujours) passe un bac S avec mention, oh bien sur loin d etre parfait partout probleme d orthographe (fautes d inattentions comme ils disent, c est sur je connaissais toutes les règles)... Apres ca fac de medecine 2 PCEM 1 a trimer comme un dingue pour se faire eliminer avec 15,298 de moyenne générale..... Aujourd hui j entends qu on manque de medecins, de dentistes, de soignants en général et je fais un boulot "pour vivre" il ne me plait pas, je ne m y epanouie pas..... Comment tu veux que je donne envie à mes propres momes de suivres leurs rêves????? On a un système qui broye les élèves et leur vocations.... Et a côté de ca on a des secteurs qui ne trouve pas de main d oeuvre du menuisier à l ingénieurs.... Meme combat... Le pire du pire c est que ce qui m a fait chuter c est même pas un domaine medical m en souvient encore 15 ans apres: Le calcul en physique quantique du déplacement d un astre..... Elle est belle et logique la séléction moi je vous le dit!
Réponse de le 15/02/2013 à 17:47 :
Toujours cette logique de sélection qui tue le système!!!!!
a écrit le 15/02/2013 à 11:40 :
je suis professeur à l'université et je confirme tous les défauts qui ont été mentionnés dans les divers mails . Le système est en train de mourir doucement mais surement ; le détruire serait d'utilité publique mais c'est impossible ( mammouth ... freins des lobbies divers et variés, syndicats d'un autre temps , profs formatés et incapables d'aller de l'avant, gaspillages du denier public dans des recherches "nombrilesques" , copinage etc etc ... ) bref il faut qu'un système "autre" se mette en place et par effet de tuilage , il prendra la place de celui qui est en train de s'éteindre . Enfin , non à la personne qui parle d'excellence française : il suffit d'aller en Europe ou dans le monde : nous vivons sur une image "jaunie".
Réponse de le 15/02/2013 à 17:12 :
Je partage complétement votre commentaire, il faut sauver notre enseignement et inclure ces pseudo grandes écoles dans un vaste système
a écrit le 15/02/2013 à 10:33 :
Encore un article sur cette pauvre université qui a fait de moi un citoyen en m'évitant la castration des prépas.
Déçu de ne pas avoir été dans une grande école me direz vous? Non pas du tout car je n'avais pas le choix. De condition modeste j'étais étudiant salarié pendant toutes mes études de physique. Maitre d'internat dans un lycée du dimanche jusqu'au mercredi non stop et le reste à la fac, là aussi non stop. Sans l'Université pas d'études supérieures pour moi. Résultat? Professeur des université en France et au Caltech de Pasadena. Les concours des auto proclamées grandes écoles se préparent dès la maternelle et donc nécessitent un potentiel social très important. Au bout de tout ça ces concours ne sont rien d'autre que des filtres sociaux pour qu'une caste dominante puisse se reproduire entre elle. Un concours c'est résoudre un problème qui a déjà été résolu. Il faut donc avaler toutes les annales correspondantes le plus vite possible. Pas de concours à l'Université. Ou avez vous vu ça? il est féroce et a lieu TOUS les ans et pas seulement à l'entrée. Ceux qui arrivent au bout sont souvent bien meilleurs que n'importe quel diplômé d'école et peuvent résoudre des problèmes qui n'ont encore pas été résolus. Certe, ils sont peu nombreux. Imaginer, une seconde, ce que serait l'Université et tous ses talents masqués sans prépas et sans cette spécificité franco française des écoles. Il n'y aurait plus d'élite? Vous voulez rire! ça débloquerait complètement la société française. Oui bien sur ce serait plus difficile pour certain de se partager les meilleurs fromages de la nation. Alors rêvons, ils peuvent dormir, c'est bien le terme, sur leurs deux oreilles les X, X machin, X truc, énarques et autres car le réveil de la société française n'est pas pour demain. Merci quand même Monsieur Azoulay pour la lucidité de votre article, mais...
Réponse de le 15/02/2013 à 12:09 :
Je partage un peu votre analyse. J'ai eu un parcours similaire, professeur d'université, en
France, puis aux Amériques, puis une direction de département. Et là j'ai décidé de franchir le pas en créant une entreprise, puis deux, puis en intégrant une entreprise américaine, en France. Avec l'Europe, les directions des entreprises, même françaises, avec une activité internationale se sont finalement ouvertes à des formations hors "grandes écoles" par nécessité (la compétence), et par intégration de cadres étrangers. Donc je suis un peu optimiste, dans la mesure où le recrutement se base de plus en plus sur la compétence et la capacité à résoudre des problèmes ouverts et moins sur le label d'origine. Dans les groupes "publics" (exple EDF), c'est un peu moins vrai et le label compte encore beaucoup, à partir d'un certain niveau, mais dès que c'est du privé, il ne compte plus que par éventuel copinage, inévitable, et ne fait plus parti des pré-requis historiques (tel poste correspond à un X-machin ou un Mines-truc, etc). Donc de l'optimisme, très mesuré, pour une évolution par porosité, même dans l'université et les écoles (grandes), et par intérêt de survie.
Réponse de le 15/02/2013 à 15:40 :
Je ne partage pas votre analyse. Pour faire ses études en classes prepa, les bourses sont d'un niveau suffisant, et le logement en internat est aujourd'hui quasi réservé aux boursiers. Par ailleurs, je ne connais pas de banques qui refusent de financer les études des élèves brillants et motives. Ne prétextez donc pas le manque de revenus qui aurait dicté votre choix respectable. En parlant de castration des prepas, vous démontrez qu'il faut en avoir pour se lancer dans cette compétition...
Réponse de le 15/02/2013 à 20:12 :
Il est normal qu'un diplômé d'école ne soit pas d'accord avec moi et je respecte cette opinion. Nous ne sommes pas du même monde. Nous étions plusieurs enfants à vouloir faire des études et, à l'époque il n'y avait pas de bourses pour tous. Les banques ne finançaient rien du tout. Quant aux terme castration des prépas il n'est pas de moi il est de Valéry Giscard d'Estaing brillant polytechnicien lucide. Je ne prétexte rien, mes choix étaient parfaitement assumés et pour avoir enseigné et donc côtoyé des étudiants (pardon à des élèves) d'écoles je n'ai vraiment rien à regretter. Aux Etats Unis j'ai connu un certain nombre de polytechniciens qui venaient faire un Master au Caltech. Il y avait parmi eux des types tout à fait remarquables mais il y avait aussi des forts en math qui étaient de parfaits abrutis. La compétition dont vous parlait où il faut en avoir parait-il (je reconnais bien là le cynisme et l'arrogance des"écoliers") pratiquée par un petit nombre mène inexorablement au blocage de la société dans laquelle nous sommes aujourd'hui et ce n'est pas fini.
Réponse de le 16/02/2013 à 11:08 :
Soyez rassuré sur le blocage de la société, car aujourd'hui, la plupart de nos élèves des grandes écoles les plus brillants sont soit mangés par le système (la fonction publique mange 50 pour cent de nos meilleurs éléments qui sont perdus pour l'innovation et l'entreprise), et le reste est contraint à l'exil...la place aux personnes qui sortent de la Fac leur est donc laissée, les portes sont grandes ouvertes..bonne chance à la médiocrité, le refus de la prise de risque, le déni de l'excellence..nous ne partagerons pas ce destin funeste et sans avenir.
a écrit le 15/02/2013 à 2:51 :
Le pouvoir a réduit à l'état de larve les université car sources de contestation, mai68 vient des facs, et même en Iran, la plus grande opposition provient des étudiants contre un pouvoir lui-même issu de révoltes d'étudiants il y a 35 ans.
De grandes universités indépendantes, cela signifie aussi que l'état n'a plus son mot à dire sur l'éducation, les frais, le concours d'entrée. Si les universités américaines ont premières au monde c'est simplement une histoire de taille, elles sont plus grandes donc ont plus de diplômés ayant réussi; et d'ailleurs il faut souligner que la prospérité américaine n'est pas tant basée sur les universités que sur l'immigration, presque tous les inventeurs, chercheurs, entrepreneurs de start-up sont issus de l'immigration ou de la 1ère génération née sur le sol américain; la France doit donc réformer aussi sa façon d'appréhender l'immigration et l'entrepreneuriat.
D'ailleurs un milliardaire américain avait dit qu'il donnerait de l'argent à tout étudiant abandonnant ses cours pour aller fonder une boîte, vous commencez à comprendre ? ne vous focalisez pas sur la brindille qui vous gâche la vue mais sur la poutre devant vos yeux.
Les descendants d'immigrés fournissent d'ailleurs de plus en plus les bataillons d'ingénieurs et de scientifiques chez nous( comme aux US les "indigènes" préfèrent le droit et le commerce, là où on ne construit rien mais on gagne plus facilement de l'argent), mais comme ils sont mal vus, ils sont presque forcés de partir.
Réponse de le 15/02/2013 à 8:17 :
+1. Les facs de physique aux USA sont des endroits où les professeurs russes enseignent aux étudiants chinois.
a écrit le 15/02/2013 à 1:23 :
encore un n-ième article anti Grandes Ecoles.... Pour soigner l'Université malade, il faut détruire ce qui marche, quelle logique... Voir un de mes camarades entrer à l'X tout en étant fils d'agriculteurs, c'est ça pour moi l'ascenseur social. Un système dans lequel les études de qualité coutent $50000 par an, c'est ça la véritable reproduction de "la caste dirigeante" comme vous dites.
Réponse de le 15/02/2013 à 9:38 :
L'entré à l X d un fils d agriculteur n est qu une coulee marginale pour valoriser la pseudo égalité des chances
Combien de fils d ouvrier à X
a écrit le 15/02/2013 à 0:53 :
Moi, je dissoudrai bien les universités pour généraliser le seul système qui marche : les CPGE. Finis les enseignants-chercheurs qui bullent à 2x12 semaines travaillées. Les profs de CPGE eux bossent normalement.
Réponse de le 15/02/2013 à 11:07 :
Vous avez vu des profs qui bossent
Réponse de le 15/02/2013 à 12:28 :
JOJOS et jehanne, vous reprendrez bien un dernier ballon de rouge au comptoir, non ?
Réponse de le 15/02/2013 à 14:06 :
Entièrement d'accord avec JOJOS
Réponse de le 16/02/2013 à 8:28 :
Ce genre de commentaire me met en rage !
Mon épouse est professeur d'université, elle travaille 10 heures par jour, 360 jours par an !
Ne parlez donc pas de choses que vous ne connaissez pas !
Vous croyez sans doute que les cours sont le seul travail des universitaires ?
Réponse de le 16/02/2013 à 11:07 :
Elle n'aurait que 5 JOURS de congés par an ? bizarre, bizarre ! Moi je connais un couple de professeurs enseignant dans un lycée et croyez-moi il n'y a pas eu besoin de faire appel aux grands parents ni à une nourrice, ou à une crèche pour la garde de leurs 2 enfants en bas âge (et sans avoir pris de temps partiel). Il se relayaient à tour de rôle ; alors les grèves vous imaginez bien ce que j'en pense !
Réponse de le 16/02/2013 à 11:46 :
On parle ici d'un professeur d'université, il y a une période où il n'y a pas de cours, vous pouvez appeler ça les vacances, mais les cours ne sont qu'une petite partie du travail d' un enseignant-CHERCHEUR - c'est la différence avec un prof du secondaire ( ou même de classe prépa)
Réponse de le 16/02/2013 à 15:14 :
Oui je plaisantais un petit peu quand même ; je me doute bien que les profs d'Université ont une activité complémentaire contrairement aux profs scolaires !
Réponse de le 21/02/2013 à 11:17 :
"je me doute bien que les profs d'Université ont une activité complémentaire contrairement aux profs scolaires ! "

Je suis étudiant, et ce qui est certain c'est que mes profs de collège et lycée étaient plus sérieux que les enseignants de la fac, qu'ils soient profs ou autre chose !!! Ils préparaient leurs cours, corrigeaient leurs copies, expliquaient aux élèves qui ne comprenaient pas, traitaient le programme et ne nous méprisaient pas !

A l'université, c'est la liberté pour les enseignants de faire ce qu'ils veulent, quand il veulent et ils n'ont de compte à rendre à personne. Mais je comprends que leur carrière est 1000 fois plus importante que leurs étudiants !
a écrit le 15/02/2013 à 0:47 :
Le systeme des grandes ecoles a des defauts. Tous ceux qui sont incapables d'y entrer le critiquent. Beaucoup souhaitent remplacer les concours anonymes par des entretiens, c'est a dire remplacer le merite par le copinage. Que les bobos soient en faveur de ca, c'est leur intérêt. Par contre, ceux qui sont en bas de l'echelle et souhaitent un meilleur avenir pour leurs enfants ne doivent pas se laisser faire.
Réponse de le 15/02/2013 à 9:43 :
Vous pensez que les concours sont justes
Choisir sur dossiers et entretiens C plus juste
Le copinage existe aussi à l X regarder la revue des antiques la rouge et noire vous comprendrer
Réponse de le 15/02/2013 à 11:01 :
Ceux qui sont en bas de l'echelle vont à l'université !
Elle coute moins cher, les cours sont de qualité, et la sélection sur dossier et non sur entretien (école d'ingénieur?) garanti qu'un fils d'ouvrier ayant une bonne compréhension des maths mais pas l'aisance sociale d'un fils de directeur puisse passer !
Je suis ingénieur, fils d'ouvrier, mes compétences sont vastes, mon CV est hétéroclite au possible? Et pourtant, jamais je n'ai pû rentrer dans une grande école !
Réponse de le 16/02/2013 à 12:19 :
@dupont
Nous connaissons tous, c'est vrai, un fils d'ouvrier ou d'instituteur PDG sorti d?une prestigieuse école, mais ce n'est qu'une coulée marginale qui permet d'assurer la survie de l'espèce en lui donnant l'apparence d'équité. Mais ce n'est qu'une apparence car le concours pour accéder à ces écoles est jonché d'inégalités. Combien de jeunes de familles modestes ont-ils pu suivre la voie royale de l'enseignement secondaire ? Le classement de sortie aurait peu de portée si l'égalité des chances était mieux respectée.
a écrit le 14/02/2013 à 23:20 :
pourquoi modifier nos grandes écoles, c'est les meilleures du monde; La France est le pays de l'excellence au niveau des études
a écrit le 14/02/2013 à 23:16 :
On ne peut que se douter que l'auteur de l'article n'a pas fait une Grande École. Les univs US sont dans le haut du classement par un effet de mode, elles ont l'argent.
Il est normal que l'État investisse dans ses meilleurs éléments. Retirez le concours d'entrée des G.E et vous obtiendrez un résultat encore plus minable ! Si les univs françaises sont mauvaises c'est tout simplement parce que tout le monde ne devrait pas faire des études ! Donnez le bac à tous et vous obtenez des univs qui débordent d'individus qui ne sont tout simplement pas prédisposés à faire des études.
Réponse de le 15/02/2013 à 11:05 :
Vouloir s'élever socialement, c'est mal ? Et vouloir faire le job de vos rêves, c'est mal (je suis ingénieur d'univ? sinon, c'etait dessinateur en bureau d'études à vie ! un job chiant qui m'interressait pas !)

Le concours à l'université, il a lieu tous les ans ! Pas de concours à l'entrée signifie que l'on accepte les parcours de chacun, et que l'on donne sa chance à tous !
Réponse de le 15/02/2013 à 15:01 :
La réussite c'est une bonne dose de motivation et d'envie. Laissons donc le choix au individu de se rendre utile à la communauté comme il l'entend. Oublions l'élimination qui réduit nos possibilité de communiquer et prospérer. Le systeme républicain français actuel est castrateur et ne donne pas assez de possibilité d'initiative. Il faut atteindre le niveau master pour gagner la liberté de donner pleinement son avis, et écrire un mémoire. Sésame de la reconnaissance scientifique. Pourtant ouvriers et autres travailleurs ont eux aussi de la science et des savoirs a partager. Théorie sans pratique, c'est des bras sans mains et aux cerveaux limités. Souvenons nous des mouvements (nbrs étudiants) anti-CPE (contrat 1er embauche) et LRU (loi de reforme des universités). Et observons les résistance qui sont né a ce moment, elle ne tarderons plus a se faire entendre de plus belle.
a écrit le 14/02/2013 à 22:58 :
Qu?est-ce qui est le plus élitiste, sélectionner sur l?argent ou sur concours??
a écrit le 14/02/2013 à 22:17 :
"un grand ensemble universitaire fonctionnant en réseau ou la sélection sur concours sera bannie à tout jamais" : dans un milieu où la sélection eût été peut-être plus stricte, notre cher journaliste n'aurait pas omis l'accent sur le "où".
a écrit le 14/02/2013 à 22:12 :
L'égalité des chances pour l'enseignement
a écrit le 14/02/2013 à 21:25 :
je viens d une grande école et je demande un sabordement: unifiez écoles et universités. Les écoles ne créent que des castes autosatisfaites et encouragent l'inceste éducationnel.
Ceci n est pas bon pour la génétique et la faculté d adaptation aux changements rapides de la technologie. Virez tous ces noms d un autre siècle.
a écrit le 14/02/2013 à 21:16 :
Je reprends des études à 40 ans pour un master pro dans une fac de lettres. Je suis atteré par l'absence de conscience professionnelle des mes enseignants : ils sont totalement libres de faire ce qu'ils veulent ! Dans les écoles, les collèges, il y a différents garde fous pour éviter les dérives. J'ai l'impression qu'à l'université il n'y en a plus et que les étudiants sont tout simplement mal formés malgré le travail qu'ils fournissent. Vu ce que cela coûte à l'Etat, aux étudiants ou à leur parents, c'est désolant !
Réponse de le 21/02/2013 à 11:22 :
Pourquoi consacrer du temps à des étudiants ? Est-ce que ça favorise l'avancement, la carrière et la recherche ? Et il est si facile de les tenir en laisse en leur mettant des notes à la tête du client qu'ils n'osent pas contester de peur de se faire encore plus mal voir !

Outre ceux qui ne respectent pas le programme, j'en ai même qui s'abstentent régulièrement sans motif, arrivent 15' en retard, repartent 30' en avance et où est le problème ?

Que peut-on faire contre ça ?
a écrit le 14/02/2013 à 21:10 :
Que penser du coût de 50000 euros pour le contribuable pour former un Enarque qui ne sert pas à grand chose à part de favoriser les copains. regarder dans l'administration et les politiques tous ces bons à rien
Réponse de le 15/02/2013 à 10:04 :
Bien entendu vous restez dans le cliché, venez dans un ministère quelconque faire la journée d'un énarque lambda, chef de bureau, sous-directeur, chef de service et même directeur, vous aurez intérêt à arriver à 7h30 partir à 20h30 dans le meilleur des cas, si une réunion au Cabinet ne vous retient pas plus tard, en prenant une pause méridienne d'une demi-heure au maximum. Et si vous arrivez à passer un quart d'heure sans qu'un problème vous soit soumis vous aurez de la chance...
J'ai fait ça pendant plus de trente ans, j'avais droit dans les quinze dernières années à une voiture de fonction, je ne l'ai jamais demandée.
a écrit le 14/02/2013 à 20:44 :
Les impôts servent à 2 choses en France : éducation et intérêts bancaires. En gros, en résumé. Éducation, je dis rien, mais taux d?intérêts...heu...
a écrit le 14/02/2013 à 19:22 :
Je partage l'analyse de l'auteur, notre enseignement est pitoyable, la réforme doit toucher les universités qui vivent sans moyens par rapport aux trés grandes écoles
a écrit le 14/02/2013 à 19:16 :
Il y a 20 ans, on recrutait un informaticien au niveau bac+2 et il pouvait évoluer vers un poste de management. Aujourd'hui, pour le même poste, on recrute à bac+5... Cherchez l'erreur ! En réalité, nos université forment des incapables qui doivent se former sur le tas au cours de leurs stages, dont la durée ne commence à être décente qu'en master.

La véritable révolution de l'éducation nationale, ce serait qu'elle cesse de vouloir bourrer des crânes avec des connaissances inutiles et qu'elle se consacre à révéler les talents des élèves et à les aider à se développer. Ca, ça servirait vraiment à quelque chose et la compétitivité de la nation en serait incroyablement boostée !
Réponse de le 14/02/2013 à 20:51 :
informaticien au niveau bac+2, meme il y a 20 ans ça ne venait surement pas de la FAC.
C'est quoi pour vous une connaissance inutile? Allez à l'étranger et vous verrez que les gens français formés dans nos universités sont très appréciés parce que justement, ils ne sont pas cantonnés à une discipline
Réponse de le 14/02/2013 à 21:19 :
Qui recrute à bac+5 pour un poste de bac+2? Cette situation, je la connais et je la confirme. Mais la responsabilité est à imputer strictement aux SSII. La formation informatique universitaire en France est excellente, et cela se constate à l'international.
a écrit le 14/02/2013 à 19:08 :
le meilleur moyen de redonner des moyens par étudiant serait de sélectionner à l'entrée comme en médecine avec un numérus clausus par filière. ça éviterait de former au frais du contribuable des armées de chômeurs à bac +5 ,complètement désemparés quand ils rencontre-enfin et bien obligés- la vrai vie...
Réponse de le 14/02/2013 à 20:53 :
C est sur comme ça on aurait des armées de chômeurs à niveau bac inclassables qui couteront au final plus cher au contribuable
Réponse de le 15/02/2013 à 10:31 :
Vous avez raison et tort tous les 2: Tort en liant niveau de diplome et orientation. Regardons un peu ce qui se passe ailleur deja avant la fac: Les profs ne connaissent absolument rien ni a l organisation a avoir en fac ni le monde de l entreprise. L eleve passe d un cadre "hyper stricte et proteges" a un lieu ou il n y a pas d appel, ou il peut ne pas venir en cours, ou la part de recherche et de travail personnel prend 2fois plus d importance... La cassure est trop net. Sur l orientation on ne s interrese ni aux gouts ni aux motivations des eleves et on ne les mets absolument pas en reliefs avec ses ^connaissances et capacités.. Les cles de les reussite du passage Lycee>>>> Fac elle est la.
Sur les numerus clausus et concours il faudrait aussi anticipe un peu plus, un mec qui est recale en medecine avec plus de 15 de moyenne et qui a la vocation sera certainenement un meilleur medecin que celui qui a fait une prepa qui fini major mais n a pas la meme vocation (et c est du vecu)...... Dans le meme ordre d idee anticiper un peu, chiffre de praticiens: On ne forme que 150 nouveau anesthesistes par an alors qu il en faudrait 350, on ne forme pas assez de pediatre, de gyneco, de chirurgiens...... Alors qu on est deja dans certaines zones en desert medicaux...... On laisse des etudiants allez en STAPS, en Histoire, en Biologie... Alors que ces secteurs ne pourront jamais absorbe l afflux d etudiant qui en sort.... On ne forme pas assez d architecte, de Menuisiers, D Ebenistes...... Le pire c est que tous ces problemes sont connus... Mais des qu on essaie de changer>>>>>> GREVE. A un moment il va falloir se poser la question on va outre et on fait les reformes pour l avenir de nos enfants ou encore une fois on se couche et on attend de voir!!!!!! LES REFORMES C EST TOUT DE SUITE.... qu on a besoin pas en 2017 en promesse juste avant l election presidentielle....
a écrit le 14/02/2013 à 18:56 :
Donc, si je suis bien cet article, aux Etats-Unis, il n'y a pas de caste qui se reproduise, contrairement à la France. Ce monsieur doit oublier que les universités aux Etats-Unis sont à l'entrée le fruit d'une sélections par l'argent, et que leurs universités, justement, en viennent à demander de l'argent à l'Etat parce que les entreprises sont trop instables.
Réponse de le 14/02/2013 à 19:19 :
Vous parlez de choses que vous ne connaissaient pas, quand on paye on est en droit d'attendre un enseignement d'excellence! regardez l'état de notre enseignement universitaire comparé à l'ENA ou à Polytechnique, il coute 50000 euros par étudiant au contribuable français! Pensez vous que ces écoles apportent un plus à notre enseignement supérieur!
Réponse de le 15/02/2013 à 8:21 :
Les études dans les universités américaines ne sont apparemment pas bonnes pour la connaissance de l'orthographe, notamment pour l'accord entre le verbe et son sujet
Réponse de le 16/02/2013 à 0:21 :
Je ne suis pas partisan des grandes écoles mais quand même... je trouve un peu lourdingue la manière dont chacun se défoule sur des écoles qu'il ne connait pas ou alors qu'il connait pour n'avoir pas réussi à y rentrer. Une école comme Polytechnique a formé (et formera) des scientifiques dont les découvertes ont bouleversé la science et la technologie. Pour ne citer que les plus illustres: Poincarré, Mandelbrot, Albert Jacquard. Si l'école Polytechnique coute si cher au contribuable c'est parceque ses élèves (qui ont un statut de militaire) touchent une solde c'est un moyen pour l'état d'avoir un retour sur investissement en les faisant travailler au moins 10 ans au service de l'état.
a écrit le 14/02/2013 à 18:15 :
Les universités américaines..?? Elles produisent QUOI de valable, entre nous..?? Le haut niveau US est en train de baisser depuis bien longtemps et les ponts d'or toujours offerts aux chercheurs étrangers n'en est qu'une preuve de plus.
Réponse de le 14/02/2013 à 18:28 :
Je suis désolé yvan, mais les universités américaines sont surement meilleures que les nôtres pour ne pas dire les meilleures du monde ! J'ai fais une partie de mes études en Californie et je sais de quoi je parle....
Réponse de le 14/02/2013 à 18:57 :
Des études de quoi ?
Parce que votre jugement n'est pas valable dans tous les domaines...
Réponse de le 14/02/2013 à 20:56 :
Yvan et Spohie ont raison tous les deux, ce n'est pas parce que les universités américaines sont les meilleures que le niveau des jeunes américains ne s'effondrent pas
a écrit le 14/02/2013 à 17:24 :
La lithanie habituelle sur l'incapacité d'innover que Gustave LE BON spécialiste incontestable de la contagion des idées aurait sans doute qualifié d'inepties ; quant aux respectables auteurs que vous cités, ce ne sont (malheureusement) que des prêcheurs dans le désert bien loin des caravanes de l'innovation. Il y a longtemps que le courant diffusionniste de la recherche sur l'innovation a abandonné la piste des élites pour y trouver inventeurs, lead users et autres early adopters... les élites sont depuis longtemps dépassées à tel point qu'elles ne jouent plus que très rarement le rôle de prescripteur... Ceci étant, il n'est pas interdit de rêver...
a écrit le 14/02/2013 à 17:12 :
La réforme des universités, comme toute réforme de la fonction publique, s'est toujours heurtée à des corporatismes très forts, exacerbés par des antagonismes historiques. Pour une fois, de façon habile, et en fonction de contexte du moment, N Sarkozy et V Pecresse ont réussi a mettre en place une réforme conduisant à l'autonomie progressive des universités. Réforme incomplète, sûrement, mais dans la bonne direction. La digestion est lente et l'Université a une inertie importante. Mais pour que la suite ressemble à ce que décrit cet article, le mouvement devra venir de l?intérieur et pas de l'extérieur. En utilisant et en étendant les nouveaux pouvoirs obtenus. En diversifiant les ressources, c'est le nerf de la guerre. C'est à l'université de faire preuve de créativité c'est son rôle !
Réponse de le 14/02/2013 à 17:39 :
Saluer le projet d' "autonomie progressive des universités" dans un article prônant la nécessité impérieuse d'enchevêtrer et de développer les réseaux, c'est fort, très fort !!!
La vérité a été démontré, me semble-t-il par un grand spécialiste du développement des organisations, à savoir Yvon PESQUEUX, qui a démontré qu'une institution ne peut se réorganiser... Méditons, méditons...
Réponse de le 14/02/2013 à 17:43 :
Vous avez raison, l'université doit être créative, mais la porte du changement s'ouvre toujours de l'intérieur!
Réponse de le 14/02/2013 à 18:06 :
@PAS GLOP : je ne sais pas si c'est fort, mais les réseaux ne se construisent pas tout seuls, et la nécessité impérieuse est soumise surtout à l'existence de ressources, qui doivent se capter, de façon autonome, sans attendre les décisions budgétaires de ceux dont justement ce n'est pas l'intérêt. Demandez, par exemple, aux universités américaines si elles ne se réorganisent pas de l'intérieur, surtout actuellement.
Réponse de le 14/02/2013 à 19:24 :
je partage votre point de vue GE92

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