Alstom, SFR, PSA… : le patriotisme économique a-t-il un sens ?

 |   |  269  mots
Reuters
Reuters (Crédits : reuters.com)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, le patriotisme économique a-t-il un sens ?

Alstom, Lafarge, PSA, Publicis, SFR… L'appétit des firmes étrangères pour les entreprises de l'Hexagone ne semble pas être sur le point de prendre fin. Le gouvernement français préfère faire valoir les intérêts stratégiques de la France sur son indépendance énergétique. Mais cela a-t-il encore un sens dans un contexte de mondialisation économique ?

28 minutes

MISE AU POINT
Par Sandrine Lecalvez

 

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine Deporet

2005, quand Pepsi voulait avaler Danone
Le bruit qui court d'une possible tentative de rachat du groupe français Danone par le géant américain PepsiCo a fait des vagues dans l'Hexagone. Des responsables politiques de tous bords, ainsi que des syndicalistes, ont dénoncé une opération qui pourrait se terminer par la perte de l'une des plus importantes entreprises du paysage économique français.

 

VU D'AILLEURS
Par Juan Gomez

L'Amérique protectionniste
Les Etats-Unis, pays du capitalisme et de la libre concurrence par excellence, n'aime pas trop qu'on touche à ses entreprises. Le Made in USA a de plus en plus la cote, et Barack Obama a même remis au goût du jour une loi datant de la Grande Dépression de 1933, le fameux « Buy american Act », pour relancer l'économie américaine. On est patriote ou on ne l'est pas !

 

DEBAT
Pour en débattre, Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Échos, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière et Frédéric Saint-Geours, président du Groupe des Fédérations Industrielles.

 

>>> Suivez 28 minutes sur le site de l'émission
sur Twitter @28minutes
 et sur Facebook

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/05/2014 à 18:43 :
Parler de "patriotisme économique" en France n'a aucun sens quand on sait que pouvoir public et privé vendent systématiquement notre patrimoine à des sociétés étrangères (qatarie, chinois, américains, indiens, russes et j'en passe) avec le béni-oui-oui des autorités compétentes. Un mot vide de sens mais que doit causer quelques frissons en certains esprits moins éclairés que d'autres.
a écrit le 03/05/2014 à 0:57 :
Que se passera t'il en cas de guerre?
Une entreprise a alors la nationalité de ses actionnaires. Pour certaines, cela sera difficile à établir. Le choix des fournisseur sera réduit.
a écrit le 02/05/2014 à 15:08 :
Le patriotisme économique est un oxymore vide de sens, un anachronisme chaud au cœur des chauvino-socialistes et des syndicats arc-boutés dans des attitudes passéistes et suicidaires. La globalisation est une réalité, pas un choix, et aucune entreprise ne peut lui échapper. Le choix est simple: l'admettre et se battre à l’échelle mondiale, ou se condamner à subir une longue série de défaites d'Azincourt.
a écrit le 02/05/2014 à 14:07 :
Double standards, double langages d'une mondialisation dominée par une poignée de milliardaires des empires allemands, américains et chinois. Pour les autres, c'est l'asservissement et les coups de bâron. Pour 99%, ceci est une escroquerie. On attend toujours un Buy American Act en France. Les américains et allemands protègent leurs intérêts, la France devrait le faire (si il reste encore quelque chose et quelqu'un dans ce pays?)
a écrit le 02/05/2014 à 13:39 :
A ma connaissance une grande partie de l’activité turbine a gaz d'Astom n'est pas française elle issue de l' acquisition d'une division de Brown Boveri, société suisse. Acquisition a l’origine de la faillite de 2003
L'appareil industriel/technologie est majoritairement hors de France.
Réponse de le 02/05/2014 à 14:39 :
+1
a écrit le 02/05/2014 à 13:09 :
qui va profiter de la vente
et de quel droit un dg avec un passif a la droit de vendre une societe
a écrit le 02/05/2014 à 12:32 :
Défendre l'auto suffisance industrielle de notre pays voila ce à quoi no décideur s doivent être sensible.
Nous avons reçu en héritage" un savoir faire" que l'on a pour devoir de transmettre
a écrit le 02/05/2014 à 12:13 :
Courage aux employes d'alstom dont les 3\4 seront a pole emploie dans tres peu de temps merci l'europe et l'euro une belle monnaie d'escroc
Réponse de le 02/05/2014 à 18:32 :
Alcatel-Alstom... Même destinée ... Direction les US ... Le pillage continu.
a écrit le 02/05/2014 à 11:59 :
Pourquoi cet ostracisme du gouvernement vis-à-vis de GE. Le CFM 56 ça vous dit ? C'est un moteur d'avion né de l'alliance entre SNECMA (SAFRAN) et GE, il a connu un énorme succès et les deux sociétés en ont profité. Alors oui, nos fleurons ont tendance à partir mais il leur faut du capital pour se développer etc...et notre flamboyant ministre devrait réfléchir à deux fois avant de faire ses moulinets et ses mouvements de menton contre les américains. GE est un acteur industriel important en France, ce n'est pas forcément le prédateur que l'on peut décrire.
a écrit le 02/05/2014 à 10:57 :
"Alstom, le fleuron français du ferroviaire et de l'énergie, sera vendu à un groupe étranger. Son conseil d'administration a décidé d'étudier l'offre de l'américain General Electric. Cette vente provoque beaucoup d'émoi en France. Elle s'inscrit dans une tendance de fond où les champions français sont de moins en moins tricolores.

Le Club Med entérine une offre publique d'achat du chinois Fosun allié à un actionnaire français. Peugeot vend une partie de son capital à un autre chinois, le constructeur Dongfeng, déjà entré au capital de Renault. Dans le secteur de la publicité, Publicis devrait fusionner avec l'américain Omnicom, le champion du ciment Lafarge a annoncé, il y a quelques semaines, son mariage avec le suisse Holcim. Même la bourse de Paris n'est plus française, elle est tombée dans l'escarcelle de Nyse. Le cas d'Alstom n'est donc que le dernier d'une liste déjà fort longue. En marge de ces rachats en général assez médiatisés, les investisseurs étrangers sont par ailleurs de plus en plus présents à la bourse, ils deviennent cette année majoritaire au CAC 40." REUTERS/Robert Pratta
a écrit le 01/05/2014 à 23:08 :
Pour que les entreprises Françaises le restent, c.à.d avec un actionnariat à majorité Française, avec leurs centres de décision sur le sol Français, il faut des capitaux. Il faut donc orienter l'épargne des Français vers la prise de risque de l'investissement industriel. Il faut par pédagogie arriver à changer la culture de la pierre.
a écrit le 01/05/2014 à 20:53 :
Le patriotisme économique n'aura de sens dans ce pays, que lorsque son gouvernement ne sera plus l'ennemi de la finance, lorsque les investisseurs et créateurs d'emplois ne seront plus considérés comme des parias profiteurs et des exploitateurs !!!... d'ici là, ceux qui ont les moyens d'investir dans ce pays ... ne le feront pas !!!
Réponse de le 02/05/2014 à 12:23 :
Le patriotisme economique ne peut avoir lieu sans combattre la finance ,il faut revenir sur la loi de 1973 et ne plus emprunter aux banques prives mais a la banque de la nation et a 0%
a écrit le 01/05/2014 à 19:43 :
Je ne suis ^pas socialiste, mais je trouve que Valls fait ce que d'autres auraient dû faire avant lui. Si nous n'avons plus d'usines, je ne vois plus la nécessité d'avoir une armée, car lorsque je bossais il y avait l'inventaire du matériel pouvant être "mobilisable" . En cas de guerre les presses peuvent servis à autre chose que de faire du "civil". Les USA
l'ont compris, pourquoi pas nous.
a écrit le 01/05/2014 à 19:07 :
Finalement le patriotism deviant un pb qd il se pratiqueen france aux US c'est normal...
a écrit le 01/05/2014 à 18:10 :
Aucun sens le patriotisme économique ...! c'est même la preuve que les socialistes aux abois, veulent vendre des mots propagandistes pour tous ...Car depuis la chute du mur de Berlin ...nous sommes immédiatement passé ....d'un monde bipolaire auto protégé ... à un monde multipolaire en compétition ouverte ...
a écrit le 01/05/2014 à 18:02 :
Patriotisme, c un mot assez pompeux, mais est ce que on veut en graisser les autres ou nourrir la prospérité économique française?
a écrit le 01/05/2014 à 17:54 :
Ce meme gouvernement qui se lamente est celui qui a fait exclure l'attribution des BS aux titulaires de PEA alors meme qu'il savait pertinament que PSA allait y faire recours ...

pas terrible pour aider le petit porteur national puisse contribuer aux entreprises nationales ...
Réponse de le 01/05/2014 à 22:29 :
C est très vrai mais ce n est pas lié à ce seul gouvernement ... Après la perte de nos emplois sacrifiés sur l autel de la mondialisation "heureuse", voici pour parachever l œuvre de destruction le moment du holdup de la propriété de nos grandes entreprises, constituées lentement et patiemment par les talents et les sacrifices de nos ainés, mais dont le capital a été peu à peu phagocyté par les fonds de pension anglo-américains sans aucune réaction de nos gouvernants, ce qui compromet les possibilités d opposition à la perte du contrôle … De Gaulle doit se retourner dans sa tombe …
Le manque de respect envers un Ministre qui défend les intérêts français est aussi lamentable.
Réponse de le 02/05/2014 à 7:57 :
La France est l'un des seuls pays au monde à ne pas avoir de fonds de pension par idéologie. Alors arrêtons de nous lamenter et arrêtons de taperr sur les entreprises et les enterepreneurs, ce sera déjà un bon début.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :