Paul Jorion, l'anthropologue qui avait prédit trois ans avant la crise des subprimes

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[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, entretien avec Paul Jorion

L'anthropologue et spécialiste en économie Paul Jorion s'est spécialisé très vite pour la sociologie et l'anthropologie sociale, suivant même les cours de Claude Lévi-Strauss dans un Paris marqué par les événements de 1968. Connu comme ayant été l'un des premiers à avoir annoncé la crise des subprimes dès 2005, il dénonce les dérives du capitalisme dans son nouveau livre "Se débarrasser du capitalisme est une question de survie", sorti le 1er mai 2017 chez Fayard.

Le professeur de relations internationales à l'Université américaine de Paris, Philip Golub, et l'éditorialiste au Hindustan Times, Vaiju Naravane, rejoindrontnotre invité sur le plateau pour commenter l'actualité.

La première partie du débat est consacrée aux élections législatives françaises et aux possibles issues de ce scrutin. La victoire d'Emmanuel Macron à la présidence a confirmé les inquiétudes de ceux qui redoutent une disparition des partis traditionnels. Les législatives vont-elles confirmer cette tendance ?

Au centre du deuxième thème de l'émission, la tournée diplomatique de Donald Trump. Son premier voyage à l'étranger dans le cadre de visite d'États a débuté au Proche-Orient et durera 9 jours. L'occasion pour le président américain de s'éloigner de l'atmosphère de crise qui règne à Washington ?

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Commentaires
a écrit le 29/05/2017 à 18:54 :
Je tempère simplement mon propos en disant que Paul Jorion, a évidemment des qualités.
a écrit le 29/05/2017 à 18:51 :
Lecteur du blog, je ne partage pas votre enthousiasme. Sur la crise des subprimes, Paul Jorion le dit lui meme, il n'a rien inventé, mais travaillait dans un secteur peu recommandable, à savoir une banque faisant des prets subprimes. Chacun savait, dans son entreprise, qu'une crise allait éclater. Paul Jorion a simplement écrit un livre sur le sujet, contrairement à ses collègues. Quant à ses facultés d'analyse phénoménale, je les conteste également. Souvent ces billets sont intellectuellement pauvre(sans etre méchant).Sa seule aptitude est d'etre relativement ouvert aux idées neuves, qu'il lit et ensuite fait sienne. Il ne crée pas et analyse peu, il me semble. En outre, sa notoriété est essentiellement du à une faculté peu commune de se mettre en avant, de faire son autopromotion, ce qui peut s'expliquer par des formes de troubles de la personnalité narcissique, me semble t'il.
a écrit le 27/05/2017 à 12:02 :
J'ai un peu suivi son blog et sur la durée, il a souvent raison.

Ce n'est pas un voyant (si ce n'est dans sens lanceur d'alerte qui clignote) mais ses facultés d'analyse sont phénoménales et surtout ses capacités à avoir plusieurs angles de réflexion, un mélange de sociologie, d’anthropologie, d’économie et de simple bon sens.
Il est vrai que nos économistes, spécialisés et unidirectionnels, sont surtout obnubilés par les compteurs et les statistiques court-termistes de croissance. Mais ont rarement la capacité de faire les liens avec l'histoire et donc d'extrapoler les conséquences macro-économiques, un peu trop micro-économistes ?
On espère beaucoup de la nouvelle économie, dite MacroN-économie, pour redresser la situation. De toute façon l’économie n’est plus le sujet, le sujet est devenu celui de l’environnement.
Pour revenir à Paul Jorion, il est peut être simplement un environnementaliste et c’est grâce à cela qu’il a cette vision ?
Ou, c’est simplement qu’il a conservé un sens aigu de la capacité humaine à déceler quand il y a un risque sur la survie (d’après les titres de ses livres).

En tous cas ses points de vue sont souvent intéressants et intelligents.
Réponse de le 30/05/2017 à 11:21 :
@Velka
"l’économie n’est plus le sujet, le sujet est devenu celui de l’environnement."
... Ah bon, je pensais que le sujet était celui des valeurs. Que l'économie et l'environnement étaient des sujets qui découlaient des valeurs. Equité, Justice, Fraternité, Liberté, Probité...

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