Le Pays de Saint-Omer se projette en « démonstrateur » de l'industrie décarbonée
Gaëtane Deljurie, à Lille
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SOFIE
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De Saint-Omer d'un point de vue économique, on connaissait surtout son leader mondial de la verrerie, Arc France (ex Arc International et Cristallerie d'Arc). Mais l'Audomarois accueille également plusieurs leaders de l'industrie du verre (représentant près de 6.000 emplois) ainsi que des acteurs majeurs du papier-carton (avec près de 2.000 collaborateurs). Des secteurs particulièrement énergivores, qui se sont résolument engagés dans une démarche de décarbonation poussée.
C'est donc grâce à ce terreau que le Pays de Saint-Omer, labellisé Territoire d'industrie, aspire à devenir un démonstrateur Rev3 (du nom du mouvement d'accompagnement à la troisième révolution industrielle initiée dès 2012 par la CCI Hauts-de-France et le conseil régional), tout en visant une excellence reconnue (une « éco-efficience ») à l'échelle nationale d'ici 2030. Située entre le très industriel territoire dunkerquois et la dynamique métropole lilloise, la collectivité locale souhaite encourager la collaboration entre tous les acteurs (économiques, institutionnels, consulaires, etc.) pour engager « sa » 3e révolution industrielle.
François Motte, dirigeant de Sobanor (une entreprise spécialisée dans les portails et les clôtures) et président de l'Agence de l'attractivité SOFIE, résume cette démarche : « Nous avons entamé une réflexion collective et collaborative sur la décarbonation, réunissant chefs d'entreprise, chambres consulaires, collectivités, État, et diverses agences de développement, dont SOFIE, l'agence d'attractivité de Saint-Omer. Nous travaillerons tous ensemble, comme nous l'avons toujours fait et grâce au financement de Territoires d'industrie, qui va nous permettre de mettre en place un plan d'actions. L'objectif majeur est donc de réduire de façon globale les émissions de CO2, tout en devenant un exemple de durabilité industrielle. »
Pour la directrice de SOFIE Agency, Bénédicte Brienne, « les regards extérieurs sont souvent surpris par notre intelligence collective quand il la découvre : ce qui signifie que cela ne sait pas à l'extérieur, et c'est justement là-dessus que nous devons travailler, afin démultiplier nos actions, notamment en matière de bonnes pratiques et de formations ».
Gaëtane Deljurie, à Lille