Avec un taux de 7% de chômage avant la crise sanitaire, contre 8,3% au plan national, Tours fait figure de bonne élève, y compris à l'échelle de la région Centre Val de Loire qui enregistrait 8% de salariés sans emploi début 2020. Ces chiffres sont dus, selon Christophe Bouchet, à une attractivité renforcée de la capitale de la Touraine qui a enregistré un solde positif de 4.500 nouvelles entreprises en 2019. « C'est le fruit de la douceur de vivre tourangelle, mais aussi d'une stratégie concertée, explique le maire. Le bien-être des salariés passe notamment par un prix de l'immobilier maîtrisé et des impôts locaux qui n'ont pas augmenté depuis 2017 ».
Bien reliée au reste de l'Hexagone grâce au TGV, à l'étoile autoroutière ainsi qu'à son aéroport, Tours attire les entreprises franciliennes, comme Worldline, ancienne filiale d'Atos, mais pas seulement. Ainsi la Mutuelle générale des affaires sociales (MGAS) a quitté Nice pour s'installer en Touraine fin 2019. Autre levier de la création d'emplois, la connexion entre les mondes professionnel et éducatif qui permet d'adapter le large éventail de formations proposées dans la métropole. « Nous avons la chance de bénéficier d'une université performante notamment dans le secteur médical avec la faculté de médecine, poursuit Christophe Bouchet. Grâce à leur interactivité avec le pôle de compétitivité numérique installé sur le site de l'ancienne imprimerie Mame, enseignement public et privé forment aussi aux nouveaux métiers de la Tech et du Web. Enfin, Tours possède une vraie filière pour les apprentis grâce à son Centre de Formation à l'Apprentissage (CFA) ». De fait, l'espace Mame, l'un des totems digitaux de la région Centre Val de Loire qui a nécessité 20 millions d'euros d'investissement, se positionne comme un pivot essentiel de la transition numérique de l'économie, en amont pour la formation, mais aussi côté aval concernant l'accompagnement des entreprises.