« Pourquoi ceux qui agissent ne pensent pas et pourquoi ceux qui pensent n'agissent pas ? »

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Abdelmalek Alaoui, chroniqueur.
Abdelmalek Alaoui, chroniqueur. (Crédits : La Tribune)
Rupture(s). Une fois n’est pas coutume, le titre de cette chronique hebdomadaire est emprunté à un autre. Peut-être parce que personne à part le réalisateur Nicolas Pariser n’a su résumer de manière si saisissante un paradoxe aussi brûlant que l’antagonisme entre l’action et la réflexion. Le réalisateur d’« Alice et le Maire » s’est en effet attaqué à ce qui constitue l’une des questions les plus fondamentales de notre époque à l’heure où le monde de la pensée déserte la politique, et où l’action publique brûle d’agir sans réfléchir. En creux, c’est le portrait d’une société mondiale assoupie au bord d’un volcan qui se dessine.

Dix ans seulement séparent deux moments emblématiques de ce début de siècle. Presque une éternité au vu des évolutions rapides qui sont intervenues depuis 2009. Il y a une décennie donc, le comité Nobel attribuait son prix le plus prestigieux, celui de la paix, au premier président noir des États-Unis, Barack Obama. A l'époque, cet intellectuel hors norme portait en lui la promesse d'une paix rapide au Proche Orient et d'un nouvel ordre mondial basé sur une Pax Americana fondée sur la raison, la logique et l'empathie. En quelque sorte, ce prix lui était attribué par anticipation de ce qu'il aurait pu faire : mettre autour de la table Palestiniens et Israéliens pour négocier un accord juste, durable, et mutuellement acceptable, fermer le bagne de Guantanamo Bay, érigé au mépris du droit international, ou encore engager l'oncle Sam dans une politique en phase avec les défis de la transition climatique. Le reste de l'histoire est connu. Bien que jouissant encore d'une cote de popularité très importante - notamment en dehors des États-Unis- Obama n'a rempli aucune de ces trois promesses. Il s'est montré au mieux hésitant lors de moments déterminants, ou au pire, s'est mis à la recherche du consensus le plus large, entravant la possibilité de faire émerger des solutions véritables. Au-delà de la démarche chaloupée, de la répartie hors norme et de la vitesse phénoménale de réflexion de ce surdoué, l'histoire retiendra surtout du double mandat de Barack Obama qu'il a cassé le plafond de verre de la race dans une Amérique que l'on disait incapable de combattre les inégalités. A l'époque, mis à part de rares exceptions, tout le monde avait applaudi la décision du comité Nobel. Il faut dire que l'histoire était trop belle : celle du jeune homme de père africain, élevé par sa mère, qui a gravi à la force de l'intellect toutes les marches de la Nomenklatura blanche américaine, jusqu'à devenir Président de la revue de droit d'Harvard, puis sénateur, et enfin, leader du monde libre. En bref, l'allure de l'intellectuel et la promesse de transformer des idées généreuses en action fut récompensée.

Deux hommes récipiendaires du Nobel, l'un est un homme de réflexion, l'autre d'action

En 2019, c'est un choix radicalement inverse qui est au cœur de l'actualité. En récompensant Abiy Ahmed Ali, Premier ministre de l'un des pays les plus pauvres de la planète, l'Éthiopie, ce n'est non pas l'homme de réflexion qui est récompensé, mais bel et bien l'homme de l'action. En moins de trois ans de mandat, cet ancien militaire et cadre du renseignement qui n'a fréquenté ni Yale ni Harvard a réussi le tour de force de se réconcilier avec l'Érythrée après plusieurs décennies de guerre. Il libère également dans la foulée de son arrivée au pouvoir en 2018 plusieurs centaines de prisonniers politiques et instaure une double politique de lutte contre la corruption et de promotion de l'égalité de genre. Plus récemment, il est devenu l'un des artisans du règlement de la crise au Soudan. Avec des moyens très modestes, mais une audace ainsi qu'un sens du temps politique que lui envieraient beaucoup de ses ainés, le jeune homme de 43 ans a d'ores et déjà inscrit son nom en lettres d'or dans le panthéon des grands hommes. Pourtant, à bien des égards, et hormis son expérience dans le monde du renseignement - qui a pu lui donner des rudiments de stratégie- l'on ne peut considérer Abiy Ahmed Ali d'abord comme un intellectuel mais comme un homme d'action. Or, dès l'annonce de l'attribution du Nobel au Premier ministre éthiopien, il s'est trouvé multitude d'esprits chagrins pour regretter la « précipitation » du comité, voire l'absence de réalisations concrètes d'Abiy Ahmed. Où étaient tous ces bien-pensants en 2009 ?

Un paradoxe à résoudre : comment préparer demain dès aujourd'hui ?

De fait, ces deux évènements espacés de tout juste une décennie donnent à méditer la citation de Nicolas Parsier : « Pourquoi ceux qui agissent ne pensent pas et pourquoi ceux qui pensent n'agissent pas ? ». Si le débat est ancien, et a nourri de nombreuses discussions entre experts de la sphère publique sur la place de la réflexion dans l'exercice de l'Etat, il est aujourd'hui d'une criante actualité alors que nous assistons à une sorte de basculement civilisationnel où tous les repères traditionnels sont remis en cause. Avec l'avènement du règne de la machine, la fin de l'emploi tel que nous l'avons connu, la montée en puissance irrésistible des populismes et des barrières, jamais l'humanité n'a autant eu besoin de la pensée pour savoir comment se projeter, allouer de la ressource ou organiser l'Etat. De même, du fait de la nature même des transformations auxquelles nous assistons, qui portent en elles la double caractéristique de la vitesse et de l'imprévisibilité, jamais nous n'avons autant eu besoin d'action et de prise de décision rapide.

Comment concilier ces deux extrêmes ? Comment se projeter avec raison et stratégie tout en déployant le « business urgent » de la prise de décision qui incombe aux politiques ? En bref, comment préparer demain tout en voyant plus loin ?

Ne plus nourrir le crocodile

Une chose est certaine, la recherche du consensus le plus large a vécu. Pour paraphraser Winston Churchill, qui réunissait à la fois les qualités du penseur et de l'acteur, mais qui dut attendre 66 ans avant de devenir Premier ministre, un « conciliateur est quelqu'un qui nourrit un crocodile en espérant qu'il sera le dernier à être mangé ». L'actualité nous donne nombre d'illustrations des effets pervers de cette recherche du consensus large : abandon de réformes parfois indispensables du fait de la pression de la rue, remise en cause de changements prégnants par peur des lobbies, report des chantiers de la transition climatique en sont autant d'avatars emblématiques.

Comment donc sortir de cet antagonisme structurel ? Doit-on attendre l'arrivée hypothétique d'hommes et de femmes providentiels dont le cerveau n'ankyloserait pas les jambes ? Ou bien doit-on radicalement changer le mode d'organisation de l'action publique afin de s'assurer que l'exercice de l'Etat ne soit ni aux mains de penseurs apathiques ni d'aventuriers ?

Une partie de la réponse se trouve probablement dans une meilleure intégration des nouvelles générations dans la chose publique, symbolisée par l'arrivée d'Anaïs Demoustier auprès de Fabrice Lucchini dans « Alice et le Maire ». Coupée du monde politique, cette jeune normalienne et philosophe a pour mission d'aider un maire vieillissant de réapprendre à penser. Surtout, elle a pour tâche d'acter la fin de la « victoire des communicants sur les décisionnaires », comme le soulignait avec justesse Jérémie Couston dans « Télérama ». En bref, une invitation à cesser de nourrir le crocodile...

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Commentaires
a écrit le 15/10/2019 à 8:42 :
@Gonzague bonjour, très intéressant votre commentaire j'ai cru lire un discours de salon de ceux qui depuis des décennies blablatent sur leur nombril. Je pensais lire non pas un mémoire mais un discours pompeux mais creux de nos élites de l'ENA ou des innombrables l'IEP les "encombrants" de la politique. Je vous vois bien siéger et pourquoi pas singer dans les fauteuils de nos "honorables" assemblées dont les prises de paroles plus pompeuses que porteuses d'avenir sont le nombril d'une France qui s'écoute mais qui n'écoute pas. Bonne journée et encore merci.
a écrit le 14/10/2019 à 11:21 :
Il y a une dualité bien connue entre action et réflexion. Tout homme d'action (doer) la pratique constamment. La problématique est tout autre entre action et procrastination. Cette dernière trouve facilement sa justification dans "nourrir le crocodile" ou planifier à l'infini. Le slogan "yes you can" n'est évidemment pas la signature d'un "doer" qui serait plutôt du style "c'est en forgeant qu'on devient forgeron".
a écrit le 14/10/2019 à 10:56 :
Juger le bilan d'Obama sur, je cite, "la raison, la logique et l'empathie" en citant comme exemple pour chaque cas un manquant de résultat et en conclure qu'aucune des promesses sur les 3 axes n'a été tenue est un peu exagéré.
Pour le conflit israélo-palestinien, quelles avancées réelles peut-on faire avec Netanyahou? Le successeur Trump a encore moins de chance d'y arriver vu comment il s'y prend.
La fermeture de Guantanamo, à l'époque où on ne sait pas quoi faire de nos djihadistes, quelle est le meilleure solution?
L'empathie sur le climat: les USA ont fait des avancées sous Obama, que Trump détricote au fur et à mesure (normes anti-pollutions revues à la baisse, les forages pétroliers, la signature des accords de Paris), même si Obama a fortement contribué au développement du gaz de schiste...
Enfin Obama a fait énormément en politique intérieur que nous Européens ignorons et on juge la partie visible de l'iceberg qu'est la politique internationale. En analysant un peu mieux, on peut s'apercevoir qu'il a fait énormément pour les native americans, pour la santé des américains, etc...
a écrit le 14/10/2019 à 10:40 :
" Pourquoi ceux qui agissent ne pensent pas et pourquoi ceux qui pensent n'agissent pas?" Pour permettre a un troisième larron de les manipuler a sa guise!
a écrit le 14/10/2019 à 9:54 :
Ah enfin le fond!!! car il me semble intéressant de traiter la question pour savoir si l'on pense et l'on fait. Je dois dire avoir une pratique des deux, ce qui permet a mon avis la visibilité d'un tas de choses, l'anticipation qui est la clef permet aussi de constater la pensée les actes.

Sortant d'un gros fabricant télécom, en faisant une école de commerce, j'ai eu l'occasion lors de mon mémoire d'écrire ce qui dans la techno et le mobile en particulier sur la modélisation d'un schéma de développement éco, ce que j'ai pu réaliser peu après.

J'ai appris plus tard le mot licorne, mais je crois que tout ce tient! la question est dans ce qu'on appel apprendre a apprendre.

C'est un préalable qui demande du temps (15 années d'études) et entre cela des réalisations qui montre y compris que le schéma éducationnel est dépendant a présent en particulier, d'un phénomène (non techno) que j'utilise mais qui est applicable a tout les sujets, autrement dit l'interopérabilité !!!

La question est souvent de savoir par exemple comme ce que l'on peut appeler la transition énergétique, comme la question du climat qui nécessite le learning by doing.

Car tout bon guide (manager) pour le marché doit savoir quelles sont les clefs en fonction de l'expérience qui dégage visibilité dans les logiques que l'on appel l'interopérabilité.

Il est aussi question de ce que le trajet qui vous le permet puisse prendre en compte le mécanisme entre sciences humaines et sciences techniques pour ainsi faire sens des ressources disponibles, et qualités environnantes.

l'information prend sens quand vous avez déjà compris des éléments exogènes d'une situation pour produire potentiellement de la transversalité.

Comme les idées, elles dépendent aussi de votre emprise a l'opérationnel pour justement comme l'on dit souvent, le corps et l'esprit, c'est ainsi qu'il est possible je pense a partir d'éléments de l'éducation, de l'expérience pouvoir ainsi comprendre ce qui peut se jouer plutôt que de constater après.

Vous pouvez être détenteurs de savoir par l'inconscience, mais aussi par la science du savoir opérationnel ou fonctionnel.

(comme actuellement j'hésite dans le verbiage a utiliser des mots techniques dans des allégories de science humaine.

Nous pourrions disserter si le croisement des étoiles espérant que la raisonnance multifactorielle puisse permettre cela par la combinaison humaine temporelle et scientifique, que je crois présent, mais que la vision des dirigeants ne l'est plus.
Réponse de le 14/10/2019 à 11:09 :
Je, je, je...Voilà le mal de notre temps. Même les bonnes idées ne sont rien sans le nous, nous nous...Il ne suffit plus de bien penser ET d'agir, il faut en plus et surtout le faire accepter aux autres qui ne pensent qu'à moi, moi, moi... Voilà l'art essentiel ! Ce n'est pas celui du "communiquant" qui vend n'importe quelle salade, mais celui des "CONVAINCANTS" qui amènent leurs contemporains à dépasser leurs petits (ou grands) intérêts immédiats pour penser et construire le monde de demain. Ils ne sont pas nombreux ! Et tous et tout se ligue pour assurer leur échec. Consumérisme effréné, émiettement politique égocentriste, peur du futur paralysante, ostracisme virulent contre les "différents" (élites et immigrés dans le même sac), violence extrême aveu d'impuissance, refus de l'obstacle (l'imprévu, le changement de comportement pour faire face au défi climatique, comme la nécessité de retourner à l'école et de se former tout au long de la vie), ....Voilà tout ce que chacun doit vaincre pour conquérir le monde de demain. Et pour cela il faut nous convaincre. Bonne chance et bon courage à ceux qui oseront s'attaquer à cette tâche de Sisyphe : ils n'en ont aucune reconnaissance à attendre...autre que celle du devoir accompli pour le bien de l'humanité et de leurs semblables.
Réponse de le 14/10/2019 à 15:52 :
Réponse de Ronan LocBanec

Il est vrai que la question du je est souvent plus essentielle que la question du nous, mais le nous actuellement est plus identitaire que mondial, plus personnel que collectif, car je pense aussi que ceux qui ont les idées ne sont pas non plus ceux qui ont les clefs.

Perso, c'est aussi car j'ai compris a plusieurs reprises dans le développement que le nous est nécessaire, mais a partir du fait ou vous n'avez plus d'éthique, pour moi s'arrête la modalité du développement.

Il y a des mécanismes que j'ai compris qui font que je ne suis plus dans cette dynamique.

Ou alors avec des scandinaves ou le nous a sens, car le nous ici, c'est pour faire, mais par la suite le je reprends la chose pour finir par avoir des gens de com et non des gens d'actions.

la contrainte du développeur, c'est de devoir faire confiance au "back office" ou plutôt aux gestionnaires.

Actuellement du coup cela peut se voir, car il n'y a pas de vision et surtout des mécanismes intrinsèque a la société qui ne me fera pas remettre les pieds dedans. J'ai compris qui gagne l'argent au détriment de qui.

Par contre a présent la musique me permet de faire, sans intérêts autres que d'apprendre sur moi même, de participer a des synergies collectives ou je suis les bras et non le cerveau.

Pour ce qui est de se former tout au long de la vie, c'est mon cas, mais la société n'est pas ainsi. La différence est normalement une force, mais en France c'est une contrainte.

Ce n'est moins la reconnaissance que le fait de ne pas savoir reconnaitre la qualité de l'autre qui devient pour moi insupportable, surtout que souvent cela laisse place aux manipulateurs.

La reconnaissance est souvent pour ceux qui souffrent de la chose, moi je dirais réalisations, car cela reste indépendamment de ses propres choix et permet de capitaliser sur de nouvelles aventures collectives.

Mais le management ici fait que je préfère laisser la place, a présent dans le fonctionnement, le business pour moi se fera uniquement avec des scandinaves ou des anglo saxons.

trop d'idéologie, de politique, d'injustice de statut et d'image pour a la fin constater que tout cela est du vent !

Il y a beaucoup de chose a faire et beaucoup de chose que je vois, mais je préfère rester avec les inventeurs concepteurs développeurs et créateurs, car au moins le monde peut se faire en image et en pratique.

'L'évangélisation ' ce qui permet la diffusion, est cela toujours sur du fond, la ou en ce moment la forme a pris la main.

Il est vrai aussi que le monde d'aujourd'hui est fait de jouisseurs plus que de constructeurs, et la raison pour moi se trouve chez les ceo d'aujourd'hui qui ne développent pas, mais jouisse du pouvoir avec leurs sbires, du coup bon courage a ceux qui voudrons produire du sens !
a écrit le 14/10/2019 à 9:13 :
"Obama n'a rempli aucune de ces trois promesses"

Voilà, il serait temps que les gens qui hurlent à nous casser les oreilles comme TRump se demandent quand même pourquoi il est là, Obama c'est d'abord et avant tout une immense promesse non tenue.

"qui n'a fréquenté ni Yale ni Harvard"

On peut être intelligent sans avoir été à l'école, regardez José Mujica qui est le politicien le plus éclairé du monde par exemple, l'intelligence se lit d'abord et avant tout dans les yeux, là vous ne faites que consolider un stéréotype qu'il serait temps de tuer surtout en oligarchie dans laquelle n'importe quel crétin fis de peut se retrouver bardé de diplômes. Le diplôme n'est pas synonyme d'intelligence, du moins ne l'est plus, une énième dérive de l'Etat dont redoutait Nietzsche car intégrant les meilleurs éléments pour au final les formater et donc les rendre médiocre.

"Une partie de la réponse se trouve probablement dans une meilleure intégration des nouvelles générations dans la chose publique,"

Cela aurait du être un règle indéboulonnable, afin de compenser cette médiocrité du formatage général de notre société, intégrer du sang neuf en permanence, comme aux états unis par exemple, aurait été indispensable plutôt que de voir les de plus en plus vieux posséder de plus en plus tout pour au final ne rien en faire si ce n'est s'en servir pour posséder encore plus.

Vous soulevez un problème gigantesque, Nietzsche disait que "L'homme d'action roule comme roule la pierre, conformément à la stupidité de la mécanique", mais qui est intrinsèque au fonctionnement de l'humanité car ne pas oublier comme le disait ce même formidable auteur:" La conscience est ce qui est apparu le plus tard chez l'homme et donc ce qu'il a de moins abouti", l'action étant ce qui nous a toujours caractérisé.

Il est dommage par contre que vous ne parliez pas de cet événement majeur faisant qu'il n'y a plus d’hommes d'actions ni d'hommes de réflexion au sein de notre oligarchie, or comme ce sont eux qui possèdent les outils de production et de capitaux ils paralysent et de ce fait gangrènent tout.
Réponse de le 14/10/2019 à 15:59 :
il n'y a plus d’hommes d'actions ni d'hommes de réflexion au sein de notre oligarchie,


Oui, car ils ne vont plus chercher, ils obtiennent !!! avec un système scolastique qui donne des certitudes par le statut, du coup tout cela est logique et s'inscrit dans le fait de constater qu'ils n'ont pas de vision.

Et c'est aussi pourquoi nous souffrons plus que les autres de la désindustrialisation.

Les dirigeants sont entourés des gens du mêmes quartiers, de la même pensée, qui n'ont pris aucun risque espérant financer un titre scolaire pour avoir un poste.

Monoglotte, sans vision, du coup ils n'ont pas plus d'efficience que celui qui n'a été que peu instruit.

C'est pourquoi aussi la plupart du temps, vous verrez des licornes peu, mais dont au départ, tout ces dites écoles ne sont pas la, après deux développement , j'ai pu le constater, mais par contre le manque de leadership, autre que le management par la peur est une inconnue en particulier dans notre système.

Aucune émergences nouvelles, de fait les idées sont les mêmes ainsi que les représentations.

Et tant que polyglotte, cela m'amuse beaucoup de le voir !!!!!!
Réponse de le 14/10/2019 à 16:52 :
C'était un piège dans lequel ils ne pouvaient pas ne pas tomber, plus c'est facile et plus en se sert de cette facilité pour la rendre encore plus facile sans se questionner des conséquences supportées par l'ensemble des acteurs, la majeur partie de la population, seulement concentrés sur leur petit nombril à eux, nombril qui à force de ne chercher que de la facilité ne peut que toujours plus rétrécir.

ET c'est là que les cabinets conseils et autres experts qu'ils payent auraient du les prévenir mais les choses étant de plus en plus faciles pour eux aussi tout ce petit monde s'est entraîné dans la facilité de la non action et de la non pensée à savoir de la seule comptabilité.

Et cette inertie parasite tellement de capitaux et d'outils de production qu'elle ne peut que finir par nous nuire, nous commençons d'ailleurs en toucher le résultat du doigt.

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