• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Conservation des données de connexion à des fins policières : que fait la CNIL ?

Ferghane Azihari (*)

Publié le 28 avril 2021 à 13:25 - Mis à jour le 28 avril 2021 à 14:28

vie privee

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Saisi par plusieurs associations ainsi qu’un opérateur de télécoms, le Conseil d’État a jugé que la conservation généralisée des données est aujourd’hui justifiée par la menace existante pour la sécurité nationale. Mais ce n'est pas sans conséquence pour la vie privée. (*) Par Ferghane Azihari, délégué général de l'ALSH (Académie libre des sciences humaines)
« Une décision qui restera une tache indélébile sur la plus haute juridiction administrative et sur la France ».

C'est par ces mots sévères que la Quadrature du net commente la décision rendue par le Conseil d'État mercredi 21 avril. Le juge administratif valide ainsi la contrainte exercée sur les opérateurs de télécommunication pour qu'ils conservent de manière généralisée et indifférenciée les données de connexion des utilisateurs au nom de la « sécurité nationale ». Le juge administratif statue ainsi largement en faveur du gouvernement.

Il n'est pas question de revenir sur les risques que cette décision fait peser sur les libertés publiques. Les ONG, dont celle que nous venons de citer, se sont déjà suffisamment penchées sur cette question. Mais une remarque nous vient à l'esprit. Il est étonnant que l'autorité chargée de mettre en œuvre la législation sur la protection des données personnelles, la CNIL, soit si timorée sur ce dossier.

Le consentement « éclairé »...

On a en effet connu cette administration autrement plus zélée quand il s'agissait d'infliger des amendes à des firmes au motif que leurs services ne permettraient pas de certifier l'existence, chez ceux qui l'utilisent volontairement, d'un consentement « éclairé » au traitement de leurs données personnelles. Mais elle semble moins émue par l'usage de la coercition contre les opérateurs qui ne collecteraient ou ne conserveraient pas les informations exigées par le législateur et les agents de police.

L'individu qui prend la décision d'ouvrir librement un compte auprès d'un réseau social ou d'un service de messagerie exerce pourtant davantage son consentement qu'un opérateur de télécommunication qu'on menace de sanctions pénales s'il ne traite pas les informations qui intéressent le législateur et l'administration. En effet, à la différence du premier, les opérateurs de télécommunication n'ont pas le droit de se « déconnecter » des services de police et des renseignements qui exigeraient un prix trop élevé en matière de vie privée. Ils ne peuvent pas non plus souscrire à des services de police concurrents plus respectueux de la vie privée des utilisateurs.

Le laxisme de la CNIL est d'autant plus curieux que la finalité du traitement des données par les services de police présente, sur les libertés individuelles, un risque plus élevé que le traitement des données par des firmes. Les entreprises commerciales ne s'intéressent qu'à une masse indifférenciée de consommateurs pour lui communiquer des annonces publicitaires. Gageons que cette industrie est sensiblement moins dangereuse que le traitement des données par des acteurs dont le métier est essentiellement répressif.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

... un consentement le plus authentique !

Bien sûr, il ne s'agit pas de dénigrer le principe même de l'usage des technologies de l'information pour lutter contre la grande criminalité. Mais cet usage doit se soumettre à de robustes contre-pouvoirs pour éviter le risque de dérives policières. On se souvient du mot de Montesquieu :

« C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ».

C'est justement pour opposer un contre-pouvoir à la surveillance gouvernementale qu'est née la CNIL dans les années 70. Son institution fait suite au scandale de la révélation du projet SAFARI, qui ambitionnait de centraliser toutes les informations des Français sur un seul et même fichier au service de la bureaucratie.

À lire également

  • En bannissant Trump, les GAFA agissent plus par crainte que par toute puissance
  • Souveraineté numérique : le nouvel avatar d'un protectionnisme envieux
  • Les effets pervers de la taxe Gafa
  • Pourquoi le débat scientifique est devenu impossible : le spectre de Karl Marx

Or, au-delà de l'existence d'une « autorité administrative indépendante », le contre-pouvoir le plus authentique s'appelle le consentement. Dans le cas qui nous préoccupe, restaurer la liberté des opérateurs de traiter les données conformément aux vœux de leurs clients obligerait les services de police à motiver chaque demande de renseignement sur un individu présumé dangereux. Ce serait la seule manière d'articuler la protection de la vie privée avec les objectifs de sécurité, quitte à ce que cette liberté oblige les pouvoirs publics à négocier avec les entreprises du secteur des technologies de l'information et des communications, à l'instar des rapports de force entre le FBI et Apple que décrit régulièrement la presse. La CNIL osera-t-elle alors rappeler son employeur à l'ordre ?

Ferghane Azihari (*)

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats