Comment les adeptes de l'austérité travestissent la réalité

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Michel Santi (c) DR
Michel Santi (c) DR (Crédits : DR)
La baisse des dépenses publiques est-elle une nécessité ? Pour l'économiste Michel Santi, il s'agit d'une manipulation des adeptes de l'austérité, comme le FMI ou même... l'Allemagne.

Nous pensons que nous savons. En réalité, la manipulation pratiquée sur les opinions publiques a atteint son paroxysme dans le cadre de la crise économique et financière sévissant en Europe et aux États-Unis. Certes, cette intox n'est (et de loin) pas un phénomène récent. Déjà en 1996, un sondage avait révélé que la majorité des citoyens américains était persuadée que le déficit budgétaire s'était détérioré sous la Présidence Clinton…alors qu'il n'avait fait que s'améliorer ! Pour autant, la désinformation subie par nos sociétés en devient aujourd'hui carrément dramatique. Ainsi, un sondage conduit il y a quelques semaines par Google démontre également une majorité convaincue de l'aggravation du déficit budgétaire US depuis 2010, sachant que 40% des sondés vont jusqu'à déclarer que ce chiffre s'est très substantiellement détérioré. Tandis que seuls 12% confirment la réalité, à savoir que le déficit budgétaire américain s'est considérablement amélioré depuis 2010! Nous pensons donc que nous savons, mais nous sommes induits en erreur par des responsables politiques ultra-libéraux, dont l'unique objectif est de conditionner notre réflexion et nos réactions en faveur d'un strict conservatisme économique.
 
 Déclarations ambigües ou mensongères
 
Restons sur le terrain américain où l'affrontement entre progressistes et orthodoxes prend des allures de pugilat. A cet égard, soyons sans illusion sur la situation prévalant en Europe, même si cette ligne de fracture - qui existe aussi très clairement - évite pour le moment de sombrer dans les excès verbaux. Ou dans des déclarations ambigües, propices à la confusion, fallacieuses, quand elles ne sont pas ouvertement mensongères, comme cela se pratique quotidiennement aux États-Unis. Comme celles de ce parlementaire républicain éminent, Eric Cantor, qui affirmait tout récemment que le déficit de son pays était en augmentation. Ou comme le Sénateur Rand Paul qui accuse le gouvernement US actuel d'accumuler depuis des années un déficit d'« un trillion de dollars », alors que ce dernier - qui ne fait que baisser - est de seulement 642 milliards en 2013 ! Sachant que ce même Rand Paul, expert auto-proclamé en économie et potentiel candidat à la Présidentielle américaine, fit une réponse incroyable à une question posée par un journaliste. En effet, interrogé sur son candidat idéal à la succession de Ben Bernanke à la tête de la Réserve fédérale, Rand Paul devait afficher sa préférence pour … Milton Friedman, décédé en 2006 et qui - même encore vivant - aurait largement dépassé la limite d'âge pour diriger une banque centrale puisqu'il aurait eu 101 ans en 2013 !
 
Psychose de la dette
 
Par delà cette bourde anecdotique et ridicule attestant de la culture et de la compétence économiques des « austériens », l'assainissement des déficits passe très clairement pour eux (bien) avant l'emploi. Leur pierre angulaire se décline donc en remboursement immédiat de toutes les dettes et en réductions drastiques de toutes les dépenses publiques. Même si les travaux de leurs théoriciens - les économistes Reinhart et Rogoff cités à outrance pour leurs calculs déterminant un cliquet des endettements publics à 90% supposé nuire à la croissance - sont passés à la trappe pour des « erreurs excel » pitoyables. Même si l'institution dont ils se réclamaient tous - à savoir le FMI - a admis dès 2012 avoir sous-estimé les conséquences néfastes de la rigueur instaurée en Europe. En réalité, cette psychose de la dette est distillée pour des raisons identifiées il y a déjà près de 150 ans par Marx : pour asseoir et pour consolider l'emprise du capital sur nos sociétés.  Et décrites il y a 70 ans par l'économiste Kelecki dans son ouvrage - «  Les aspects politiques du plein emploi »   - à une époque où il était encore du devoir des Etats d'assurer le plein emploi. Kalecki avait en effet lucidement décrit l'opposition féroce du monde des affaires, des patrons d'entreprises et du capital en général à l'encontre des dépenses publiques. Pour eux, toute intervention étatique était à bannir et à honnir - y compris dans le cadre d'une récession sévère -, car elle remettait en cause le climat de confiance, préalable à tout investissement.
 
Instaurer la discipline
 
Dès lors, la régulation, les dépenses sociales excessives, l'assurance-santé (comme on le voit aujourd'hui aux Etats-Unis) et les hausses d'impôts visant les nantis seraient autant d'écueils fragilisant la confiance, l'investissement et en définitive l'emploi ! Cette désinformation - ou ce chantage ! - se poursuit bien entendu de nos jours, tout en prenant une ampleur inédite puisqu'il nous est quotidiennement asséné que l'expansion monétaire provoque l'hyperinflation, que les déficits budgétaires aboutissent à l'escalade des taux d'intérêt, que la rigueur budgétaire favorise l'emploi,  que la croissance s'inverse dès que les déficits publics dépassent 90% du P.I.B, et que la politique activiste de certaines banques centrales (Fed, Banque du Japon) empêche une croissance saine… Des forces à la puissance redoutable sont donc à l'œuvre - la droite conservatrice, les néo libéraux, la Bundesbank, la nation allemande, l'ignorance de nos politiques des mécanismes macro économiques -  dont l'objectif est d'instaurer toujours et partout la discipline et la culture de l'argent qui se doit d'être durement gagné.
 
L'argent comme valeur sacrée
 
Les organes de cette orthodoxie partent donc du principe dogmatique selon lequel souffrance et privations sont un chemin de croix incontournable pour lutter contre la dépression de nos économies. Ces austères austériens exigent une inflation nulle tout en récusant violemment une banque centrale dont la préoccupation serait de rétablir l'activité économique. Ces adeptes de l'école autrichienne vivent dans un monde pré-copernicien, celui où l'on était encore persuadé que la Terre était plate ! Car, pour eux, tout doit être sacrifié - y compris l'emploi qui n'est en finalité qu'une variable - dans le but de conserver une inflation quasi-nulle, car leur morale leur enseigne que l'argent est une valeur sacrée. Tandis que la reflation est diabolique, parce que trop facile.

 

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. « Finance Watch ». Viennent de paraître : une édition étoffée et mise à jour des "Splendeurs et misères du libéralisme" avec une préface de Patrick Artus et, en anglais, "Capitalism without conscience".

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Commentaires
a écrit le 10/12/2013 à 2:03 :
good articles
a écrit le 29/11/2013 à 5:12 :
nice articles
a écrit le 27/11/2013 à 3:55 :
good articles
a écrit le 26/11/2013 à 16:34 :
good articles
a écrit le 25/11/2013 à 19:58 :
nice articles
a écrit le 25/11/2013 à 16:59 :
thank you for share!
a écrit le 10/09/2013 à 13:42 :
Les leaders politiques populistes se plaisent à faire croire à un public beaucoup trop crédule, par le biais de raisonnements simplistes, mettant en avant "le bon sens commun", qu'il y a une analogie entre la dette publique et la dette privée (celle d'un ménage ou d'une entreprise). N'importe quel étudiant en 1ère année de droit ou d'économie, comprendra qu'il n'y a pour ainsi dire aucun rapport entre les deux. Vouloir faire croire le contraire n'est que pur sophisme de la part de ceux qui le disent ou profonde ignorance de ceux qui le croient. Le plus grave est surtout le niveau de compréhension de l'électeur moyen dans l'économie et la finance publique. A en lire les commentaires, plus ils sont acerbes, plus ils démontrent que leur auteur n'y comprend rien à rien. Même sans connaissance sur le sujet, il devrait paraitre évident pour toute personne de bon sens, que la partie recette de l'un et l'autre (salaires ou CA et impôts) et la manière de la créer (subie ou imposée), ne sont pas comparables. Mais encore, un État (ou groupe d?États comme c'est le cas en zone Euro) frappe sa propre monnaie et a les moyens de faire varier sa valeur, ce qui change tout dans la relation dette-remboursement entre États de monnaies différentes (ce qui est quasiment toujours le cas). Omettre ces évidences dans la comparaison dette publique et privée, n'est que tromperie de la part d'un politique et dangereuse naïveté de la part d'un électeur.
a écrit le 06/09/2013 à 15:34 :
Le plus grave est surtout le niveau de compréhension de l'électeur moyen dans l'économie et la finance publique. Et à en lire les commentaires, plus ils sont acerbes, plus ils démontrent que leur auteur n'y comprend rien à rien. Les leaders politiques populistes se plaisent à faire croire à un public beaucoup trop crédule, par le biais de raisonnements simplistes comme le bon peuple les aiment, mettant en avant "le bon sens commun", qu'il y a une analogie entre la dette publique et la dette privée (celle d'un ménage ou d'une entreprise). N'importe quel étudiant en 1ère année de droit ou d'économie, comprendra qu'il n'y a pour ainsi dire aucun rapport entre les deux. Vouloir faire croire le contraire n'est que pur sophisme de la part de ceux qui disent ou profonde ignorance de ceux qui croient. Même sans connaissance sur le sujet, il devrait paraitre évident pour toute personne de bon sens, que la partie recette de l'un et l'autre (salaires ou CA et impôts) et la manière de la créer (subie ou imposée), ne sont pas comparables. Mais encore, un État (ou groupe d?États comme c'est le cas en zone Euro) frappe sa propre monnaie et a les moyens de faire varier sa valeur, ce qui change tout dans la relation dette-remboursement entre États de monnaies différentes (ce qui est quasiment toujours le cas). Omettre ces évidences dans la comparaison dette publique et privée, n'est que tromperie de la part d'un politique et dangereuse naïveté de la part d'un électeur.
Réponse de le 10/09/2013 à 15:17 :
"Vivre au dessus de ses moyens, c'est s'enrichir" . La Grèce, l?Espagne, le Portugal, ... Oui, c'est virtuel. A bas l?austérité et "merci" pour le cours, grand maître....
a écrit le 03/09/2013 à 20:14 :
Très bon article fort bien étayé et documenté, même s'il ne plaît pas à certains détracteurs de MS. '' C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas '' (Gandhi) [Si la manipulation des chiffres ou des marchés n'est plus une surprise en soit, la manipulation des opinions non plus. Il faut bien calmer '' La grande Bête ''(le peuple selon A. Hamilton) au risque sinon qu'elle devienne incontrôlable et dangereuse. Rappelons-nous la célèbre couverture du magazine Time en 1999 ? sur laquelle on pouvait voir Alan Greenspan, alors président de la Fed, Robert Rubin, le secrétaire au Trésor de l'époque et Lawrence Summers, le secrétaire adjoint au Trésor avec ce titre: '' Le comité pour sauver le monde ''. Le message était donc, ne vous inquiétez pas, tout est sous contrôle. Huit ans plus tard, nous avons compris à quel point notre confiance était mal placée !] A méditer ! http://www.chomsky.fr/entretiens/guerre02.html

a écrit le 03/09/2013 à 17:44 :
M Santi doit avoir besoin de consulter quelques livres d'histoire. Tous les états vivant au dessus de leurs moyens ont un jour été mis à genoux par leurs créanciers, faire la guerre pour piller un voisin, été envahis ou victimes d'une guerre civile. Que préférez vous M Santi?
a écrit le 03/09/2013 à 16:47 :
L´expert de la manipulation a parle et c´est.................... un certain Michel Santi. Je ne comprend toujours pas comment se fait-il qu´un gus comme lui, dont une phrase sur deux contient une distrosrion de la verite, a acces a LaTribune. Vraiment cela me depasse.
a écrit le 03/09/2013 à 16:22 :
(Autre coquille : il s'agit de Micha? Kalecki.)
a écrit le 03/09/2013 à 16:20 :
(Petit message pour vous signaler une coquille : "ambiguë" s'écrit avec un tréma sur le "e" et non le "u".)
a écrit le 03/09/2013 à 15:36 :
je ne suis pas économiste, mais je n'ai pas l'impression que les pays qui pratiquent l'austérité comme la Suisse ou l'Allemagne vivent beaucoup plus mal que nous ?!?
a écrit le 03/09/2013 à 15:23 :
"Nous sommes induits en erreur par des responsables politiques ultra-libéraux". Non, c'est plutot Mr Santi qui nous enduit avec de l'erreur ultra-collectiviste.
a écrit le 03/09/2013 à 13:29 :
tiens, a la lecture de cet article, j'ai cru lire l'humanité dimanche(hebdo communiste) la tribune dérape en arrière, on dirait du Georges Marchais pour ceux qui ont connu cette époque.
a écrit le 03/09/2013 à 13:27 :
Rand Paul est libertarien, cad que pour lui, une banque centrale ne devrait même pas exister, la monnaie n'a pas à être contrôlée par qui que ce soit. Voilà le sens de sa réponse : Friedman, parceque mort et monétariste (Friedman était contre l'existence d'une banque centrale active). Double trait d'humour, que la médiocre culture de Mr Santi ne lui permet visiblement pas de comprendre .... Il faut dire que à par Marx, Mr santi ne connait pas grand chose en économie ...
Réponse de le 03/09/2013 à 21:44 :
a john galt , que ce serait'il passé si les banques centrales n'existaient pas en octobre 1929? , ben toutes les monnaies du monde auraient disparues purement et simplement ne valant plus rien , le meilleur exemple est quand meme l'Allemagne qui a subit de plein fouet cette crise mais aussi le japon a la meme période , on peut créer de la monnaie papier mais quand elle est devenue hors de contrôle elle perd toute crédibilité pour les créanciers , de nos jours l'Amérique latine connait de telles déboires , bientôt les USA ? , dans 25 ans on en parlera car bien des choses se passent dans ce pays et vous n'avez pas tout vu encore , la dette n'est qu'un révélateur d'une crise plus profonde et durable , qui a sauvé les banques en 2008 ?.. les banques centrales et le contribuable qui a essuyé les plâtres des degats d'une économie titrisée et déconnectée de la réalité a la limite de l'escroquerie pure et simple a voler des pauvres en leur faisant la démagogie de l'enrichissement , sans les banques centrales aujourd'hui le monde serait congestionné par une crise sans precedent menant tout droit les peuples a la ruine et a la guerre .. en 1918 le franc français ne valait pas plus que le plomb idem pour l'Allemagne , saignés a blanc par la guerre les états européens avaient liquidé tout leur or pour acheter des armes , ils s'en sont jamais remis , par contre leurs fournisseurs eux nous donnent encore des leçons , quand on voit leur gestion et leurs protectionnisme je ris car c'est d'un pathétique .
a écrit le 03/09/2013 à 13:27 :
Une fois de plus, Santi frappe fort et juste. Nous subissons en fait la loi de quelques vieux rentiers, de quelques Harpagon grippe-sous arc-boutés sur leurs intérêts et qui font tout pour les défendre au mépris de la plus grande part de la population. Non, l'inflation n'est pas mauvaise, elle accompagne toujours des nations jeunes en pleine expansion alors que la déflation menace les vieux pays qui font passer l'intérêt des leurs retraités rentiers avant celui des jeunes. L'Allemagne est l'archétype de ce genre de pays et plus tôt la France prendra ces distances avec cet encombrant voisin, le mieux ce sera.
a écrit le 03/09/2013 à 13:18 :
Il faut demander au grecs ou aux espagnols ce que ca fait lorsque le pays ne pas vivre sans emprunter et que les financiers remontent le spread....... On ne parle pas d'austerité, le truc du FMI, on l'a bien compris, on parle mettre 100 milliards dans la croissance et sans nourrir le MEDEF ... Actuellement la politique, c'est des faux cheminots, travailleurs à mi-temps, qui peuvent s?acheter des tablettes chinoises à la retraite à 52 ans pour 3 milliards d'euros annuels sur le dos du collectif pendant que montebourg "investit" à titre "tout à fait exceptionnel" sur les robots qui seront les travailleurs de demain.
a écrit le 03/09/2013 à 13:01 :
Ce discours est tellement caricatural qu'il milite en faveur de ses adversaires ! Un grand merci de la part des (néo)liberaux !
a écrit le 03/09/2013 à 12:57 :
Super Manufuture ... toi tu veux travailler pour ne jamais partir en retraite profiter de ce que tu auras mis de cote ? Non toi tu vas etre un vaillant entrepreneur capitaliste jusqu'à ton dernier souffle .. mouahahah.

C'est pas les rentiers, ou les retraités le problème. Le problème c'est la dette, cette dette que l'on doit rembourser a des banques (privées). Une dette que nos états assurent par les prélèvement sociaux et les impôts.
Une dette que nos créanciers ne veulent pas voir être dévaluée par l'inflation.

D'ailleurs, ces gentils banquiers n?arrêtent pas de nous prêter de l'argent .. comme quoi au final ça doit être rentable .. je n'ai encore jamais vu de banquier philanthrope !
a écrit le 03/09/2013 à 11:16 :
Ah oui, aussi, j'adore les commentaires des retraités rentiers de ce site... Au moins, on sait ce qu'on doit combattre... en tant que capitaliste entrepreneurial et non rentier...
a écrit le 03/09/2013 à 11:14 :
+1
ET VIVELES ELEMENTS DE LANGAGE;;;
a écrit le 03/09/2013 à 9:58 :
Beaucoup disent : ""Ce monsieur n'a jamais dirigé une entreprise privé ??" mais avez vous dirigé un état pour donner des leçons aux élus ?? Bien que je ne les défendent pas, il faut savoir être rationnel et faire preuve de neutralité. Admettre qu'on a tort ou que le gouvernement à raison d'imposer tel ou tel réforme n'est pas un crime, vous n'en mourrez pas, ne vous inquiétez pas !!
a écrit le 03/09/2013 à 9:45 :
Le navire coule, les rats demandent à tous d'écoper jusqu'à ce qu'ils puissent sauver leur fromage en plus de leur carcasse.
Réponse de le 18/10/2013 à 15:17 :
est un jour ils comprendront que la vitesse au volant n est qu'une cause annexe des accidents.
les escargots, les gens qui coupent la route, les gens qui se croient seuls sur la route sans compter l usage de drogues eux sont les vrais dangers.
mise à part faire chier tout le monde et remplir les caisses de l'état les radarq servent à rien. Bonjour le retour sur investissement.
une personne qui roule à 140 sur l autoute roulera toujours à cette vitesse.
a écrit le 03/09/2013 à 9:45 :
Michel Santi, economiste....de Melenchon,
a écrit le 03/09/2013 à 9:44 :
Ramassis d'âneries, que l'on ne devrait pas voir dans la Tribune. J'espère que ce monsieur n'émarge pas sur de l'argent public..Même nos socialistes n'osent pas avoir de telles positions sur la dette et le déficit français....
Réponse de le 04/09/2013 à 15:21 :
Quelques cours d'économie vous permettrons peut être de percevoir la multiplicité des écoles et théories macroéconomiques, en ce qui concerne la dette et la dépense publique notamment. Que celles ci s'expriment dans leur pluralité n'est que normalité. Une petite montée en compétence s'impose de votre part ;) (après on a le droit de contre argumenter si l'on est pas d'accord).
Mais l'économie n'est pas une science dure et exacte, c'est une science éminemment politique et sociale, avec des avis divergents.
a écrit le 03/09/2013 à 9:43 :
Rendons à César et à Copernic?

Nul ne croyait encore que la terre fusse plate du temps de Copernic qui n?avait pas vingt and quand Colomb découvrit l?Amérique. En revanche on lui doit la conception du modèle héliocentrique de l?univers. Je veux bien convenir que les sciences économiques sont à la veille d?une révolution copernicienne, bien nécessaire au demeurant, mais ce n?est pas en tenant les yeux rivés sur des graphiques en deux dimensions qu?elles gagneront en pénétration et découvertes.
a écrit le 03/09/2013 à 9:41 :
ce type est vraiment inutile !!!!!!!!!!!
a écrit le 03/09/2013 à 9:25 :
Cet article est une farce propagandiste. Il est vrai du reste, que d'article en article, M.Santi continue de nous abreuver de ses indignations collectivistes en enchaînant des arguments décousus et mal ficelés. On atteint le sommet assez vite, quand ce fin limier moque l'ignorance supposée du sénateur Rand Paul parce qu'il a donné le nom de Milton Friedman comme meilleur candidat à la tête de la Réserve Fédérale, alors que ledit Friedman est mort et enterré depuis longtemps.... M. Santi, vous êtes réellement affligeant si vous n'êtes pas même capable de comprendre que Paul -un libéral-, sait évidemment parfaitement que Friedman n'est plus de ce monde: Friedman est un des grands penseurs modernes -et américain- du libéralisme moderne, prix Nobel d'économie. Brillant, caustique, maniant une maïeutique redoutable à quelques années lumières du copier-coller idéologique marxisant de Santi, il est un guide presque spirituel pour les libéraux modernes......... Quand au déficit d'un trilliard, il a été effectivement sur les 3 premières années de mandat d'Obama entre 900 et 1200 Mds, même s'il est vrai que la contrainte budgétaire du fiscal cliff a littéralement contraint le gouvernement fédéral à couper massivement dans les dépenses pour revenu aux modeste 600 et quelques milliards anticipés pour 2013.... Ce n'est évidemment pas en France que cela risque d'arriver, surtout avec la bonne propagande des journaux anciennement économiques.
Réponse de le 04/09/2013 à 15:24 :
c'est apparemment dur pour les libéraux d'accepter le caractère pleinement social et politique de la science économique, et que des avis divergents s'expriment
a écrit le 03/09/2013 à 9:22 :
Y a t'il encore place pour le mot déterminant "expert" ? Appelons-les désormais "techniciens", l'interprétation sera plus facile et la dite connaissance d'un sujet relativisée...
On peut se demander s'il est normal ou pas, ou judicieux, d'avoir connu un budget déficitaire depuis 1974, et l'on aura encore des "experts" aptes à répondre que c'est envisageable, voire possible ou nécessaire....Pour cela, lire les économistes dans 40 ans !
a écrit le 03/09/2013 à 9:22 :
Purée, il conseille les banques centrales de pays émergents ! Si ces pays émergent, ce n'est sûrement pas grâce à lui ! Ce qu'on appelle l'austérité, c'est avant tout un gain en efficacité et en productivité dans les organes de l'état et des collectivités locales, dont les modes de fonctionnement sont encore souvent bien ringards, c'est une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques, sans clientélisme, ... c'est une simplification du mille-feuille administratif, ... Juste un exemple : les communautés de communes devraient générer des économies, eh bien non, elles induisent un surcoût. Il faudrait faire disparaître les communes et les départements, remettre les instituteurs dans les classes, lutter contre l'absentéisme, ... Mais pour tout cela il faut des compétences et surtout du courage, c'est plus facile de dépenser sans compter et de ponctionner les français moyens.
a écrit le 03/09/2013 à 9:06 :
Article inutile et complètement à coté de ma plaque !!!!!
L'état français doit baisser son train de vie de 10% minimum.
Quand une entreprise va mal elle commence par réduire ses frais généraux , il en va de même pour un état.
a écrit le 03/09/2013 à 8:59 :
Excellent article qui dérange forcément les adeptes de l'austérité qui avancent mors aux dents comme si on les insultait, comme s'ils avaient déjà perdu leur pognon, qu'ils se rassurent ça arrive ! A se tordre... Je retiens, que le système financier prenne ses pertes, qu'on régule la mondialisation, financière économique et là, nous pourrons reparler de ce sujet de l'austérité. Comme dirait le souverain DSK, il y a un gendarme mais il n'est pas armé, énorme...!!!!
a écrit le 03/09/2013 à 8:20 :
Avec l'euro il n'y a pas d'autres solutions que de dévaluer les salaires. On peut toujours dire la dette, la crise et tout ce qui va avec on tourne en rond. Il faut sortir de l'euro supprimer la commission européenne et retrousser nos manches.
a écrit le 03/09/2013 à 1:22 :
Cet article est une farce propagandiste. La Tribune -100 pour un déchet pareil. Il est vrai du reste, que d'article en article, M.Santi continue de nous abreuver de ses indignations collectivistes en enchaînant des arguments décousus et mal ficelés. On atteint le sommet assez vite, quand ce fin limier moque l'ignorance supposée du sénateur Rand Paul parce qu'il a donné le nom de Milton Friedman comme meilleur candidat à la tête de la Réserve Fédérale, alors que ledit Friedman est mort et enterré depuis longtemps.... M. Santi, vous êtes réellement affligeant si vous n'êtes pas même capable de comprendre que Paul -un libéral-, sait évidemment parfaitement que Friedman n'est plus de ce monde: Friedman est un des grands penseurs modernes -et américain- du libéralisme moderne, prix Nobel d'économie. Brillant, caustique, maniant une maïeutique redoutable à quelques années lumières du copier-coller idéologique marxisant de Santi, il est un guide presque spirituel pour les libéraux modernes......... Quand au déficit d'un trilliard, il a été effectivement sur les 3 premières années de mandat d'Obama entre 900 et 1200 Mds, même s'il est vrai que la contrainte budgétaire du fiscal cliff a littéralement contraint le gouvernement fédéral à couper massivement dans les dépenses pour revenu aux modeste 600 et quelques milliards anticipés pour 2013.... Ce n'est évidemment pas en France que cela risque d'arriver, surtout avec la bonne propagande des journaux anciennement économiques.
a écrit le 02/09/2013 à 23:52 :
La dette sans limite ? jusqu'où ?
Le Japon surendetté a bien du mal à régler ce problème, et pourtant ce sont les japonais qui prêtent majoritairement à l'Etat.
En France plus de la moitié de la dette appartient aux investisseurs étrangers, à quel taux d'endettement la perte de confiance des marchés et les taux d'intérêt insoutenables? 100% ? 120%, comme en Italie ?
Avec nos dépenses publiques encore non maîtrisées, on y va droit.
a écrit le 02/09/2013 à 22:50 :
en gros résumé les penser ci dessous, l'état est un ogre qui engloutis les richesses crées par de pauvres entrepreneurs sans le sou, il est trop gros et responsable de tous les maux. peut on dire que la plupart des capitaliste sont finalement autogestionnaires? ou sont ils juste des ingrats qui ont profité du système scolaire gratuit (de moins en moins) pour devenir gestionnaires, des routes pour transporter leur marchandises et faire des bénéfices, de l'énergie pour alimenter leurs ordinateurs et leurs lignes de productions... suis je bète, ce que l'état fait mal, le secteur privé le fait de manière plus efficace, plus rapidement et cela selon les lois de la nature dicté par le sacro saint marché, et si c'est naturel alors c'est écolo, alors c'est bien. surtout depuis 2008...vous me direz une crise systémique tous les 79 ans c'est pas si mal, mais je parie que votre congélateur est toujours plein et que vous n'avez pas du couper le chauffage cet hivers. un état ne ce dirige pas comme une entreprise, si l'état est en faillite pour non payement de dette vous allez accablé qui, les gouvernant, les créanciers ou les gens, on ferme le rideaux et on vire le peuple? nan on rembourse rien et on ce débrouille. les créanciers on prix des risque qu'il assume, n'est ce pas là la lois du marché?
a écrit le 02/09/2013 à 20:22 :
Toujours la même litanie. M. Santi, si vous travaillez en France, entre la somme versée par votre employeur et votre pouvoir d'achat hors taxe, il y à plus de 75% de prélèvements divers, même pour les salaires les plus bas. Que l'état soit déficitaire ou non, n'est pas la question, il nous ruine pour très peu d'efficacité et celà nous mène tout droit à notre perte .
a écrit le 02/09/2013 à 20:22 :
de lire de telles insanités sur un site comme La Tribune. Et cet énergumène se dit économiste ? Cet article est un ramassis de pseudo arguments déblatérés depuis des années par des "partisans de la dette" (comment les appeler ?), qu'on voit fleurir depuis plusieurs semaines, depuis notamment les soi-disant excuses du FMI par rapport à l'austérité en Europe. Mais que de raccourcis dans ces analyses ! Et aucune contre-analyse sérieuse n'est faite. C'est pitoyable. Opposer assainissement des finances publiques et emploi est ridicule. Cela revient à nous faire croire que l'emploi existe et se développe grâce à la dépense publique. Des emplois jeunes, oui, mais n'est-ce pas un raisonnement à très court terme ?! Il est peut-être de l'intérêt de gens comme M. Santi que finalement notre économie se casse vraiment la gu...., il aura au moins un nouveau client à "conseiller" !
a écrit le 02/09/2013 à 20:16 :
Comment peut- il sortir des âneries pareils alors que la France n'a pas eu un budget équilibré depuis 1974, et dont le premier poste budgétaire est désormais celui du remboursement des intérêts de la dette! Ça ne m'étonne pas qu'on aille dans le mur avec des "spécialistes" pareils...
a écrit le 02/09/2013 à 20:14 :
Pauvre pays émergents. Si il est indéniable que l'état se doit de dépenser plus en période de crise pour compenser le ralentissement de l'activité du sectuer privé, cela ne justifie en rien un système oùl'état représente plus de la moitié de l'économie. La France est droguée à la sette et au fonctionnariat, il est temps de repenser nos ambitions en tant que pays
a écrit le 02/09/2013 à 20:09 :
Donc, selon ce monsieur et plus clairement que ce blabla d'économiste "engagé" (devinez de quel côté......!!!!) LA SOLUTION........c'est........L'INFLATION.......!!! Quel Foutage de G......car c'est bien connu l'inflation est favorable aux pauvres.....(humour noir) et l'histoire montre qu'elle est LA solution (re humour noir). Des opinions de ce genre ne méritent pas d'être publiée dans un journal sérieux...!!
a écrit le 02/09/2013 à 19:26 :
Pas toujours d accord avec Mr Santi, Pourtant cette fois ,son commentaire et analyse respire la sincérité et s approche de la vérité économique scientifique, c est à dire qu en économie seul l empirisme est scientifique, austérité , laxisme, sont deux fléaux qui ont leur adorateurs et parfois pour la méme raison que d écrit Santi , asservir les classes laborieuses.
a écrit le 02/09/2013 à 19:15 :
Gloubiboulga neo-collectiviste.
a écrit le 02/09/2013 à 19:14 :
Eh bien, si Michel Santi fait partie de ceux qui conseillent l"Argentine, celle-ci n'est pas sortie de l'auberge !...
a écrit le 02/09/2013 à 18:42 :
Quels galimatias! Des références stupides et un niveau d'analyse au ras des pâquerettes. C'est de la trivialité pure et simple de démagogue de bas quartier. Aucun argument n'amène de l'eau à son pauvre moulin qu'il fait tourner en jetant des seaux d'eau dans sa rivière asséchée. Heureusement que cet énergumène conseille des pays émergents, ça nous laisse du temps et beaucoup d'espoir. Laissez nous gérer en bon père de famille, ne pas dépenser plus que ce que l'on gagne, ne pas avoir de personnel domestique en trop grande quantité, juste le nécessaire. Je suis sûr qu'il a voté mollande, s'il est plus franco que suisse. Un pseudo-économiste à oublier très vite.
a écrit le 02/09/2013 à 18:18 :
quelle salade! quel fatras! M. Santi mélange tout et (surtout) n'importe quoi pour faire avancer sa thèse. Pour être économiste comme il prétend l'être, il faudrait qu'il soit capable d'un minimum de rigueur intellectuelle, mais à l'évidence il ne connait pas le mot de Talleyrand: "tout ce qui est exagéré est insignifiant".
a écrit le 02/09/2013 à 18:05 :
ce monsieur n'a jamais dirigé une entreprise privé semble t il ! les recettes doivent excéder les dépenses; voir la comptabilité abc. la marge c'est à dire les bénéfices s'il y en a permettent de réinvestir cet argent dans le cycle économique ou bien il est distribué en dividende; un état fait de la dépense et la répercute sur la population; comme il y a beaucoup de dépenses publiques on emprunte c'est le cas de la france depuis trente ans. et après on paie des dettes sur les dettes; une entreprise qui ne peut pas payer ses fournisseurs, ces créanciers disparait. je ne suis pas économiste et ce monsiieur il écrit vraiment des papiers inutiles.
a écrit le 02/09/2013 à 18:03 :
Très drôle cet article. Comme quoi, la propagande vient aussi des pros-dette. Quand dans un pays comme la France (5e puissance économique mondiale) la dépense publique représente 57 % du PIB, soit l'un des montants plus élevés au monde, comment se fait il que l'on trouve encore tant de gens à la rue ? Tant de jeunes incapables de lire et d'écrire alors qu'ils ont été scolarisés ? Tant d'administration dont on ne sait même plus quelle est leur finalité à part créé de la paperasse. Ah oui, nous avons aussi 90 fonctionnaires pour 1000 alors que les allemands en ont 50 pour les mêmes services. Au delà des sommes dépensées par l'Etat, il s'agit aussi de mesurer l'efficacité des dépenses. N'abordons même pas le sujet de la Justice qui est à pleurer ! Et l'Etat français et ses services ont une productivité déplorable.

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