La startup parisienne, spécialisée dans l’automatisation des tâches d’ingénierie, ouvrira un bureau à Orléans à la rentrée de septembre. Son objectif : apporter aux entreprises du territoire sa technologie d'intelligence artificielle déjà utilisée par des géants mondiaux. Un développement facilité par une levée de fonds de 5,5 millions d’euros réalisée en mai dernier.Les ETI et PME du Centre-Val de Loire seront-elles bientôt logées à la même enseigne technologique que des géants mondiaux ? Oui, du moins en partie. Les logiciels d'Intelligence Artificielle (Bot), conçus par les ingénieurs de Dessia, seront adaptés courant 2022 aux entreprises du territoire. Ils permettent actuellement aux grands groupes de l'aéronautique (Safran), de l'automobile (Renault) et du ferroviaire (Alstom) de réaliser automatiquement une partie de leur design produit.
Le prochain atterrissage au Lab'O d'Orléans de la start-up d'IA, co-fondée en 2017 s'inscrit dans une logique de diversification. « Le potentiel de digitalisation des usines sur le territoire est conséquent », assure Pierre Emmanuel Dumouchel, l'un des deux cofondateurs aux côté de Steven Masfaraud,
Doubler les effectifs
Dans un contexte de pénurie d'ingénieurs développeurs en Ile-de-France, le Centre-Val de Loire est également plus propice au recrutement de ce type de profils. Ainsi, Dessia prévoit d'embaucher six personnes au démarrage à Orléans. La société doublera même son effectif total en 2021, le portant à vingt salariés à cheval entre Paris et le Loiret.
A la clé, un plan de marche ambitieux qui, outre les sociétés de taille intermédiaire, portera sur deux autres vecteurs de croissance. Dessia cible d'une part de nouveaux secteurs industriels comme le nucléaire, l'énergie et le spatial. Sa plate-forme sur le Cloud ou « Bot store » sera ainsi commercialisée auprès de ces grands acteurs. « Nos briques technologiques assument les tâches simples et répétitives en matière de design de produits, poursuit Pierre Emmanuel Dumouchel. Quelle que soit l'activité, elles donnent ainsi la possibilité aux entreprises de se concentrer sur l'innovation ».
D'autre part, l'ingénieur augmenté 4.0 par Dessia ne sera plus exclusivement français en 2022. La société envisage ainsi de se développer l'année prochaine sur les marchés industriels allemand et italien à fort potentiel industriel.
Guillaume Fischer, à Tours