Freiner Uber, c'est freiner la croissance !

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(Crédits : © Sergio Perez / Reuters)
Les gouvernements européens ont tort de mettre des bâtons dans les roues d'Uber: c'est au détriment des consommateurs, et de la croissance en Europe. Par Alberto Heimler, professeur d'économie à la Scuola Nazionale dell'Amministrazione, Rome

Le contraste entre les réserves de l'Europe vis-à-vis de l'application Uber et l'accueil plutôt bienveillant aux États-Unis face à ce nouveau service de transport souligne une fois encore à quel point le cadre règlementaire européen, conçu en principe pour défendre les consommateurs, finit par protéger toutes sortes d'intérêts établis et bâillonne l'innovation. Ce contraste montre à quel point les gouvernements européens devraient modifier leurs règlementations, encourager les entrepreneurs à développer des modèles économiques dans leur propre pays, plutôt que d'être obligés à accepter les innovations après qu'elles aient été jugées 'meilleures pratiques' à l'étranger.

Une longue tradition européenne d'opposition aux innovations

Les manifestations anti-Uber organisées par les chauffeurs de taxi découlent d'une longue tradition d'opposition des fournisseurs établis aux nouvelles technologies, par crainte qu'elles ne menacent leurs emplois. Mais lorsque les Luddites au début du XIXème siècle, par exemple, avaient protesté contre les nouvelles machines textiles en les détruisant, les autorités n'étaient pas intervenues pour freiner l'arrivée de ces nouvelles technologies. Et la Révolution industrielle a donc apporté avec elle une amélioration sans précédent des niveaux de vie partout dans le monde.

Mais lorsque les supermarchés ont progressivement investi dans le secteur de détail au cours de la seconde moitié du XXème siècle, l'approche des gouvernements européens a changé. De nombreux pays ont mis en place des règles au début des années 1970 visant à protéger les petits commerces encore en activité contre la concurrence, retardant d'autant le développement de systèmes de distribution plus modernes. Une génération plus tard, ces restrictions ont été levées en réponse aux pressions des consommateurs.

Les gouvernements européens laissent l'économie en souffrance

La réaction au phénomène Uber démontre que les gouvernements européens ne semblent pas avoir retenu la leçon - laissant l'économie européenne en souffrance. Le problème est qu'une introduction dans n'importe quel marché dépend de la perception des opportunités de profit résultant des nouvelles initiatives à un moment donné. Les règlementations peuvent retarder l'entrée sur le marché, mais la technologie ne peut être indéfiniment freinée ;  de nouveaux entrants parviendront à percer au bout du compte. Cependant, leurs modèles économiques pourraient ne plus être profitables, ou du moins, moins profitables qu'ils auraient pu l'être.

Les avantages issus de la position de précurseur se retrouvent dans de nombreux secteurs, du fait des économies d'échelle, ou bien parce que cela permet de fidéliser une clientèle, ou simplement du fait des coûts irrécupérables. C'est surtout le cas pour les plateformes de commercialisation, où les sociétés exploitent les investissements initiaux pour s'assurer une introduction sur un autre marché, ce qui signifie que tout retard entraîné par des restrictions réglementaires inappropriées peuvent avoir un effet négatif d'autant plus important, et empêcher des entreprises à fort potentiel de s'implanter.

Uber... comme une chaîne de supermarché

Par exemple, l'Italie, qui n'a libéralisé son secteur du détail qu'en 1998, possède bien moins de chaines de supermarchés aujourd'hui que la France, l'Allemagne, et le Royaume Uni. Les chaines de ces pays, qui se sont bâties dans un contexte concurrentiel vorace, dominent en effet aujourd'hui les marchés émergents en Europe et ailleurs dans le monde. En Italie, les limitations imposées aux grandes surfaces ont permis à certaines marques de s'implanter avec force, de survivre et de prospérer, mais insuffisamment pour pouvoir se développer à l'étranger.

De la même manière, les restrictions européennes sur le transport des personnes en voiture empêchent les entrepreneurs du continent de développer des services tel Uber. Comme pour une chaîne de supermarchés, Uber repose sur des économies d'échelle pour permettre à sa plateforme de fonctionner efficacement. Et, comme pour n'importe quelle plateforme, Uber a commencé petit, couvrant ses frais fixes par une expansion par étapes. Maintenant qu'il a atteint une taille minimum d'efficacité, il est difficile pour les nouveaux entrants de recourir aux pressions concurrentielles pour réduire les marges d'Uber.

Protéger les fournisseurs freine l'innovation

Lorsqu' Uber débuta à San Francisco en 2009, il n'était pas difficile de s'établir sur le marché et l'application n'eut pas à se confronter à un processus d'autorisation difficile. Donc, Uber a pu tester son nouveau modèle économique - fondé à l'époque sur la disponibilité de voitures de luxe - et s'est développé d'abord à San Francisco puis dans d'autres villes américaines avant de s'aventurer à l'étranger (et d'utiliser sa plateforme pour commercialiser d'autres services).

En Italie, par contre, la seule offre de service de voitures de luxe avec chauffeur via une application téléphonique aurait été interdite. Selon la loi italienne, les services de location de voiture sont strictement liés au garage dans lequel les véhicules sont garés, et les voitures doivent être réservées par avance. Parce l'application Uber ressemble à un service de taxi, il aurait été considéré illégal ; Uber n'aurait jamais été en mesure d'y développer sa plateforme.

Et ceci se vérifie dans de nombreuses autres industries et pays européens, où la structure règlementaire protège les fournisseurs plus que les consommateurs, ce qui freine l'innovation. Aux États-Unis, les nouveaux entrants sur les marchés d'innovation sont rarement freinés, et seulement si cela se justifie véritablement dans l'intérêt général. C'est pourquoi Uber (comme de nombreuses autres plateformes dans de nombreux autres secteurs) peuvent se développer et atteindre l'échelle optimale pour poursuivre leur développement.

Faciliter l'entrée d'innovateurs sur les marchés

Si l'Europe veut continuer à prospérer, elle doit faciliter l'entrée des innovateurs sur les marchés de manière à ce que les plateformes se développent dans un premier temps à domicile plutôt que d'attendre pour les introduire qu'elles aient été validées ailleurs. Nous devrions soutenir l'innovation portée par les précurseurs sur les marchés plus que nous ne soutenons la protection des acteurs déjà installés sur ces marchés.

On peut y parvenir en adoptant une réglementation basée sur les résultats, destinée à la protection des consommateurs, et non des producteurs. Si dans certains cas, cela peut signifier de simplement modifier l'interprétation et l'application qui est faite de la loi, très souvent, les règlementations elles-mêmes devront être modifiées.

Les nouveaux entrants pourraient encore modifier la structure concurrentielle des marchés matures - non seulement celui des taxis, mais aussi ceux du tourisme, du crédit à la consommation, et de tant d'autres services. Et si une réglementation fondée sur les résultats est adoptée, les innovateurs pourraient bien aussi influencer la structure concurrentielle d'autres marchés qui demeurent sous-développés comme la santé, l'immobilier, et les services professionnels.

Quel que soit le marché, l'arrivée facilitée d'innovateurs qui ne sont pas bloqués par des règlementations injustifiées profite à tous - y compris à ceux dont les activités sont perturbées ou déplacées. Il suffit de demander à n'importe quel descendant actif et éduqué d'un artisan du textile du XIXème siècle.

Alberto Heimler est professeur en économie à la Scuola Nazionale dell'Amministrazione à Rome. © Project Syndicate 1995-2015

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a écrit le 30/04/2015 à 19:14 :
retournons le problème à l'envers ....UBER ou autre peut importe ... c'est plus à l'état de mettre les deux deux à égalité .... revoir la fiscalité à la baisse !
Réponse de le 30/04/2015 à 23:33 :
Bien sur c est a l état d intervenir car c'est elle qui reglemente les taxis avec les prix au kilomètre les charges sociales.les taxes de sstationnement
pendant que les vtc sont exoneres de tous cela et cerise sur le gateau bénéficient du statut auto entrepreneur.
a écrit le 30/04/2015 à 11:00 :
Parce que vous pensez qu'une concurrence déloyale, un ultra libéralisme débridé est un progrès ?
Quant aux économies que vous pensez faire, n'oubliez pas que dans tout système capitalistique anglo-saxon, l'élimination de la concurrence est la pierre angulaire de leur stratégie. Quand ce système pervers d'Uber aura eu la peau des taxis Français, pensez vous que vous paierez le même prix qu'aujourd'hui ?
Réponse de le 30/04/2015 à 13:06 :
Je suis tout a fait d accord avec vousle jour ou éliminera la concurrence c'est a dire les taxis ses prix vont exploser.
Deja sa a commencé maintenant j ai pris un uber le samedi après midi pour un trajet montparnasse direction opera en pleine apres midi j ai payé 18euro j ai refais le meme trajet la nuit a 2 h du matin un samedi soir j ai payé 52 euro pratiquement 3 fois le prix initial. Donc leur tarification depend de l offre et de la demande c est de l arnaque et je n imagine pas le jour ou ils auront le monopole. .......
Réponse de le 30/04/2015 à 15:39 :
Bonjour,
Tout cela est un faux problème. Avec les voitures autonomes dans dix ans les taxis disparaitront et idem pour les uber et autre compagnies digitales.
Le prix sera moins élevées car les automobiles n'auront plus de chauffeurs devant se rémunérer sur le prix de la course et les services de transport de personnes seront totalement automatisés.
Donc tout cela est un faux problème ... .
a écrit le 30/04/2015 à 10:42 :
Je ne vois pas très ou est l'innovation chez UBER ? Proposer un nouveau type de transport, où est la valeur ajoutée, où est l'innovation technologique ? nulle part. Une innovation s'entend par l'industrialisation d'une découverte fondamentale. Or l'invention de l'automobile date d'il y a plus d'un siècle !
a écrit le 30/04/2015 à 8:59 :
La France ne cherche pas à freiner uber mais à interdire uberpop car contraire à la loi du transport.
Uber peut fonctionner légalement comme les autres sociétés de vtc snapcar, allocab, chauffeur privé, Marcel etc qui sont françaises, installées en France et payant leurs impôts en France, pas comme uber.
Ceux qui préfèrent les vtc aux taxis, c'est leur choix, je vous invite cependant à sélectionner les concurrents d'uber car français et le service est aussi bien voir mieux!
a écrit le 30/04/2015 à 0:42 :
Bonsoir a tous
c est facile de critiquer les taxis!!!! Mais ce que vous oubliez de dire c est qu ils travaillent 11h par jour 7/7 .
parlant un peu d UBER pour votre information il ne paye pas un centime de charge en france!!!! Leurs chauffeurs ont un statut auto entrepreneur les 3 premières années quasiment pas de charge le taxi 47% de RSI.ils n ont pas d assurance professionnels le taxi on a environ 260e .la licence de taxi est de 230000e pour le taxi et 100e pour le vtc.1an de formation pour le taxi sachant qu elle coute 3000 et 0 pout les vtc.
pour resumer un taxi locataire ou artisan tout frais compris doit sortir environ 4800 euro par moi un vtc environ 1800 (voiture 800e essence 500 assurance 60 commission uber 500e)
Alors y a t il une concurence déloyale ou pas??
En plus de tous cela les vtc ne respecte pas la réglementation ils doivent travailler sur le marché de la reservation or avec un smartphone en 5min vous en avez un vtc
alors peutons dire qu un delais de 5 min est considéré comme une réservation? ??? Sans évoquer le stationnement sur la voie publique et le racollage dans les gare et aireport.
l existance des vtc est une bonne chose mais ils doivent etre contrôlés et réglementé.
je ne defend pas les taxis mais je vous expose la réalité y a des améliorations à faire dans ce domaine.
concernant les tarifs d approche des taxis ils sy sont pour rien c est centrale radio la responsable en general c est pas tres choquant 10e en moyenne c est comme quand un plombier se déplace ou l exemple des pizzas sur place c est une acheté et une offerte mais en livraison vous aurai droit a une seul.
Pour conclure l es vtc et les taxis font le même boulot mais n ont pas les mêmes règles sachant qu a priori on est dans un pays de droit
Réponse de le 30/04/2015 à 8:33 :
Bonjour,
Concernant les charges,la formation et plus généralement la concurrence déloyale tout le monde est d'accord sur le sujet.
Par contre concernant le tarif d'approche au compteur tout le monde sans exception vous dira au contraire que c'est extrêmement choquant. Aucun client ne support cela. Surtout lorsque vous avez une course de 20€ et que la l'approche vous en rajoute 10 ou 15.Le tarif d'approche doit définitivement être supprimé. Le taxi arrive et se gare en bas de chez vous avec 0€ au compteur comme dans la plupart des pays du monde point barre. Vous compariez avec les pizza et je ne vois aucun rapport il y a au moins 10 ans qu'à l’achat sur place ou en livraison en Ile de France la pizza acheté permet d'avoir la seconde offerte pour le client. Là le tarif d'approche permet pour le taxi d'avoir la course achetée = 30% de facturation en plus pour le client. C'est du grand n'importe quoi.
Ensuite concernant la fiscalité près d'un taxi sur deux fraude en demandant du liquide ce qui devrait-être interdit à l'avenir en systématisant la carte bleue et le paiement NFC. Il n'est pas normal qu'une profession ayant pignon sur rue puisse se faire du black sur le dos de l’État et des consommateurs.
A la montée dans le taxi, le chauffeur devrait systématiquement proposer le chemin le plus court au client via le GPS et justifier l'emploi d'un autre trajet (embouteillage, travaux ...).
La réalité c'est que dans 10-15 ans les taxis n'existerons probablement plus du tout et seront remplacés par des services tels qu'UBER et AIRBNB par contre les obligations légales des chauffeurs de ces nouveaux "taxis" seront quasiment nulles car les voitures seront autonomes. Nous avons à un changement de paradigme ou le conducteur/chauffeur va devenir inutile et une simple régie avec des techniciens en régie suffiront à rendre le service. C'est la raison pour laquelle l’État ne tient pas trop compte du conflit actuel d'une profession qui va simplement disparaitre dans le monde ... .
Réponse de le 30/04/2015 à 8:53 :
Je ne suis pas partisan des taxis ni vtc mais il faut arrêter avec la prix de la licence!
L'état les donne, elles sont gratuites et ce sont les chauffeurs qui se font un business dessus en se les revendant. Donc l'excuse du prix ne tient pas, d'autant qu'à la base la cession payante est illégale.
Je suis aussi pour l'interdiction pure et simple d'uberpop contraire à la réglementation du transport.
Réponse de le 30/04/2015 à 17:32 :
Les sessions de licence (qui sont toujours obligatoires pour pouvoir apposer le lumineux TAXI sur le toit) sont tout à fait légales puisque l'état l'autorise, et prend même à l'acheteur une taxe appelée "droits d'enregistrement" (proportionnelle au prix de vente). Avant d'avancer de telles choses, on se renseigne.
Ce que je condamne, c'est que l'état n'ai pas encadré les prix de cession, et à laissé faire ces sessions de manière anarchique (remarques, avec ces droits d'enregistrement, il n'avait pas intérêt...).
La session des licences (obligatoire, j'insiste) est certes à discuter. Mais seulement voilà, elle est là, et la plupart d'entre elles sont aujourd'hui détenues par des jeunes, qui payent aujourd'hui les pots cassés.
Ceux qui les ont vendus, et qui les ont eu gratuites, eux, sont bien au chaud.
Réponse de le 30/04/2015 à 23:59 :
Reponse a marousan
tout d abord j aimerai avoir des addresse de pizzaria ou en livraison une pizza acheter et la 2e offerte en ile de france!!!!
Concernant les cartes bleues pour votre information les taxis la refuse pour des raisons de commission je prend 2fois par jour le taxis et moi je paye en cheque il n ya pas de frais je ne vois pas pourquoi vous parlez de bkack or que l etat a équipé les taxis d impremente donc a tout moment il peuvent conbaitre le chiffre d affaire d un taxi c est comme une caisse enregistreuse.
concernant les session de licence c est meme charles pasqua qui a permis sa en 1995 en contre partie ded frais de mutation pour l état de l ordre de 8000euro pour chaque licence.donc c est devenu un fond de commerce comme la licence 4 (VENTE D ALCOL) ou tabac.
concernant les charges sociales tout taxi parisien paye au minimum 1260euro par mois de charges sociales c est l etat qui a imposé ce minimum ainsi 220euro de tva plus le droit de stationnement et au final l impot sur le revenu.
y en a qui vont se sentir con car vous parlez de sujet que vous ne connaissez pas!!!!!!
Sans oublier qu ils travaillent 70heures en moyenne par semain ils ne vont pas travailler 16jour sur 31 ce mois de mai. .....
Réponse de le 01/05/2015 à 17:56 :
Bonjour Brad,
Concernant la licence des taxis, je ne rebondirais pas sur ce sujet car je suis d'accord avec le fait qu'il faille rentrer dans ses frais sur ce sujet et ce n'est pas moi qui ai lancé ce sujet sur les licences, relisez plus haut. J'ai bien au contraire dit que concernant la formation et les frais de licence j'étais tout à fait d'accord sur le fait que les VTC sur ces sujets profitaient d'une concurence déloyale.
Par contre concernant les encaissements en cash beaucoup de taxi ne les déclarent pas (Je n'ai pas dit tous ni la plupart mais un certain nombre dont je ne possède pas la statistique). J'ai un ami qui est taxi et le père d'une très bonne amie également ils m'ont tous les deux confié que cette pratique était commune et répandue dans le monde du taxi. Ls courses en cash ne sont pas toujours déclarée c'est donc assimilé à du black. En interdisant le paiement des taxi autrement qu'en CB et NFC on élimine cette fraude et l'état rentre dans ses comptes. Pour ce qui est des charges sociales ce ne sont pas des "charges" mais des cotisations qui vous donne droit à la retraite, à la santé etc ... . Tous les entrepreneurs et artisans les paient donc je ne vois pas de quoi vous vous plaignez. Dans la haute technologie nous payons actuellement 3500€ de cotisation minimum par employé mais en échange il y a une retraite, une santé gratuite etc ... . Pour ce qui est de la TVA vous êtes collecteur de la TVA elle ne vous appartient pas donc là encore c'est un faux problème. Elle doit-être positionnée à part pour chaque facture dans vos livres de comptes et positionné si possible sur un compte différent générant des intérêt avant collecte de l’État. C'est une question de bonne gestion. Enfin l'impôt sur le revenu est normal et plus on en paie plus il en reste. Je peux vous dire que des impôts sur le revenu dans mon entourage on en paie un paquet et on ne se plaint pas c'est la règle du jeux. Ensuite on peux faire comme aux USA fond de pension pour la retraite et santé privé mais cela coute entre 2,5 et 4 fois plus cher que notre système (pour une qualité moindre et des contrats pleins d'exclusions) donc le jour ou vous tombez malade en tant qu'artisan, vous êtes tout bêtement ruiné aux USA si vous n'avez pas au moins un an d'économie devant vous (mon meilleur ami y vit et il a toujours au moins dix huit mois de liquidité devant lui au cas ou). Et lors de la prochaine crise financière votre fond de pension fera faillite et vous perdrez toutes vos économie comme ce qui est arrivé à près de 30 millions d'américains entre 2007 et 2010. Pour le moment le système d’État providence et social par répartition est le plus juste et le moins cher et nous protège de la ruine massive qu'ont connus les pays qui sont en système par capitalisation. Il n'y a qu'à voir les allemands qui ont des retraites par capitalisation et qui tremblent depuis la baisse de l'euro face au dollars car ils ont peur d'une baisse des pensions qui sont indexées majoritairement sur des fonds en euro.
Ensuite travailler 70heures ? Et alors j'en fait autant si ce n'est plus, c'est la règle du jeux lorsqu'on gagne bien sa vie, à la différence que le taxi a le choix parfois et je dis bien parfois de travailler un peu moins alors que dans l'industrie et la technologie si on baisse les armes une seconde c'est des allemands ou des américains qui récupèrent nos clients. Donc on est tous dans le même bateau. Ce que vous vivez, on est beaucoup à le vivre, la fatigue et les problèmes de dos en plus pour vous et le stress et les problèmes cardiaques pour nous.
a écrit le 29/04/2015 à 20:07 :
Bonjour,
Je pense que plutôt que freiner Uber il conviendrait de limiter la concurrence déloyale en augmentant la sécurité et les obligations des conducteurs Uber par les modalités suivantes :

- Création d'une assurance transport de passager particulier obligatoire pour tous les chauffeurs Uber, AirBNB et consort. (Cela protègera mieux les passagers en cas d'accident)

- Mettre en place un fichier recensant tous les chauffeurs chez les fournisseurs avec CIN, permis de conduire, extrait de casier judiciaire et carte grise de l'automobile. (Cela évitera l'emploi de délinquants notamment sexuel suite aux agressions récentes en Ile de France aux abord des boites de nuit, par des chauffeurs)
- L'obligation d'effectuer un stage de 2 semaines de stage de conduite afin d'obtenir une habilitation préfectorale de transport de passager à but commercial. (Pour être efficace et accepté ce stage devra être peu onéreux donc moins de 1000€ et mené par des auto-écoles)

- L'obligation de distinguer visuellement de manière immédiate et distincte l'automobile d'une simple voiture particulière afin encore une fois d'éviter les agressions et surtout de permettre les contrôles de police afin de vérifier que les conducteurs sont en règles.

- Renforcer le contrôle fiscal des chauffeurs de ces services qui semblerait-il ne déclarent pas l'ensemble d leur revenus au fisc comme ils le devraient. (Rentrées fiscales supplémentaires et stopper l'effet d'aubaine de nouveaux services internet et téléphonique parois difficilement contrôlable en terme de taxation et de fiscalité)

Cela permettrait de limiter la concurrence parfois déloyale faite au taxi et de créer ainsi un service complémentaire à l'offre de taxi, de sécuriser les passagers et de ne confier le transport de passagers qu'à des personnes aptes à le faire et connues donc facilement rattrapable en cas d'accidents, de fraudes ou d'agressions. Actuellement je connais des informaticiens et de nombreux salariés qui le jour travaillent en tour de bureaux et la nuit pour arrondir les fins de mois sont chauffeurs pour ces services. C'est très dangereux car ces chauffeurs sont en général épuisés au bout de quelques temps et ne sont plus forcément aptes à conduire en toute sécurité. Ce genre de chose devrait être interdite ou en tout cas très sévèrement contrôlé.
a écrit le 29/04/2015 à 17:58 :
j'habite en région parisienne et j'utilise les services d'UBER, je ne comprends pas pourquoi cette société d'un genre nouveau est si souvent montrée du doigt, elle est innovante et répond parfaitement au besoin actuel. L'application interractive au top pour réserver une voiture, les tarifs abordables (pas 15 € d'approche au compteur avant de monter dans le véhicule), les chauffeurs sont polis et bienveillants (pas toujours le cas des taxis parisiens), l'itinéraire est toujours au plus rapide (on ne fait pas 4 fois le tour du périf avant de rentrer, ... cqfd), pas besoin d'avoir de liquide sur soi, c'est débiter direct (pénible ces taxi qui refuse les cartes de paiement, on est au 21ème siècle), et on donne son avis sur le chauffeur. Et bien oui, il serait temps d'évoluer et de cesser ces conservatismes pesant qui bloque et fige l'économie.
Réponse de le 29/04/2015 à 18:42 :
Uber ne paie tout simplement aucun impôt en France tout l argent que vous leur donner retourne aux États Unis, les taxis même si il n accepte toujours la cb ils paieront toujours des cotisations sociales des taxes et impôts qui serviront à toute la collectivité.
Maintenant faut savoir ce qu on veut mettre à bas toute notre système sociale à terme ou continuer à engraisser des américains!?
Ouvrez les yeux et creusez votre réflexion, ça sera vrai pour toutes les corporations à terme perdre notre liberté et être dépendant de société américaines qui crache sur notre système social héritage du CNR de 1945.
Réponse de le 29/04/2015 à 22:12 :
Entièrement d'accord avec Uberconso, ce service reponds aux attentes des gens mais les politiques n'en ont cure, en France corporatismes corruption conflits d'intérêts sont la norme.
Réponse de le 29/04/2015 à 23:40 :
Naness, vous croyez que toutes les entreprises du cac 40 payent la totalité de leurs impôts en france, c'est bien naif, n'avez vous jamais entendu parlé de montage financier, ces mêmes entreprises qui offshore vers l'inde, la chine, .... tout ce qu'elles peuvent car la main d'oeuvre est moins couteuse. Uber, n'est pas pire, il permet d'arrondir les fins de mois de personnes qui veulent bosser, où est le mal ?, les utilisateurs s'y retrouvent et ne semble pas se plaindre .... arrêtons de raisoner en 35 heures mono-employeur, conservateur attaché a des régles obsolètes, le monde du travail bouge, nous devons nous adapter au contexte economique actuel, dans de nombreux pays, il est possible de cumuler plusieurs emplois, ... ce n'est pas illegal.
Réponse de le 30/04/2015 à 10:43 :
Les chauffeurs Uber commencent à se plaindre aussi, comme les utilisateurs. Cela s'appelle de la concurrence déloyale que même les VTC qui respectent les droits nationaux et de l'utilisateurs se plaignent. Plusieurs on interdit ce service, c'est qu'il y a une raison. Bref, c'est facile d'être moins cher quand on ne paye pas d'impôts, ni les charges. Pour les entreprises du CAC40, effectivement, on devrait arrêter les aides à ses entreprises pour aider les PME. Et puis, votre rêve du monde actuelle, travailler plus pour gagner beaucoup moins. Du moins, pour les autres pour vous permettre de payer un service pas cher qui devrait l'être.
Réponse de le 30/04/2015 à 10:53 :
Le tarif d'approche d'un taxi a été toujours pour moi de 4 à 6 € arrondis ! Par contre dans un taxi je suis sûr au moins que le véhicule passe au contrôle technique tous les ans, que le conducteur a un casier judiciaire vierge, qu'il est assuré pour le passager, qu'il a reçu une formation poussée (au contraire de ceux d'Uber) que s'il y a une contestation, je peux appeler la préfecture, et que je suis certain que si il doit avoir sanction, elle sera appliquée, que si je prends un taxi un jour de grève des transport ou une nuit du jour de l'an, je serai facturé au compteur et non pas avoir la surprise de payer de trois à quatre fois le forfait de base !!
a écrit le 29/04/2015 à 17:57 :
L'innovation, c'est bien, mais le travail au noir n'en est pas une (uberpop)... En Europe, certains secteurs sont très protégés, les politiques n'y toucheront jamais parce qu'ils plus à y perdre qu'à y gagner.
Après, vous et moi devons respecter les lois et règlementations, je ne vois pas pourquoi ça ne devrait pas être le cas pour les sociétés innovantes.
a écrit le 29/04/2015 à 14:19 :
Très bonne analyse réaliste...Le vieux continent sera toujours à la traine des USA faute de réactivité...
Réponse de le 29/04/2015 à 20:39 :
Lorsque l'on voit dans quel état de déliquescence se trouvent actuellement les USA - j'habite à 120km de la frontière, et je traverse régulièrement les USA en voiture - je ne suis pas certain qu'ils soient un exemple à suivre.
a écrit le 29/04/2015 à 14:04 :
"Freiner Uber, c'est freiner la croissance !".
Waoh!! Un article directement financé par Uber ??
a écrit le 29/04/2015 à 12:24 :
Qu'ils payent les impôts dans les respectifs pays et après on pourra parler...
Réponse de le 29/04/2015 à 17:47 :
Vous opposez sans doute Uber à nos chers taxis, dont le terminal de carte bleue est toujours "en panne ah ben mince c'est ballot" et qui ne peuvent donc encaisser aucun paiement qui laisse une trace utilisable par le fisc, et se voient malencontreusement contraints d'encaisser votre paiement en liqude A CHAQUE FOIS. Mais ils sont probablement honnêtes et déclarent sans doute rigoureusement ces revenus, bien sûr.
Donc sur ce point, qu'Uber fasse crever nos chers (à tous les sens du terme) taxis n'est ni bon ni mauvais, c'est neutre, ça ne changera rien. Ensuite, il doit y avoir des moyens de les imposer, plus efficace que de partir à la chasse aux paiements en liquide de taxis.
a écrit le 29/04/2015 à 12:14 :
Combattre le "chaos" c'est retrouver la civilisation et cela demande de suivre des règles!

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