Sondage exclusif : les habitants des Hauts-de-France pessimistes sur leur avenir
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Conseil régional des Hauts-de-France
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Concernant l'avenir général de la région des Hauts de France, les personnes interrogées sont 59% à être pessimistes (représentant jusqu'à 64% dans la tranche des 35 ans et plus). Crise oblige, artisans et commerçants, professions intermédiaires, dirigeants d'entreprise et retraités voient particulièrement l'avenir en noir.
Si l'on différencie les deux ex-régions, la Picardie est encore plus inquiète, totalisant cinq points de plus que Nord-Pas-de-Calais (57%). Comme partout ailleurs, plus les personnes sondées sont âgées, moins elles voient la situation de façon positive, que ce soit des hommes ou des femmes, des employés ou des salariés d'une profession de catégorie supérieure.
Les craintes sont encore plus fortes lorsqu'on aborde la question du futur d'un point de vue personnel et de celui des enfants (64% de pessimistes), de la situation sanitaire de la région (66%) et de la situation économique (71%). Des chiffres noirs qui peuvent s'expliquer notamment par l'actualité liée au terrorisme avec la décapitation de l'enseignant Samuel Paty le 16 octobre dernier et l'annonce de la fermeture de Bridgestone à Béthune, qui a provoqué une onde de choc régionale.
« Pour autant, quand ils sont optimistes, les habitants des Hauts-de-France sont plus optimistes que la moyenne des Français », relativise Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'IFOP. En témoignent les 36% d'optimistes sur leur propre avenir et celui de leurs enfants qui totalisent six points de plus que la moyenne nationale, même s'il reste évidemment 64% de pessimistes.
Quant à la situation sanitaire de la région, malgré la deuxième vague et le confinement qui avaient déjà commencé au moment de la réalisation de ce sondage, les habitants des Hauts-de-France restent toutefois 34% à penser que la crise aura une issue positive. En revanche, ils se montrent plus prudents dès lors qu'il s'agit d'économie. « Avec 71% de pessimistes (dont 21% de très pessimistes), les inquiétudes sur le contexte économique sont extrêmement fortes », souligne l'IFOP.
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