• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Comme Bernard Arnault, nombreux dirigeants retardent leur succession

Sara Bentebbaa

Publié le 28 juin 2022 à 06:13

Arnault dit detenir plus de 5% du groupe lagardere

Bernard Arnault ne devrait pas quitter pas ses fonctions de directeur général de LVMH en 2024 comme initialement prévu.

BENOIT TESSIER

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Le manque de compétence réel ou perçu chez le(s) successeur(s) ou encore les liens affectifs entre le chef d’entreprise et sa société peuvent freiner le passage de témoin. Par Sara Bentebbaa, Kedge Business School

Objet de toutes les convoitises depuis la nuit des temps et sujet de bien des discordes encore aujourd'hui, le pouvoir séduit, attire, habite, au point parfois de ne faire qu'un avec son détenteur ; cependant, en politique comme en entreprise, la détention du pouvoir a une durée de vie limitée, tout au moins officiellement. Se pose alors la question du lâcher-prise au « bon » moment.

Cette question est encore plus complexe lorsqu'on regarde de près la transmission du pouvoir (propriété et leadership) dans les entreprises familiales, entreprises où les scénarios sont multiples, à l'image de la singularité des histoires des familles et des profils des dirigeants.

Actualité récente : a priori, Bernard Arnault, 73 ans, ne quitterait pas ses fonctions de directeur général de LVMH en 2024 comme prévu par les statuts d'avant le 21 avril 2022, date à laquelle 81,63 % des actionnaires du groupe de luxe ont exprimé un vote favorable pour étendre la limite d'âge de retraite du DG à 80 ans au lieu des 75 ans initialement prévus.

D'aucuns seraient tentés de se perdre dans un labyrinthe d'interprétations ; mais si cette décision nous dit bien quelque chose, c'est que vraisemblablement ce n'est pas encore le « bon » moment de passer le flambeau du leadership chez LVMH.

Le « bon » moment, mais pour qui ?

Bien que Bernard Arnault ne dévoile aucune piste sur son futur successeur aux commandes de LVMH, il a jusqu'à présent mis le plus grand soin à former la __ génération suivante des Arnault puisqu'aujourd'hui ces cinq enfants occupent des postes de responsabilité dans le business familial. Autre fait majeur, il leur a déjà transmis 75 % du groupe de luxe en nue-propriété, ainsi qu'à ses deux neveux (enfants de sa sœur décédée). Il conserve donc 25 % du groupe et l'usufruit de la totalité, selon Le Monde.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Dans les entreprises familiales, si les stratégies des individus et des organisations diffèrent face à la transmission du pouvoir, on ne peut que constater les multiples dimensions de ce qu'on pourrait définir comme le « bon » moment, tant les facteurs qui entrent en jeu varient selon les contextes et les situations. Arrive alors une question essentielle : le « bon » moment pour qui ?

Le processus successoral implique de façon directe ou indirecte plusieurs parties prenantes, lesquelles ont des attentes et enjeux différents : le dirigeant familial, le(s) potentiel(s) successeur(s), les actionnaires familiaux et non familiaux, les fournisseurs historiques, etc., pour ne citer que ceux-là. Leur perception de la réalité n'est pas toujours la même : le « bon » moment du point de vue des actionnaires par exemple, peut sembler trop tôt pour le dirigeant ou trop tard pour le potentiel successeur.

Les résultats de mes travaux de recherche sur le sujet, menés avec mes co-auteurs, permettent d'identifier par ailleurs ce manque d'alignement des perceptions parmi les freins potentiels à la réussite de la transmission. Autant les entreprises familiales sont capables de créer des ressources très difficiles à imiter grâce à la « familiness », autant elles sont menacées de ne pas pouvoir transférer ces ressources à la génération suivante.

Cela peut s'expliquer en partie par le sentiment de propriété psychologique chez le dirigeant familial, sentiment qui se traduit par un lien émotionnel fort entre lui et son entreprise. Ces liens affectifs peuvent devenir un réel obstacle l'empêchant de quitter ses fonctions et de passer le contrôle à la génération suivante. Un manque de confiance dans les capacités du successeur à pérenniser l'héritage familial vient parfois accentuer l'enracinement du dirigeant. C'est notamment le cas s'il a peur de laisser son entreprise entre les mains d'un Fredo, en référence à Alfredo Corleone (Fredo) dans Le Parrain de Francis Coppola, comme on le soulignait dans un article paru dans le monde des grandes écoles en février dernier.

« Un grand coup de spleen »

Marcel Dassault, fondateur du groupe Dassault, n'a laissé son fauteuil de PDG à son fils Serge, qu'à la suite de son décès en 1986 ; Marcel avait alors 94 ans et son successeur Serge 61 ans. Depuis, Serge Dassault s'est battu pour gagner en légitimité. Il réussira à développer le groupe familial pour en faire un réel empire et devenir une des plus grandes fortunes de France.

Cependant, il quittera à son tour ce monde en 2018 à l'âge de 93 ans en laissant à Charles Edelstenne, 80 ans à l'époque, son bras droit et successeur de transition, le soin de mener à bien la succession du groupe, avec le soutien du comité des sages qu'il avait créé en 2006.

Serge Dassault n'en a pas fait une affaire personnelle, comme il le soulignait dans le livre de Dassault de Marcel à Serge (éditions Perrin) de Claude Carlier :

« Les actionnaires choisiront le meilleur, le plus apte à diriger le groupe qu'il soit de la famille ou non et ce sera dans l'intérêt de tous. J'ai fait mon choix pour ma propre succession en nommant Charles Edelstenne au poste de président statutaire successif. Ce sera à lui, en concertation avec la famille et avec l'aide du comité des sages de nommer le sien, le moment venu. La seule chose que j'exige, c'est que le capital du groupe reste dans la famille ».

Autre famille, autre histoire de succession : en 2003, chez les Pinault, François Pinault, alors âgé de 67 ans et encore en pleine forme, cède la présidence d'Artémis à son fils François-Henri à qui il dit : « Si j'avais ton âge, je voudrais avoir le pouvoir alors je te le donne », mais il admet avoir accusé le coup un an plus tard :

« Je n'avais pas anticipé que ce serait si dur. Comme j'avais dit à tout le monde de voir désormais les choses avec mon fils, du jour au lendemain il n'y a plus eu d'appels téléphoniques. Rien. J'ai eu un grand coup de spleen ».

C'est là que la préparation de la transmission et son étalement dans le temps auraient pu permettre une transition plus douce.

Les chercheurs américains Jeffrey A. Sonnenfeld et Padraic L. Spence, auteurs de l'article de recherche The Parting Patriarch of a Family Firm (1989_)_, proposent une typologie avec quatre styles de sorties/départs des dirigeants familiaux : le « monarque » qui s'attache à son fauteuil jusqu'au bout ; le « général » qui dit se retirer, mais reste très présent, en espérant qu'on ait besoin de lui pour sauver l'entreprise ; le « gouverneur » qui a un comportement réel de retrait avec le plus souvent une période de départ clairement annoncée ; et l'« ambassadeur » qui se retire de ses fonctions dans l'entreprise familiale dans la sérénité tout en acceptant, si besoin, d'apporter ses conseils et son expertise dans un domaine spécifique.

Dans les faits, un dirigeant familial peut avoir un mix d'attitudes et de comportements face au processus successoral, voire évoluer d'un style vers un autre à travers le temps.

Au sein du Centre d'expertise en entrepreneuriat et entreprises familiales de KEDGE Business School, je mène actuellement avec des collègues une recherche non pas sur les facteurs de réussite de la transmission intrafamiliale mais sur les facteurs explicatifs de l'échec. Nos premiers résultats sont sans équivoque : manque de compétence réel ou perçu chez le(s) successeur(s), manque de confiance entre les parties prenantes clés (dirigeant, nouvelle génération, successeur(s) potentiel(s), actionnaires, fournisseurs, clients, banques, etc.), violation/rupture du contrat psychologique et insuffisance/inefficience des dispositifs de gouvernance.

Par Sara Bentebbaa, Professeure en entrepreneuriat et stratégie, Responsable du Centre d'Expertise en Entrepreneuriat et Entreprises Familiales, Kedge Business School.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Sara Bentebbaa

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats