C'est la triple promesse du Grand Paris : un projet urbain, social et économique d'intérêt national, un levier de développement économique durable et solidaire qui vise à réduire les déséquilibres territoriaux et sociaux, un réseau de transports qui concourt à la livraison de 70.000 logements par an. Près de onze ans après la loi sur le sujet, le pari peine toutefois à être tenu. La métropole-monde est le moteur de la reprise économique financière de la France et de l'Europe, mais reste la région la plus inégalitaire. D'autant qu'au lendemain de la Covid-19, les attentes sont énormes sur la transition écologique et énergétique ainsi que sur la qualité du cadre de vie et des transports collectifs.
C'est pourquoi dans le cadre du Sommet du Grand Paris, le 21 septembre, « nous avons souhaité organiser des débats sur le Grand Paris, y compris sur les sujets qui fâchent », a rappelé, en ouverture, Maître Cédric Blanchet, président des Notaires du Grand Paris, co-organisateurs de l'événement avec La Tribune et les Acteurs du Grand Paris. « Malgré la mobilisation des acteurs du logement, ce sujet est probablement celui qui pèse le plus sur la qualité de vie des Franciliens, comme l'a rappelé Nicolas Sarkozy ici-même l'an passé », a introduit Cédric Blanchet. Et en même temps depuis la loi du 3 avril 2010, « le Grand Paris s'est hissé au premier rang des classements d'attractivité des métropoles mondiales, devançant pour la première fois le Grand Londres », a-t-il ajouté.