La Redoute : à l'épreuve de la crise... et du futur
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Nathalie Balla et Éric Courteille, co-présidents de La Redoute
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Nathalie Balla et Éric Courteille, co-présidents de La Redoute
La Redoute
La Tribune.- Comment La Redoute a traversé la période du confinement en France ?
Nathalie Balla.- De mi-mars à mi-avril, nous avons enregistré une chute vertigineuse sur l'activité du prêt-à-porter. Par contre, les secteurs de l'équipement de bureau, des nouvelles technologies ont vu leurs volumes augmenter. Idem pour tout ce qui touchait à l'univers des enfants : une fois le gros choc de la fermeture des magasins passé, il a fallu s'occuper et occuper les enfants. On a par exemple vendu beaucoup de jeux, de machines à coudre ou de machines à pain par exemple. A l'épreuve de la crise, nous avons donc constaté que notre marque était forte et que notre modèle mixant e-commerce et market-place amenait beaucoup de flexibilité. Notre mission qui consiste à embellir la vie des familles s'est révélée encore plus pertinente.
Notre principal problème en France a été la fermeture des Relais Colis puisque les commerces non alimentaires ont fait l'objet d'une fermeture administrative. Pour ce qui est de la livraison à domicile, La Poste a eu du mal à suivre, contrairement à des pays comme l'Italie ou l'Espagne où les réseaux de distribution ont bien résisté.
Justement, comment a été vécue la crise dans les autres pays ?
Nous avons globalement bien résisté à l'international (NDLR : La Redoute est présente en Angleterre, Belgique, Espagne, Portugal, Russie et Suisse) même si certains pays ont imposé beaucoup plus de restrictions.
Comment avez-vous pu organiser le travail des équipes ?
Nous avons eu la chance de tout juste avoir signé un accord sur le télétravail mi-mars. C'était un projet sur lequel nous travaillions alors depuis déjà trois ou quatre mois, en déconnexion totale avec l'actualité de la pandémie de Covid-19. Le télétravail était une demande forte de la part de nos collaborateurs. A l'annonce du confinement, nous avons donc réussi à mettre les près de 1.000 collaborateurs du siège en télétravail, sauf pour l'activité de logistique où nous avons choisi la règle du volontariat.
Gaëtane Deljurie, à Lille
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