Aurait-on fait plus de mal que de bien en allant combattre au Mali ?

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« On nous prend pour des idiots : on nous dit on va vous protéger alors que la France est là simplement pour ses intérêts. » Aminata Dramane Traoré, femme politique malienne. / Reuters
« On nous prend pour des idiots : on nous dit "on va vous protéger" alors que la France est là simplement pour ses intérêts. » Aminata Dramane Traoré, femme politique malienne. / Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, Mali, Centrafrique, le retour des guerres coloniales françaises ?

11 Janvier 2013. La France entre en guerre au Mali pour libérer le nord du pays tombé aux mains des terroristes islamistes. Un an après le lancement de l'opération Serval ayant permis de sécuriser Bamako et de rendre au Mali son intégrité territoriale, le président François Hollande estime que "l'essentiel de la mission a été accompli".

Un succès militaire donc, qui pousse les forces françaises (2.500 soldats) à quitter progressivement le pays pour passer le relais à la mission de l'ONU et à l'armée malienne. Un retrait aux accents colonialistes ?

28 minutes

« On nous prend pour des idiots : on nous dit "on va vous protéger" alors que la France est là simplement pour ses intérêts. »

Les mots sont durs, et sont dits par une personne de premier plan : l'ancienne ministre de la culture et du tourisme du président Konaré entre 1997 et 2000, Aminata Traoré.

Alors qu'au bout d'un an d'intervention, l'armée française s'enlise dans le pays et cherche à en sortir par le haut en passant le relais à la force de l'ONU Minusma, les voix se lèvent parmi les Maliens pour critiquer cette action militaire.

MISE AU POINT
Par Sandrine Le Calvez

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine Deporet

1878. La conquête territoriale de la France sur le continent africain est freinée par les soldats du flamboyant Samory Touré à la tête d'un vaste territoire dans la boucle du Niger, au sud du Sahara. Retour sur la colonisation du Mali.

VU D'AILLEURS
Par Juan Gomez

"Périlleuse", c'est le qualificatif que François Hollande a utilisé pour parler de l'opération militaire française en Centrafrique. Et pourtant, le président persiste et signe, il fallait intervenir.

Mais tous les experts s'accordent à dire que cette opération Sangaris reste difficile et laborieuse. Alors combien de temps Sangaris peut-elle durer ? Faut-il craindre un enlisement de la situation ?

 

DEBAT
Pour débattre du sujet, l'ancienne ministre malienne de la culture Aminata Traoré, Pascal Boniface, géopolitologue, et le général Jean Fleury, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air.

 

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a écrit le 15/01/2014 à 4:59 :
Aminata Traoré a des arguments la plupart infondés et ne connait pas grand chose au domaine militaire ou de l'énergie en particulier. Elle agit plutôt comme une Marine le Pen qui cherche à se distinguer avec des agruments populistes et démagogiques en vue d'un éventuel retour en politique.
a écrit le 14/01/2014 à 16:38 :
Des guerres coloniales? peut-être... mais alors pourquoi le conseil de sécurité de l'ONU, avec pourtant des pays comme la Russie ou la Chine qu'on peut difficilement accuser de complaisance à notre égard, a-t-il validé ces interventions (à l'unanimité dans le cas de Sangaris!) ?
Réponse de le 15/01/2014 à 10:22 :
tout simplement pour des raisons politiques et surtout éviter pour eux le terme : colonisation au nom de l'humanisme !!!!!!.
Le va-t'en guerre Hollande cherche par tous les moyens a se valoriser (jusqu'à ce jour que des camouflets ...... ou il devient l'amuseur mondial !!!!
Réponse de le 15/01/2014 à 18:14 :
@bonrevons : merci pour cet avis. Pour autant, ça ne grandit pas non plus "les autres", puisqu'au final ça ferait de nous des exécutants cautionnés par l'ONU. Donc on peut penser que ces "complices" n'auraient pas vraiment de leçon à nous donner. Du reste, que l'on appelle ça néo-colonialisme ou autrement, le déroulement de l'opération laisse penser que pour un malien du sud du pays, l'intervention française a été une nuisance mineure. C'est en ça que j'ai du mal avec le terme de néo-colonialisme : ce type d'intervention militaire de faible envergure ne me semble pas avoir grand chose en commun avec l'annexion de fait pratiquée par le passé et accompagnée d'une exploitation des populations à base d'esclavage, de conscription forcée, etc.
Réponse de le 17/01/2014 à 6:44 :
Bonjour Bonrevons. merci de lire la réaction de Politologue, il n'y a rien à rajouter

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