Le bonheur d’abord, la réussite ensuite !

 |   |  585  mots
(Crédits : DR)
IDEE. Les résultats de recherches tendent à démontrer que ce sont les émotions positives, telles que la joie et l’excitation provoquées par l’exécution de tâches que l’on aime, qui créent le succès. Par Sylvie Gendreau, Polytechnique Montréal.

Si quelqu'un vous disait que le bonheur est la condition sine qua non de la réussite, vous lui feriez remarquer que selon vous, ne lui en déplaise, ce serait plutôt le contraire. C'est le fait de réussir qui vous conduira à vous sentir heureux.

En général, à tout le moins en Occident, on pense que ce n'est qu'à force de travail que le succès finira par se matérialiser. Dans les faits, la poursuite du bonheur par le biais d'un labeur acharné fait, dans plusieurs cas, long feu.

Les résultats de plusieurs recherches tendent à démontrer que ce sont les émotions positives, telles que la joie, la sérénité, l'excitation provoquée par l'exécution de tâches que l'on aime, qui, au contraire, créent le succès.

Émotions positives

Les gens heureux sont en général plus satisfaits de leur vie professionnelle. Ils sont appréciés de leurs pairs qui les appuient et les aident dans la réalisation de leurs tâches. Par exemple, dans le domaine de l'assurance, les commerciaux qui ont une attitude positive vendraient 37 % plus de contrats d'assurance que leurs collègues.

Les individus qui ont des émotions positives ont tendance à s'engager de manière plus affirmée envers l'entreprise qui les emploie. De plus, ils s'absentent moins. Ils ont tendance à se fixer des objectifs plus ambitieux et à faire preuve de persistance face à des défis importants. Ils ont une opinion plus favorable d'eux-mêmes et de leurs proches. Ils croient en leur réussite et leurs attentes paraissent plus réalistes.

Lisa Walsh a passé au crible plus de 170 études sur le sujet et elle est convaincue que le bien-être et une attitude positive sont des gages de succès dans la poursuite d'une carrière.

Mais il ne suffit évidemment pas, pour une entreprise, de n'employer que des gens heureux, ou de s'acharner sur ceux qui ne le sont pas pour qu'ils le deviennent. De telles stratégies ont l'effet inverse. Les entreprises auraient plus de chance de succès en instaurant, avec tact et patience, une culture de bienveillance et de gratitude.

Projets personnels

La clé résiderait peut-être ailleurs. Il s'agirait d'explorer, entre autres, ce qui est à l'origine du sentiment de bien-être qu'éprouvent les individus qui ont une attitude positive envers la vie.

Une étude canadienne met en lumière les liens qui existent entre le bien-être et la motivation intrinsèque d'un individu qui s'est fixé un but qui lui correspond et auquel il croit.

Les résultats de l'étude indiquent que la poursuite d'un but « autonome » qui résulte d'un choix personnel est un bon facteur de prédiction à la fois du bien-être et de la satisfaction qui découle du fait de pouvoir se réaliser.

Il n'y a sans doute rien d'étonnant dans tout cela. Mais il est intéressant de se faire rappeler par des études méthodiques que la réalisation de soi en concrétisant des projets qui nous correspondent et qui nous tiennent à cœur constitue des besoins humains fondamentaux.

Comment inviter le bonheur dans sa vie ? Voici un petit exercice pour vous y aider !

--

Cette chronique se nourrit des recherches et rencontres publiées sur mon site Les cahiers de l'imaginaire.

The Conversation ________

 Par Sylvie GendreauChargé de cours en créativité et innovation, Polytechnique Montréal

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/08/2019 à 16:06 :
Bonjour,

Le bonheur n’est pas le même pour tous et toutes car nos besoins sont tous différents car nous sommes tous et toutes différents avec nos personnalités et nos besoins par rapport à notre histoire de vie .
Il n’existe pas «  un mode d’emploi du bonheur «  adaptable à tous et toutes.
Finalement le succès c’est quoi ?
Ce n’est pas être au bon endroit au bon moment et en être «  conscient ? De ses points faibles et ses points forts ?» c’est comme ne pas «  rater son train »? Le prendre au bon moment ?

Cordialement,
a écrit le 12/08/2019 à 9:57 :
La travail est une notion indispensable mais de le rémunérer fini par complètement le dévaloriser, il faudrait que chacun aille vers un travail qui le valorise permettant à celui-ci de s'y consacrer pleinement afin que l'entreprise et le travailleur soit tout deux en symbiose permettant de toucher l'apogée de la dite société. Cet équilibre ne serait pas bien difficile à trouver mais les classes dirigeantes, aliénées par la rente, ont perdu cette connaissance majeur, ce repère ancestral, fondateur qui nous a fait aller si loin et c'est tout le travail qui a été anéanti de cette dégénérescence de trop de l'oligarchie.

Quand la classe dirigeante n'est plus en mesure de guider la classe productrice car étant déjà incapable de se voir et comprendre elle-même.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :