Espagne et Italie : des besoins d'endettement encore préocuppants

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Les déficits publics se réduisent en Europe, mais l'Espagne et l'Italie sollicitent encore beaucoup les marchés. La situation italienne est notamment préoccupante. par Christian Jimenez, président de Diamant Bleu gestion

 Les besoins de financement élevés des États européens leur imposent d'accroître leurs programmes d'emprunts. Démesurément pour certains d'entre eux, avec en retour une détérioration accentuée de leur niveau d'endettement pour les années à venir.

On ne peut que se réjouir de la convalescence de la zone Euro. Souvenons-nous qu'à l'été 2012, l'Union monétaire vacillait encore, exposée à des risques de crise systémique sans précédent qui mettaient en péril son bien-fondé politique et l'existence même de sa devise. L'élan insufflé depuis par la Banque Centrale Européenne, inconditionnelle dans sa volonté de garantir la liquidité du système financier a participé à stabiliser les marchés.

Le fardeau de la dette subsiste

 Si ce constat permet légitimement un peu plus d'optimisme, il faut toutefois garder à l'esprit l'extrême sensibilité des économies nationales au fardeau de la dette.  Le gonflement notable des programmes d'émissions obligataires des États d'Europe du sud interpelle, notamment. Compte tenu du poids actuel du service de la dette, encore trop lourd dans ces pays, de tels besoins de financement sont difficilement soutenables.

 Des émissions de dette en hausse, en Italie et Espagne

Prenons les cas italien et espagnol. Les programmes d'émission de dette italienne ne cessent d'augmenter, 465 milliards d'euros en 2012, 470 milliards cette année, pas moins en 2014. Plus précisément, la hausse du volume d'émissions en bons du trésor est tangible sur la partie longue de la courbe obligataire, ce qui n'est pas sans conséquence puisque les emprunts à moyen et long terme sont les plus « coûteux » en termes d'intérêts.

Depuis le début de l'année 2013, le Tesoro italien a déjà émis près de 200 milliards d'euros en obligations à moyen-long terme, sur un total annuel de 236 milliards concernant ce segment. Et l'année prochaine, c'est un montant de 240 milliards de dette à moyen-long terme que compte lever le pays, record absolu parmi les programmes de financement en zone Euro.

Les marchés très sollicités par les Trésors espagnol et italien

 L'Espagne n'est pas en reste. Le Trésor n'a pas hésité, récemment, à promouvoir la syndication d'un nouvel emprunt de référence à 30 ans, très probablement motivé par l'inflexion des taux à long terme espagnols sur les marchés obligataires. En 2012, l'Espagne levait 113 milliards d'euros via l'émission de titres à moyen-long terme. En 2013, la barre des 120 milliards a été franchie, tandis que l'objectif dévoilé pour 2014 devrait avoisiner 125 milliards. Ici, le déséquilibre est notable entre émission de dette remboursable à court terme d'une part, qui devrait représenter 40% du programme total d'emprunt (210 milliards d'euros), et émission de dette de maturité longue d'autre part.

En somme, les deux pays sollicitent les marchés avec le même appétit. Cela va affecter davantage leur niveau d'endettement dans les années à venir. Dans des proportions et avec des conséquences toutefois bien différentes. Le poids de la dette publique espagnole devrait avoisiner 96% du PIB à la fin de l'année prochaine, alors qu'il n'excédait pas 70% en 2011. Toutefois, l'Espagne dispose désormais - mais pour combien de temps ?-  d'une marge de manœuvre un peu plus confortable en termes de coûts de financement.

Le gouvernement ibérique a plus d'atouts

La réduction linéaire de son déficit budgétaire est salutaire (de -5,3% du PIB à fin 2011 à -3,2% estimé en 2015). Surtout, pour la première fois depuis près de deux ans, le taux de rendement à dix ans espagnol est redevenu inférieur à son homologue italien. Ce renversement des spreads au profit des emprunts espagnols, reflète essentiellement une situation politico-économique plus stable, plus rassurante pour les créanciers. Disposant d'une majorité confortable, le gouvernement ibérique a davantage d'atouts pour tenir le cap des réformes budgétaires et tenter de restaurer la compétitivité économique du pays.

 L'Italie ultra-sensible au risque politique

Ce n'est pas vraiment le cas de l'Italie, ultrasensible au risque politique. Le gouvernement d'Enrico Letta est régulièrement menacé par les coups d'éclats des différents protagonistes de la coalition. Dans ce contexte, en accélérant le rythme de ses emprunts la troisième économie européenne prend ouvertement le risque de laisser filer son ratio dette/PIB, sans être tout-à-fait certaine de pouvoir s'assurer des conditions d'emprunt plus avantageuses à l'avenir.

 La dette publique italienne devrait dépasser 131% du PIB national fin 2013, contre 127% à fin 2012 et 120,8% à fin 2011 , tandis que le déficit budgétaire, estimé à -3,3% du PIB, est aussi en voie de détérioration par rapport à l'année passée (-3%, à fin 2012). Une orientation préjudiciable, d'autant que l'Italie se situe d'ores et déjà parmi les pays dont la dette totale, somme de la dette des agents économiques privés et de la dette publique, est la plus importante au monde.

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a écrit le 02/01/2014 à 18:06 :
in im VICENTV votre anlyse sur la dette italienne est exact l ITALIE est une grande puissanse industrielle le contaire de lESPAGNE
a écrit le 02/01/2014 à 1:58 :
Toujours cette manie de mettre l'Espagne et l'Italie ensemble dont les économies ne se ressemblent pas vraiment et pas la France ...pays où tout va bien et qui n'est pas du tout endetté.

On lisait la même chose en 2012 en 2013, cela doit être un marronnier..comme si il fallait s'étonner aujourd'hui que l'Italie et l'Espagne avaient besoin des marchés pour se financer, moi je le savais depuis longtemps et ce sera la même chose en 2015,2016 2017.
les autres ne le font pas ? mais comment fait la France qui va chercher sur les marchés entre 350 et 400 millions cette année ? ou le Japon et les USA et leur dette publique astronomique ?

Je me souviens aussi qu'on nous disait il y a deux ans que l'Italie était préoccupante et que l'Espagne était bien dirigée, bon la crise est venue par l'Espagne avec l'éclatement de sa bulle immobilière et ses 25% de chômeurs. Et il a fallu

Ensuite il y a les erreurs de chiffres, les taux italiens sont en ce moment inférieurs aux taux espagnols. Le déficit budgétaire italien est en dessous de la moyenne de la zone euro et nettement inférieur à celui de l'Espagnol. La dette publique italienne très élevée depuis 20 ans et a beaucoup moins augmenté qu'ailleurs et notamment en Espagne (dont la dette publique était l'un des plus faibles d'Europe avant 2008).

Et non il est totalement faux de dire que l'Italie est l'un des pays les plus endettés du monde, c'est même le contraire. La dette privée est très faible par rapport aux autres pays, les ménages italiens ayant du patrimoine et peu de dettes.

Le problème de l'Europe est la croissance, il n'y a que comme ça qu'on réduira les déficits et la dette et que l'Europe sera compétitive et la zone euro cohérente et aura la confiance des marchés. Le reste n'est que circonvolution comme cet article : ben oui les pays européens quasi tous trop endettés sont sur les marchés en priant que les taux resteront faibles et qu'il n'y aura pas de crise!
Réponse de le 03/01/2014 à 11:38 :
Mais non,la croissance ne sert a rien si l'argent est systématiquement détourné!Que l'italie et l'espagne se réforment et nettoient leur corruption et clientélisme et le déficit disparaitra
a écrit le 01/01/2014 à 9:38 :
cet article ne fournit aucune analyse économique, aucun raisonnement, juste il dit la météo économique.
a écrit le 31/12/2013 à 18:20 :
m JIMENEZ il faut revoir votre article sur la dette italienne d abort les 2 pays sont tres differents l ITALIE est une puissanse industrielle avec une dette part habitant des plu faible d europe
a écrit le 31/12/2013 à 18:09 :
je ne suis pas d accord avec l exsposee sur la dette italienne L ITALIE est une grande economie et la dette priveè est une des plus faible d europe
a écrit le 31/12/2013 à 17:11 :
Et la France alors!!! + 100 Milliards par an
a écrit le 31/12/2013 à 13:31 :
Ce n'est pas bon pour les états qui s'endettent, mais c'est très bien pour les banques qui factures des taux d’intérêts...
a écrit le 31/12/2013 à 12:53 :
A mon avis "préocuppant" (dans le titre) s'écrit "préoccupant"...

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