Piketty : dépasser les mauvais procès

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(Crédits : DR)
L'apport de Thomas Piketty est essentiel. Le premier, il a montré le lien entre accumulation du capital et évolution économique. La base d'une réflexion théorique qu'il n'a pas développée et une nouvelle branche de la science économique en devenir. Par Alain Bloublil, ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de "Le nouvel Etat-stratège*

 

 Le succès inattendu mais bien mérité du livre de Thomas Piketty ne pouvait que susciter des critiques, notamment dans le monde anglo-saxon si attaché à la liberté de s'enrichir et si rétif à tout contrôle de l'Etat. C'est donc chose faite. Le Financial Times a repris les données collectées par l'économiste français, y a relevé des inexactitudes et a mis en doute ses conclusions, à savoir que le capitalisme générait, et se nourrissait, des inégalités de fortune. Même si l'auteur a répondu à ces critiques et s'il faut saluer son exigence de transparence puisqu'il a mis en ligne ses fichiers de données, l'essentiel n'est pas là.

Des conclusions morales, mais une réflexion théorique à venir

Thomas Piketty, à partir de cet énorme travail, a voulu en tirer des conclusions sinon philosophiques, du moins morales : le capitalisme engendre l'inégalité et ne profite qu'à quelques uns. Le titre évocateur qu'il a choisi renvoie à Marx. Il ouvre ainsi un débat sans fin. Ses opposants vont pinailler sur des décimales pour infirmer sa thèse. Ses défenseurs, surtout à gauche, y trouveront la démonstration de ce qu'ils affirment depuis des décennies, sinon des siècles.

Et l'essentiel aura été oublié, à savoir que les économistes ne sont pas intéressés et n'ont jamais cherché à théoriser le lien entre cette accumulation et l'évolution économique des pays où elle se produisait. Le grand mérite de l'auteur du « Capital au XXIème siècle » et de son équipe, c'est d'avoir enfin, et sur une longue période, montré comment la richesse s'était constituée et fourni les bases statistiques d'une réflexion théorique à venir, et qui fait aujourd'hui cruellement défaut. Au lieu se lancer un débat philosophique, sinon politique, Thomas Piketty aurait mieux fait d'expliquer que son travail allait permettre de jeter les bases d'une « nouvelle science économique ». 

 

Des économistes incapables de prévoir la crise, ignorant les notions d'actif et de passif                                  

Si les économistes ont été incapables de prévoir la crise de 2007-2008, et ont encensé la gestion des pays (Etats-Unis, Angleterre, Irlande, Espagne) où elle allait éclater, c'est bien parce qu'ils ne tenaient aucun compte de l'accumulation de la richesse, et de l'endettement dans l'économie. Il faut se souvenir du climat euphorique qui régnait aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence en juillet 2007, et relire les rapports publiés à l'époque par l'OCDE (« la situation est, par bien des aspects, meilleure que ce que nous avons connu depuis bien des années ») et par le FMI qui qualifiait « d'âge d'or » la période que traversait l'économie mondiale. Ou encore revoir la couverture de Challenges en mars 2008, où Patrick Artus déclarait sans ambages : « la crise est finie ».

Le PIB américain s'envolait, mais c'était au prix d'un endettement insoutenable des couches sociales qui ne profitaient pas de l'accumulation de la richesse du pays. Les entreprises produisaient, ce que reflétait l'évolution du PIB, mais les biens étaient payés à crédit par des clients insolvables. Même situation en Espagne avec la bulle immobilière ou en Irlande avec le gonflement du bilan des banques. Or « l'ancienne science économique » ne s'intéresse et ne modélise que les flux à travers l'équilibre « emploi-ressources ». Il n'est donc pas étonnant que personne (ou presque…) n'ait rien vu venir puisque les actifs et les passifs étaient ignorés par la théorie. Quel analyste financier pour juger une entreprise ferait l'impasse sur le bilan en ne se fiant qu'au compte d'exploitation ?

Une dimension manquante: le temps

La science économique se trouve en réalité dans le même état que la physique avant Einstein. Il lui manque une dimension, le temps. Dans le raisonnement, tout ce passe comme si, au début de chaque année, on remettait les compteurs à zéro. Or c'est faux, la crise des subprimes l'a montré. L'accumulation passée de l'endettement privé a provoqué une rupture du système financier qui s'est propagé dans toute l'économie à travers les mécanismes de titrisation. Les modèles ne pouvaient le prévoir puisque précisément ils n'intégraient pas les données patrimoniales.

Une taxation mondiale de la richesse? Irréaliste

L'étape suivante, c'est l'adaptation des outils de la politique économique à ce nouveau cadre théorique. Thomas Piketty l'aborde en prônant l'instauration d'une taxation mondiale de la richesse et en reprenant à son compte l'analyse de Maurice Allais sur la rente, ennemi de la croissance. Mais, c'est irréaliste. Aucun accord international n'est imaginable sur un sujet pareil, cf. l'affaire de la taxe sur les transactions financières. Et en Europe où les États sont directement concernés en raison leur endettement, ils sont incapables de s'accorder pour lutter contre les pratiques d'optimisation fiscale des entreprises. Ce sont d'abord les critères de jugement sur une situation économique donnée qu'il faut revoir.

Ne plus assimiler la richesse à la production de l'année

Première conséquence, ne plus assimiler la richesse nationale à la production de l'année.  Dans le cas de la France, cela créerait un véritable choc. Rapportée au patrimoine national, la dette publique nette est restée autour de 12% et n'a donc pratiquement pas progressée depuis 20 ans. Rapportée au patrimoine des ménages, elle est passée de 15,3% en 2000 à 15,9% en 2012. Pas de quoi s'affoler !

Taxer les patrimoines à un taux faible                                    

Deuxième principe, traduire cette réalité sur le plan fiscal et reconnaître que quelqu'un de riche, ce n'est pas quelqu'un qui, une année donnée, a gagné beaucoup d'argent, mais c'est quelqu'un qui a beaucoup d'argent (1). Plutôt que d'adopter des taux confiscatoires sur les revenus, qu'il s'agisse des ménages ou des entreprises, dont l'absurdité conduit à créer des « niches » coûteuses, incontrôlables et génératrices d'effets d'aubaine, il vaudrait mieux taxer les patrimoines à un taux faible mais dont l'assiette, comme l'a montré Thomas Piketty, est dynamique. C'est d'ailleurs, suprême paradoxe, ce qu'ont fait les Etats-Unis avec une taxe foncière dix fois supérieure à nos impôts locaux et à notre ISF, et de vrais droits de succession. Il n'est pas sain, qu'en France, la meilleure façon de devenir riche, soit d'hériter. Mais cela suppose un formidable effort pédagogique pour faire comprendre que taxer leurs biens à hauteur de 1 ou 2 % est bien plus efficace que d'imposer leurs revenus entre 15 et 45%. Aux économistes d'ouvrir cette voie et aux politiques de convaincre les Français.

  Forger de nouveaux principes d'intervention de la politique monétaire 

La troisième conséquence concerne la politique monétaire. Il faut admettre, enfin, qu'elle agit désormais bien plus sur la valeur des biens (immobilier, actions, obligations) que sur les prix des produits et des services. C'est un sujet tabou car cela remettrait en cause le mandat des banques centrales, mais c'est l'évidence. Dans les pays développés, du fait de la concurrence et des gains de productivité générés par les nouvelles technologies, dans l'industrie comme dans les services, les prix seront dans l'avenir plutôt orientés à la baisse et les fluctuations dictées par les cours des matières premières, sur lesquels la politique monétaire n'a que peu de prise.

Le vieux schéma suivant lequel une hausse des taux d'intérêt freine la demande et permet d'atténuer les tensions inflationnistes, n'a plus aucune crédibilité. Il vaudrait mieux, grâce aux travaux de Thomas Piketty, reconstituer en longue période la relation qui s'est instaurée entre la politique monétaire et l'évolution du prix des actifs financiers et immobiliers et en tirer de nouveaux principes d'intervention qui permettront d'éviter que se reproduisent les errements et les erreurs d'analyse qui ont été à l'origine de la Grande Récession.

Le grand mérite du travail de Thomas Piketty, c'est d'avoir rassemblé assez de données pour que désormais on puisse étudier l'influence de l'accumulation des richesses sur la croissance et l'emploi et ainsi mieux prévenir les crises. Il faut espérer que toute une génération de chercheurs se lance dans l'exploitation de ces données pour mieux rendre compte à travers de modèles plus complets, du fonctionnement réel des économies développées.

 

(1) et (*)   Ces points ont été développés dans « Le nouvel Etat -stratège », publié aux Editions de l'Archipel au mois de février 2014.

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Commentaires
a écrit le 12/10/2014 à 10:44 :
Piketty a oublié de prendre en compte les impôts.
Il compare les revenus et les fortunes des individus avant impôts.
Soutenir que ses conclusions resteraient les mêmes si il avait comparé des données après impôts revient à dire que les impôts ne peuvent rien changer aux inégalités.
Donc supprimons les impôts puisque cela ne change rien aux inégalités !
a écrit le 04/09/2014 à 19:13 :
Quel est le role de l'énergie? et du capital humain?
a écrit le 29/07/2014 à 12:26 :
de cet article?! N'est ce pas le même qui s'est fait prendre la main dans le sac sous Miterrand lors de scandale d'initié politico boursier sur Péchiney????
a écrit le 18/07/2014 à 9:55 :
taxer l heritage et l immobilier ? suicidaire electoralement en france, pays de vieux. Mieux vaut taxer le travail et empecher les gens de devenir riche s ils ne sont pas bien né
a écrit le 08/07/2014 à 8:45 :
Trois siècles de retard! Il faut distinguer le dynamisme de nos économies qui repose sur l'innovation et la créativité, et l'équilibre social, qui dépend, pour partie, du partage des richesses, et donc des inégalités. Inutile de dire que l'état stratège est une notion du XIX siècle ( l'état n'est pas prêt de créer les nouveaux Facebook et Google). Il doit au contraire tout mettre sur nos jeunes élites intelligentes et bien formées. Le XXI siècle sera plus que jamais le siècle de l'intelligence, et de la mondialisation ( des patrimoines évidemment).
a écrit le 29/06/2014 à 20:43 :
quand les socialistes vont-ils enfin s'attaquer aux inégalités sociales au lieu de nous ressasser les inégalités hommes/femmes et celles entre les nationaux et les immigrés. Sont-ils trop riches pour oser réformer la fiscalité ????
a écrit le 29/06/2014 à 20:40 :
je suis en train de lire le livre de T PIKETTY et c'est un vrai soulagement de voir enfin un mec dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas à cause de la chape de plomb de la pensée libérale.
Pourquoi Hollande n'a-t-il pas fait la réforme fiscale qu'il avait promis ????
Réponse de le 14/07/2014 à 12:00 :
>Populo

"Pourquoi Hollande n'a-t-il pas fait la réforme fiscale qu'il avait promis ????"

Tout simplement parce que c'est un veau.

Et bon nombre de ces électeurs ne valent guère mieux: je me souviens d'amis universitaires à qui j'expliquais ce qui allait se passer (et qui s'est passé) qui me disait que j'étais trop pessimiste, que les choses n'allaient pas si mal et que de toute façon il nous fallait quelqu'un comme Hollande qui ne bouleverserait pas le pays... Comme quoi, on peut être très brillant dans un domaine microscopique et manquer totalement de pertinence pour juger du paysage global...
Réponse de le 15/07/2014 à 12:30 :
le plus important avec le bouquin de Piketty , c'est d'aller ensuite chercher les critiques sur ce livre , pour bien comprendre comment Piketty tord la réalité ( et bidouille les statistiques ) , et comprendre que ce qu'il raconte est faux :-)
a écrit le 25/06/2014 à 23:03 :
Alors, de tous ces commentaires avises, qui a lu Piketty ? Moi, oui, et cet ouvrage est vraiment intéressant. Au travail, il y a 950 pages, avant d'écrire ou de dire n'importe quoi.
Réponse de le 15/07/2014 à 12:33 :
il ne faut jamais lire ce qu'écrit Piketty.
il faut lire les critiques faites par ceux qui ont le temps d'étudier à fond les statistiques qu'il utilise ( i.e qu'il a faites lui-même .. comme ça l'arrange ).
a écrit le 19/06/2014 à 18:35 :
C'est amusant la plupart des commentaires reflètent une connaissance étroite du monde, très franco-française, que toutes ces idées sont anti-méritocratiques.

Le principe de base des relations économiques est que les relations entre agents économiques doivent être équilibrées. C'est pour cela que les USA eux-mêmes ont brisé leurs monopoles, et pour cela que tous les pays modernes (sauf le Royaume-Uni) ont fait des réformes agraires.

La concentration de trop de richesses entre quelques mains donne un pouvoir excessif qui dans les cas extrêmes confine à l'esclavage. Les lecteurs ne le voient pas parce qu'en France, le problème est léger. Il est beaucoup aigu dans d'autres pays.
a écrit le 16/06/2014 à 13:12 :
Les commentaires deviennent bien plus intéressant quand votre journal ne les censure pas !
a écrit le 13/06/2014 à 15:06 :
C'est l'accumulation de capital qui permet la hausse de la productivité et donc du niveau de vie. C'était le seul point économique qu'avait compris Marx. Taxer l'accumulation de capital (cad les patrimoines) revient à décourager la hausse de la productivité, et donc à promouvoir la misère, comme toutes les sociétés socialistes l'ont prouvé en le mettant en place au 20 ième siècle. "le principal défaut du capitalisme est l'inégale répartition de la richesse, la principale qualité du socialisme est la répartition bien égale de la misère" W. CHURCHILL, A MEDITER !!!!
a écrit le 13/06/2014 à 0:21 :
J'adore. Ces gens sont impayables.
Il n'y a pas plus sectaires qu'eux, mais en ce qui les concerne, il faut savoir aller au delà des détails (par là entendre ne pas tenir compte de la réalité) car ils sont eux bien au delà des contingences de ce bas monde.
Donc ils racontent n'importe quoi, mais ce n'est pas important. L'important, c'est... Hahahahaha!
a écrit le 12/06/2014 à 11:21 :
Fiscalité :
CSG : 15,5 %
IR : 30 %
IS : 0,5  %.
impôt : 0,5 % + (15,5 % + 30 % ) x 1,75 %= 1,296 %
Inflation : 1 %.
Rendement réel : 1,75 % - 1,29 % - 1 % = -0,84 %.

Le rendement réel pour un investisseur en France est donc négatif. : -0,84 %

Et vous voulez augmenter l'ISF  à 2 %. ?
a écrit le 12/06/2014 à 11:08 :
Sauf que l'origine de la plupart des problèmes réside dans le fait que l'état s'arroge des pouvoirs qu'ils n'utilise ensuite que peu ou au profit d'intérêts privés (crony capitalism). On a beau jeu ensuite de dire que le marché est nul. Non, c'est l'état qui n'est pas même capable de faire le boulot qu'il s'octroie lui-même.
a écrit le 12/06/2014 à 9:28 :
Le problème des sciences économiques, c'est que ça n'est pas de la science...
a écrit le 12/06/2014 à 9:26 :
Ce n'est pas l'accumulation qui fait la richesse mais le désir des autres à le posséder! C'est cela que l'on essaye "d'exploiter" dans le capitalisme!
a écrit le 11/06/2014 à 15:29 :
La taxe sur le capital existe bien en France c'est ISF à des taux voisins de ce que propose l'auteur et pourtant les déficits demeurent. Cherchons l'erreur!
a écrit le 11/06/2014 à 14:13 :
Le problème actuel est la contradiction entre une croissance des inégalités de revenus et surtout de capital avec une économie de production de masse. Les riches ne sachant pas quoi faire de leur argent sont condamnés à le placer dans la finance. Pauvres riches , ils sont condamnés soit à acheter de l'art contemporain soit a mettre leur argent dans un paradis fiscal! C'est horrible ça! pauvres riches! Où est leur magnificence? Où sont leurs palais?
Réponse de le 11/06/2014 à 19:19 :
" Les riches ne sachant pas quoi faire de leur argent sont condamnés à le placer dans la finance."

A investir, quoi : belle découverte en vérité !
a écrit le 11/06/2014 à 13:56 :
La dette des pays de la zone euro est de l'ordre de 90 % du PIB.
Or, les marchés acceptent mal une dette publique supérieure à 60 % du PIB (en fait, ils tolèrent mal une dette incontrôlée).
Qu'à cela ne tienne.
Piketty taxe les marchés (c'est à dire les épargnants) de 30 % du PIB pour ramener la dette à la valeur qu'ils tolèrent.
Et le tour est joué.
a écrit le 11/06/2014 à 13:40 :
Les Marxistes radotent.

Quant à l'Etat "stratège", celui à l'origine des subprimes, (merci Clinton) non merci !

La meilleur façon de réduire la misère, c'est de foutre la paix aux gens.
Réponse de le 11/06/2014 à 14:08 :
ce sont les banques qui ont fait les subprime, pas Clinton
Réponse de le 11/06/2014 à 19:15 :
Ah si, le Subprimes, c'est Clinton (enfin, les Démocrates). Le lobby des minorité pleurait à la "discrimination", donc Clinton a fait une Loi pour obliger les banques à prêter à des subprimers (gars vachement limites auxquels les banques ne prêtent normalement pas).
Réponse de le 11/06/2014 à 20:21 :
Subprime=Clinton. Lisez un peu la presse spécialisé au lieu d'écouter les politique ('"La finance folle", arf ! Énorme !)

Qui sinon serait assez con pour prêter à des gens pauvres ? Soyons sérieux !

L'Etat US est responsable de la crise de 2007, d’où le grand silence des partisans de la "régulation", vu le résultat de leur régulation !
Réponse de le 14/07/2014 à 12:02 :
"Qui sinon serait assez con pour prêter à des gens pauvres ? Soyons sérieux !"

Prêter, je ne sais pas, escroquer, ça tout les banquiers sont capable de le faire...
Réponse de le 28/07/2014 à 12:50 :
@Nicolas
Comme Huhu, j'ai peur que le lobby bancaire soit à l'origine des subprimes.
Une source :
"Lobbying and the Financial Crisis", Deniz Igan et alii"
a écrit le 11/06/2014 à 12:55 :
Grosse erreur, sans capital on ne peut créer de richesses, il faut supprimer l ISF
Réponse de le 11/06/2014 à 13:28 :
Un peu rapide, comme raisonnement. Un gros contrat d'assurance-vie d'un redevable de l'ISF est bien souvent investi en obligations d'Etat, qui n'ont fait que financer les déficits de ce même État. Pas très productif, tout ça... Si on généralise l'ISF, quitte à changer le F en P pour patrimoine, en le fusionnant avec la taxe foncière et en baissant les taux de l'IR en contrepartie, ça peut se défendre, en tout cas l'idée serait à creuser.
Réponse de le 11/06/2014 à 13:33 :
Commentaire qui témoigne d'une vision tronquée de l'économie. Le crowdfunding ou l'économie participative entre autres sont des contre-exemples à votre doctrine. Le capital n'a pas à être détenu par peu de personnes pour être productifs. Ainsi l'ISF devrait être augmenté au contraire et les sources de financement participatif déployés par exemple.
Réponse de le 11/06/2014 à 13:47 :
Un ISF ruine un pays. Tout argent pris par cet impôt est un argent qui ne s'investit pas, qui n'aide pas a embaucher, et qui ne consomme pas! Regardez l'état de la France depuis la création de cet impôt! La cour des comptes à calcule que pour 2013, cet impôt à rapporte 4,3 Md et en a coûté au pays plus de 10 Md!!!
Réponse de le 11/06/2014 à 19:18 :
" Le crowdfunding ou l'économie participative entre autres sont des contre-exemples à votre doctrine. "

Un truc futur serait un "contre exemple" ???? Ridicule...

Par ailleurs l'état catastrophique de la France montre bien que ce n'est pas dans le partage des richesses (des autres) que se trouve la solution, mais le probléme..
Réponse de le 14/07/2014 à 12:03 :
"Un truc futur serait un "contre exemple" ???? Ridicule..."

Encore un plein de certitudes qui ne sait pas de quoi il parle... Soupir...

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