L'industrie française ira-t-elle à la conquête du monde ?

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(Crédits : Reuters)
Après une longue période de décroissance, l'industrie apparaît mûre pour un renouveau. Par Vincent Champain, Nacim Kaid Slimane, Augustin Delestrange et l’ensemble du pôle « Stratégies Economiques » de l’Observatoire du Long Terme.

Le constat est connu : le secteur industriel n'en finit pas de pâtir face à la montée des pays à faible coût de main d'œuvre. Entre 2000 et 2012, les Etats-Unis, le Japon et le Royaume-Uni ont ainsi connu un déclin de l'emploi industriel encore plus important qu'en France, quoique moins prononcé qu'en Italie et surtout qu'en Allemagne.

Évolution de l'emploi industriel (hors construction) entre 2000 et 2012

emploi industriel

 

Un possible renouveau industriel

Pourtant, la possibilité d'un renouveau industriel n'a jamais été aussi forte. D'une part, parce qu'une grande partie des secteurs pouvant être touchés par les phénomènes de délocalisation l'ont déjà été - on voit même apparaître des cas de relocalisation en France d'activités situées à l'étranger. D'autre part, parce que les écarts de salaires entre pays à faible coût de main d'œuvre et pays européens vont se réduire de plus en plus, notamment pour les salariés qualifiés. Ainsi le salaire de base chez Foxconn (entreprise qui réalise notamment l'assemblage de l'iPhone) en Chine est-il supérieur au salaire moyen dans l'industrie en Bulgarie. Et cet écart diminue rapidement du fait d'une hausse plus rapide des salaires au sein des pays émergents (+14% en moyenne en Chine en 2012).

Coût horaire du travail dans l'industrie

coût du travail

 

Une stratégie industrielle rénovée?

Par ailleurs, de nouveaux modèles de vente apparaissent, qui donnent une « prime » à la proximité en associant des équipements à haute valeur ajoutée à des services de « productivité des actifs », qui nécessitent d'êtres localisés au plus près des clients.  

Ce mouvement de fond favorisant un retour en force de l'industrie, l'Etat peut l'amplifier et l'accélérer en adoptant une stratégie industrielle rénovée. Traditionnellement, l'Etat cherchait à construire des champions et à les faire grossir ; désormais, il doit avant tout assurer un écosystème en faveur des activités les plus prometteuses (haute valeur ajoutée ou capacité à entraîner la croissance d'un écosystème) en agissant sur quatre axes : politique de compétitivité, politique d'innovation, politique d'efficacité de la production et politique de développement des talents.

Fiscalité et dépenses publiques : raisonner en économie ouverte

Difficile de parler stratégie industrielle sans évoquer les questions de compétitivité et de fiscalité. Or on oppose souvent compétitivité prix (réduire les impôts et les dépenses) et hors prix (fournir plus de services au prix de plus d'impôts), alors que ce qui compte en réalité, c'est la valeur ajoutée perçue - c'est-à-dire le ratio entre la satisfaction des entreprises et le niveau des prélèvements acquittés. Cette « VAP » n'est malheureusement mesurée par pratiquement nulle part, laissant cette tâche à des classements (celui de Davos par exemple) généralement peu favorables à la France. Dès lors, comment s'étonner des nombreux cas de divergence entre l'offre des services publics et les besoins des entreprises ?

Par ailleurs, l'évolution de la fiscalité doit tenir compte de six principes de bon sens trop souvent ignorés :

  1. Couvrir tous les prélèvements. Ceux pesant le plus sur les entreprises sont les cotisations patronales, les plus fortes du monde. Toute analyse sur les prélèvements doit donc inclure impôts et cotisations.
  2. Éviter l'isolement. Lorsque la France agit seule, elle part perdante et alimente l'image du pays où fleurissent les impôts. Il est préférable de chercher à créer un consensus, par exemple au travers d'organisations telles que l'OCDE.
  3. Éviter les dogmes. Il existe des études scientifiques mesurant l'effet positif du CIR ou des baisses de charges sur l'emploi ou la recherche. Elles sont préférables aux stéréotypes de toutes natures…
  4. Différencier bons et mauvais prélèvements. Les meilleurs impôts sont « à double dividende ». Par exemple une taxe sur le co2 rapportera à l'Etat, tout en bénéficiant au climat. Au contraire, d'autres impôts nocifs - par exemple, la taxe sur les transactions financières, qui aura pour seul effet de déplacer des emplois hors des pays qui l'appliqueront.
  5. Donner de la visibilité. L'incertitude a l'effet d'une taxe : les entreprises ajouteront une « marge de sécurité », en plus de la fiscalité applicable, lorsqu'une situation annoncée en début d'année pourra être remise en question.
  6. Être réaliste. La fiscalité repose aussi sur des conventions. Est-il logique que les intérêts d'emprunt soient déductibles, mais pas les dividendes ? Cela peut se discuter en théorie. Mais, en pratique, le monde entier applique cette distinction, et un seul pays ne peut pas faire différemment, sauf à condamner ses industries capitalistiques.

 

Innovation et recherche : renforcer la capacité de diffusion mondiale

Si l'on souhaite voir les innovations conçues en France devenir des succès mondiaux, il est nécessaire d'agir à trois stades complémentaires :

-          développer l'effort de recherche (qui permet de passer d'idées nouvelles à des brevets ou des méthodes applicables industriellement) ;

-          développer les partenariats entre le monde de la recherche et le monde de l'industrie (petite et grandes entreprises), qui permettent de passer des brevets ou méthodes nouvelles à des applications correspondant aux besoins du marché ;

-          diffuser les produits à l'échelle du monde, soit en aidant les petites entreprises à grandir, soit en se reposant sur la capacité de champions mondiaux capable d'atteindre des marchés à l'international ;

La France a plutôt tendance à se concentrer sur les deux premiers axes, comme en témoigne la dimension régionale donnée à l'organisation des pôles de compétitivité, ou la focalisation sur les PME de beaucoup de plans de soutien à l'innovation ou de dispositifs publics. C'est l'une des causes du « paradoxe français » : des scientifiques reconnus, des startups dynamiques, mais moins d'innovations qui arrivent à s'imposer mondialement. Pourquoi ? Parce que, sorti de quelques secteurs traditionnels, le rôle des grandes entreprises pour atteindre rapidement des marchés mondiaux est négligé. Devenue grande, l'entreprise n'est plus considérée comme faisant partie des plans d'innovation, alors que son rôle est clef pour porter l'innovation made in France sur des marchés mondiaux.

Améliorer le soutien à la recherche: des pôles de de taille critique mondiale

Par ailleurs, des améliorations sont possibles au stade du soutien à la recherche et du partenariat recherche-industrie :

-          Les processus d'instruction et de contractualisation publics pourraient être rendus plus simples et plus rapides, en s'inspirant notamment de la réactivité de « concurrents » tels que les fonds souverains ;

-          Les partenariats pourraient être élargis pour pousser, lorsque cela est pertinent, à la constitution de pôles de taille critique mondiale. L'Europe souffre en effet d'une faiblesse immédiatement visible sur la carte de répartition des pôles de compétitivité ci-après. Alors que les États-Unis ou la Chine ont mis en place des pôles à l'échelle de territoires comparables à la taille de l'Europe, les pôles européens restent à l'échelle des Etats membres - c'est à dire 27 fois plus petits. Dans les secteurs où la taille critique compte, cela crée un handicap de compétitivité qui ne peut être réduit que par une approche régionale. Pour la France, ces « grands projets » pourraient être européens, mais aussi francophones - il existe en effet une place pour une « francophonie industrielle ».

 Focaliser l'effort sur les avantages compétitifs de la « chaîne de valeur »

La plupart des grandes puissances industrielles collaborent avec des pays partenaires, souvent proches géographiquement. Autrement dit, le secret des « champions de l'export » tient en partie à leur capacité à être aussi des « champions de l'import » qui savent trouver ailleurs les composants qu'ils ne seront pas capables de produire de façon compétitive. Ainsi, le Japon s'approvisionne largement en Asie émergente, les Etats-Unis au Mexique et l'Allemagne dans les Pays d'Europe Centrale et Orientale.

A l'image du succès de l'industrie automobile allemande (dont les emplois créés en Allemagne sont en partie dus à la localisation de composants automobiles en Europe de l'Est), la France industrielle gagnerait à une accélération des partenariats de partage de la « chaîne de valeur », notamment avec les pays francophones.

Anticiper les redéploiements sectoriels : réduire le déficit en qualification

Alors que l'impératif de compétitivité impose de chercher à positionner l'économie sur les secteurs de demain, la réalité actuelle est qu'une part significative des moyens publics est focalisée sur le soutien à des secteurs en difficulté. De fait, toute stratégie industrielle ambitieuse se doit en effet d'être empreinte de réalisme social : cela impose certes de chercher à occuper des positions sur les secteurs à haute valeur ajoutée, mais aussi à s'assurer que les emplois créés sont compatibles, en nombre et en structure, avec les profils de ceux qui auront à les occuper.

A l'inverse, si les emplois créés demain par la stratégie industrielle adoptée aujourd'hui ne correspondent pas aux profils de ceux qui seront disponibles pour les occuper, il est probable que cette stratégie soit stoppée en plein vol à la fois par des difficultés de recrutement, des blocages sociaux, et l'asséchement des moyens publics liés à l'aggravation du chômage.

Or les études montrent que d'ici 2020, on observera une création d'emplois non-qualifiés insuffisante par rapport au nombre de demandeurs, alors que nombre d'emplois qualifiés risquent de rester vacants. Pour éviter d'être victime d'une crise sociale, la stratégie industrielle française doit donc être « inclusive », en s'assurant à la fois de l'adaptation des compétences (afin de réduire le déficit en qualification et le nombre de demandeurs peu qualifiés), mais aussi que soient créé un nombre important d'emplois destinés aux salariés les moins qualifiés (probablement plutôt dans les services que l'industrie high-tech).

 Pour une stratégie industrielle inclusive

La politique industrielle a parfois consisté pour l'Etat à « choisir quelques vainqueurs », en cherchant ensuite à les protéger à tout prix de la concurrence mondiale. Ce que montrent les travaux réalisés par l'Observatoire du Long Terme, c'est que la voie opposée offre probablement plus de débouchés.

D'abord, en prêtant plus d'attention à la fertilité de l'écosystème économique qu'à une définition trop précise des « critères de beauté » des projets qui s'y développeront : peu importe que les entreprises soient petites ou grandes, françaises ou étrangères, dès lors que l'emploi et la valeur ajoutée sont en France !

 Ensuite, en adoptant une approche de positionnement sur la chaîne de valeur. La priorité n'est pas que la France fasse tout, sur tous les produits, mais qu'elle se concentre sur les composants ou produits où elle a des chances raisonnables d'être compétitive, en important le reste -chercher à produire du pétrole au lieu de l'importer serait aussi vain que de renoncer à valoriser nos atouts dans le luxe ou dans l'énergie.

 Développer notre capacité de conquête des marchés mondiaux

Par ailleurs, nous pouvons encore développer notre capacité conquérir les marchés mondiaux. Cet objectif repose évidemment sur le système d'aide à l'export, mais il nécessaire aussi de nous interroger sur le paradoxe français (énormément d'idées, beaucoup de startup, peu qui deviennent des champions mondiaux) et reconsidérer l'apport des grandes entreprises pour déployer rapidement produits et services à l'échelle mondiale.

 Enfin, il est nécessaire de « boucler l'équation sociale » : en accompagnant cette stratégie industrielle de mesures de développement de l'emploi pour les salariés peu ou pas qualifiés - notamment dans les secteurs « low tech » ou dans les services.

 

Le rapport « Quelle politique industrielle à long terme ? » a été réalisé par le pôle Stratégies Economiques de l'Observatoire du Long Terme.

 Plus d'informations sur l'Observatoire du Long terme

 

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 20/05/2014 à 15:30 :
Plus nuancé et réaliste que beaucoup d'articles que l'on trouve sur le sujet.
a écrit le 14/05/2014 à 13:30 :
Dommage, l'article n'inclut pas un des graphiques mentionné: "la carte de répartition des pôles de compétitivité ci-après"
a écrit le 25/03/2014 à 11:14 :
EXELENT RAPORT? BRAVO?
a écrit le 23/03/2014 à 14:08 :
L'industrie française n'a pas attendu les très intéressantes prospectives de monsieur Champain!il n'a échappé a personne que les réformes structurelles portaient déja leurs fruits!seulement le gouvernement communique mal sur ces avancées.en bref,la machine est déja repartie et les français ne s'en rendent pas encore compte.
Réponse de le 28/03/2014 à 13:05 :
Oui c'est ce que je constate moi aussi, mais cela n'apparait pas encore dans les stats du chomage (hélas), ni dans le ressentis de la population. Néanmoins cela fait plus d'un article (dans différents médias, de droite comme de gauche) de presse qui commencent à relayer cette idée (d'un début de reprise). Il faudra encore attendre de longs mois avant que les frnaçais ne s'en rendent compte (et c'est en supposant que les efforts de réformes continuent).
a écrit le 20/03/2014 à 18:46 :
Merci pour ce tour d'horizon. J'aime l'idée de ne pas forcer les petites entreprises a rester petites. Mais en se mondialisant ne risque- t-on pas de laisser le champ aux géants industriels aux détriments des PME ?
a écrit le 19/03/2014 à 0:58 :
Article très intéressant avec des pistes et des lignes directrices, lesquelles apparaissent comme synthèse du produit d’une réflexion menée notamment autour des problématiques française de compétitivité et d’emploi. Le sujet à l’air passionnant, on aurait presque envie d’en savoir plus et rentrer dans le détail.
Avec toutes ces préconisations, Il n’ ‘Y a plus qu’à’ comme on dit !
Je partage quelques remarques/opinions suivantes en rapport avec ce qui est décrit par Vincent Champain :
« La priorité n'est pas que la France fasse tout, sur tous les produits, mais qu'elle se concentre sur les composants ou produits où elle a des chances raisonnables d'être compétitive ».
Je suis plutôt d’accord avec ce conseil, je nuancerais simplement en développant sur le fait qu’il faudrait que la France s’intéresse aussi à des leviers de compétitivité dont personne ne peut se passer aujourd’hui : je pense surtout au développement du numérique qui impacte toutes les activités actuelles et à venir. M Champain évoque également le point fort de la France dans le secteur de l’Energie, peut être pourrions-nous donner l’exemple aux autres puissances économiques en terme de développement durable? Cela parait anodin, mais je pense que lorsque le consensus mondial sera atteint en terme de développement durable (avant ou après la multiplication ‘d’éventuelles’ catastrophes environnementales), cela deviendra un vrai business.

« Or les études montrent que d'ici 2020, on observera une création d'emplois non-qualifiés insuffisante par rapport au nombre de demandeurs, alors que nombre d'emplois qualifiés risquent de rester vacants. »
Cela risquerait effectivement d’être une des problématiques majeure de ce siècle d’un point de vue social. Les futurs hauts fonctionnaires peuvent se ronger les ongles d’avance, il va falloir avoir du cran pour affronter ce problème : c’est garantie sur facture. Ahah ! Mon point de vue qui recoupe en partie ce sujet est qu’il faut aborder l’avenir en lissant la courbe de croissance démographique. En ayant des échos parfois de la projection du volume de la population en 2050 qui frôle les 9 Milliards, pour dire clairement cela me fait relativement flipper que cela n’est pas l’air de faire ni chaud ni froid aux gouvernements (avec un s). Je ne me vois pas vivre, ni ma future hypothétique progéniture, dans un monde irrespirable. Ce n’est plus une question économique, c’est une question de santé ! Lisser la croissance démographique à partir d’études sur les ressources disponibles, les moyens connus et futurs envisagés pour la production d’Energie, le niveau de vie cible acceptable pour chaque être humain… Changer la courbe de croissance démographique voire la baisser : je m’imaginerais comme conséquence en rapport du sujet cité plus haut : moins de personne (en terme de volume) qui n’ont pas accès à l’emploi mais au moins avec de la terre pour cultiver des ‘patates’ en cas de besoin !
Pour conclure sur le monde du changement souhaité par Vincent Champain et que je souhaite de tout cœur, suffirait-il peut-être aussi que nos dirigeants (ces chers compagnons d’infortune  ) prennent davantage de risques, transforment leur méthodes de management et pensent plus à l’intérêt général qu’à sauvegarder leur insignifiant comfort personnel, cela au détriment d’objectifs qui importent beaucoup plus à mon sens ? Mais dans le bénéfice du doute, restons optimiste : il reste encore du progrès à faire de ce côté-là et le progrès c’est positif et donne du baume au cœur !
a écrit le 18/03/2014 à 9:20 :
Je trouve que c'est un très bon article.
Merci à La Tribune.
a écrit le 17/03/2014 à 20:36 :
Très certainement, toutes les années, comme d'hab....
a écrit le 17/03/2014 à 19:34 :
Très bien l'idée de boucler l'équation sociale. Il faut aussi des emplois peu qualifiés dans nos plans industriels....
a écrit le 17/03/2014 à 18:54 :
Bavardage fumeux!
a écrit le 17/03/2014 à 17:15 :
Tous ou presque délocalisent! qu'est ce qu'on nous raconte? on ne se remontera jamais après tout ce marasme !
a écrit le 17/03/2014 à 13:58 :
vous avez oublier le plus important pour relancer l'industrie française : sortir de l'euro
Réponse de le 20/03/2014 à 15:29 :
Ah mais oui, c'est si simple ! N'oubliez pas que l'industrie a besoin de matières premières, or il y a longtemps que la France ne produit plus de matières premières. Il faut donc importer hors d'Europe. Si votre monnaie est faible (comme le Franc sera extrêmement faible, du fait de notre dette incommensurable), vos coûts de production explosent.
Réponse de le 01/05/2014 à 18:17 :
Une TVA sociale ou la mise en place de l'impôt négatif produisent le même effet positif que la dévaluation sans l'inconvénient d'avoir à payer nos matières premières plus cher
a écrit le 17/03/2014 à 13:57 :
ira-t-elle ou n'ira-t-elle pas ? that is the question!!!!!
a écrit le 17/03/2014 à 13:32 :
Ne sommes-nous pas isolationnistes ou bien autistes? Le working state on en a entendu parler, on l'a jamais vu... L'Etat n'a jamais été réformé comme dans les pays voisins. Le chômage s'est réduit avant crise, mais c'est tout... La croissance est molle depuis des décennies. C'est un choix. en parallèle 5,5 millions de fonx et 127400 logements gratuits dont le prix est ajouté au salaire si le logement est rendu... Et on nous dit désindustrialisation... pour un déficit de 80 milliards? Perdrons-nous encore des emplois d'industrie? Et pour l'Etat si on parle règle d'or... si 42% du budget c'est des salaires, à terme réduire le déficit, est-ce réduire les salaires sur 350 ou bien sur 1000?
Réponse de le 17/03/2014 à 14:01 :
Nike, Adidas et les autres délocalisent dans les pays asiatique et d'Europe de l'est à cause des fonctionnaires. Pauvre France ils sont complètement lobotomisés
Réponse de le 12/04/2014 à 1:31 :
En France, il y a trop de fonctionnaires en pourcentage, en comparaison à l'Allemagne par exemple.
Et nos dettes publiques viennent de cela, car trop de fonctionnaires (salaires des fonctionnaires inutiles par exemple !).
Réponse de le 01/05/2014 à 18:15 :
Ca dépend de ce que font les fonctionnaires. Il faut regarder ce que le système public produit fonction par fonction et aligner les coûts d'unité d'oeuvre sur les bonnes moyennes de l'OCDE. Il y a des pays qui produisent parfois la même chose deux fois plus cher sans fonctionnaire (voir la santé ou l'éducation aux US)

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