• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Le capital-investissement européen est-il condamné?

Sébastien Canderlé

Publié le 12 mai 2020 à 06:37 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 22:35

Paris pour un fonds de relance europeen de 150-300 milliards par an sur 2021-2023

Paris pour un fonds de relance europeen de 150-300 milliards par an sur 2021-2023

Yves Herman

Le Quotidien Numérique

20 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Succession : le Conseil constitutionnel retoque la gratuité des frais bancaires

  • 2

    En Allemagne, la crise démographique devient de plus en plus inquiétante

  • 3

    Son appel à Attal et Retailleau, son rapport à Macron, son message aux Français pour travailler plus… Edouard Philippe expose les grandes lignes de sa campagne

  • 4

    Temps perdu, succession d’erreurs, preuves accablantes… Le rapport sur l’affaire Lyhanna pointe une série de défaillances graves

  • 5

    Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages

  • 6

    Ariane 6 : à travers la jungle et l’Histoire

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Lorsque, l'an dernier, la Deutsche Bank a annoncé sa décision de quitter l'activité trading des marchés d'actions et qu'en février, la Royal Bank of Scotland et HSBC ont réduit leurs unités de trading et de conseil, le secteur bancaire mondial s'est engagé dans une nouvelle phase de concentration. Les autres banques européennes rivalisant encore sur la scène mondiale - Barclays, Credit Suisse et UBS - peinent à égaler l'étendue des services fournis par leurs homologues américains. Par Sébastien...

Est-ce vraiment important? Aujourd'hui, les ingénieurs de la haute finance, quand il s'agit d'activités transactionnelles, sont les sociétés d'investissement de capitaux privés, pas leurs conseillers. Pourtant, il semble que cette nouvelle espèce de décideurs soit déjà dominée par les acteurs américains. L'indépendance des opérateurs européens de capital-investissement est menacée.

Domination américaine

Ensemble, les huit plus grands gestionnaires de fonds alternatifs américains - à savoir Apollo, Ares, Bain Capital, Blackstone, Carlyle, KKR, Oaktree et TPG - maniaient 1,8 trillion de dollars fin 2019, soit près d'un tiers de la base d'actifs du secteur. En revanche, les huit plus grandes firmes européennes - Apax, BC Partners, Cinven, CVC, EQT, Eurazeo, PAI Partners et Permira - géraient 250 milliards de dollars, soit moins de 5% des 5,8 trillions de dollars gérés dans le monde.

La principale entreprise européenne, CVC, gérait environ 80 milliards de dollars, bien moins que les actifs administrés par le plus petit des huit principaux acteurs américains - TPG supervisait plus de 110 milliards de dollars.

Les groupes de capital-investissement américains ont fait leurs preuves en tant que prédateurs. En 2004, alors qu'il avait du mal à se remettre du crash des dotcoms, le plus grand et le plus ancien gestionnaire de fonds britannique, 3i, était devenu la cible de Blackstone et KKR.

Histoire européenne mouvementée

Alors que 3i réussit à s'échapper, au cours de la dernière décennie, plusieurs entreprises européennes ont été ciblées avec succès par des concurrents américains. En 2011, Carlyle a acheté Alpinvest à ses propriétaires néerlandais, les fonds de pension APG et PGGM. Cinq ans plus tard, le spécialiste des fonds de fonds HarbourVest acquit la société britannique SVG Plc, à l'époque un investisseur clé de Permira.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

En août 2018, Dyal Capital, qui fait partie de Neuberger Berman, basé à New York, a pris une participation dans Bridgepoint, dont le siège est à Londres. Et l'an dernier, via l'un de ses fonds de transaction secondaire, Blackstone a pris une position minoritaire dans BC Partners.

Bien que ces dernières transactions aient eu lieu à des valorisations élevées, l'objectif est d'acheter à bas prix. Ce n'est qu'une question de temps avant que ces gros utilisateurs de dette ne subissent un ajustement prolongé des prix.

Impact de la crise actuelle

Entre 2007 et 2009, par exemple, 3i l'a encore échappé belle: la crise financière a transformé la prime de 30% de son action sur la valeur de l'actif net en une décote de 50%. L'entreprise ne conserva son indépendance qu'avec une émission d'actions de 700 millions de livres sterling. Grâce au verrouillage sanitaire et économique en cours, les valorisations sont à nouveau raisonnables. Au cours des dernières années, les actions de 3i se sont négociées de manière cohérente avec une prime sur la valeur nette d'inventaire. Ce n'est plus le cas.

Peu de groupes européens de capital-investissement resteront indépendants indéfiniment. Même EQT, récemment introduit en bourse et avec une capitalisation actuelle de 14 milliards de dollars, n'est pas à la hauteur de Blackstone et de sa valorisation de 60 milliards de dollars. Malgré les aspirations mondiales et des actionnaires de choix comme les Wallenberg, la firme suédoise semble une proie facile.

Dans un secteur dont le succès dépend de la solidité des marchés de capitaux, l'Europe aura du mal à protéger son écosystème. Mais, à moins qu'elle ne soit contrecarrée, la domination des groupes américains aura probablement de vastes conséquences.

Leçons retenues de la crise précédente

Au lendemain de la crise financière, les pratiques les plus agressives étaient tombées sous le coup des autorités européennes. En 2014, les liquidateurs en charge de la mise en faillite d'Orizonia, à l'époque le plus grand voyagiste espagnol, avaient demandé que les sponsors de la société - dont Carlyle - paient près de 160 millions d'euros d'indemnité. L'année suivante, les procureurs italiens avaient temporairement interdit aux anciens actionnaires (principalement britanniques) de l'éditeur en détresse Seat Pagine Gialle d'occuper des postes de direction ou de siéger aux conseils d'administration de sociétés.

Culturellement, l'Europe continentale est fière d'avoir adopté une gouvernance d'entreprise holistique plus prévenante que la version anglo-saxonne. Rappelons la critique, exprimée en 2004, par le politicien allemand Franz Müntefering qui a comparé les gestionnaires de capital-investissement à des «essaims de locustes irresponsables».

Pourtant, la récente collaboration entre KKR et les grands groupes de médias allemands Bertelsmann et Axel Springer, ainsi que l'acquisition proposée par Advent et Cinven de l'activité ascenseurs de Thyssenkrup aux côtés de la Fondation allemande RAG, montrent que le sentiment pourrait changer au détriment des firmes continentales.

La crise économique en cours pourrait bien engendrer une nouvelle phase de consolidation qui ancrerait le modèle américain sur les marchés privés. À moins qu'elle ne veuille que ses gestionnaires de fonds subissent le sort de ses banquiers, l'Europe doit entretenir et protéger sa propre identité dans le capital-investissement.

Sébastien Canderlé

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Brexit : dix leçons et un sursaut pour l’Europe », par Clément Beaune haut-commissaire à la Stratégie et au Plan ancien ministre chargé de l’Europe

  • 2

    OPINION. « Bien vieillir : l’investissement face à un défi systémique »

  • 3

    OPINION. « L’intelligence artificielle redessine les trajectoires de la diversité »

  • 4

    OPINION. « Aérien : la souveraineté commence par la connectivité »