Municipales : le patron de la CPME Paris IDF s'engage pour Griveaux

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Bernard Cohen-Hadad va se mettre en retrait de ses activités patronales.
Bernard Cohen-Hadad va se mettre en retrait de ses activités patronales. (Crédits : CPME Île-de-France)
Le futur ex-président de la confédération des petites et moyennes entreprises franciliennes devrait être candidat sur la liste La République en Marche conduite par Hanna Sebbah dans le 16ème arrondisement de Paris.

Sous réserve de l'accord de la commission nationale d'investiture, il sera candidat dans le 16ème arrondissement de Paris sur la liste La République en Marche conduite par Hanna Sebbah. Le président de la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) Paris Ile-de-France, Bernard Cohen-Hadad, explique à La Tribune vouloir "valoriser la place et la sensibilité d'un chef d'entreprise au sein d'une équipe".

Un livre blanc aux candidats en octobre

Engagé "à titre personnel", ce courtier en assurances, qui va se mettre en retrait de ses activités patronales, estime en effet que les TPE-PME se sentent "bien seules" dans la capitale "entre le marteau des gilets jaunes" et "l'enclume de la grève des transports".

"Depuis treize mois, nous assistons à un vrai économicide", assène-t-il encore.

Bernard Cohen-Hadad n'a toutefois pas attendu le débauchage de Benjamin Griveaux pour entrer en campagne. En octobre dernier, le futur ex-patron de la CPME Paris IDF a adressé un livre blanc aux candidats dans lequel il appelle à la mise en place d'un conseil économique et social auprès de la mairie centrale pour "fluidifier et renforcer la communication entre les protagonistes de l'économie parisienne et les institutions".

À l'échelle locale, il propose de décliner cette instance de concertation auprès de chacun des maires d'arrondissement. Il recommande aussi de leur déléguer les pouvoirs de propreté "pour une action plus adaptée aux besoins" de même qu'il conseille de leur rattacher une "vraie" police municipale de proximité.

Un Parisian small business act

Plus généralement, la confédération des petites et moyennes entreprises franciliennes aimerait l'instauration d'un Parisian small business act qui réserverait une part de la commande publique aux TPE-PME-PMI. Elle rêve également d'une grille de cotation dédiée aux employés des métiers en tension et en horaires décalés (hôtellerie-restauration, santé...), à qui il serait réservé un logement social sur quatre.

Enfin, comme le Medef Paris, elle plaide pour le passage de Paris toute entière en zone touristique internationale (ZTI) pour permettre aux commerces d'ouvrir le dimanche et en soirée. La capitale compte aujourd'hui dix ZTI : Beaugrenelle, Champs-Elysées Montaigne, Haussmann, Le Marais, Les Halles, Palais des Congrès, Montmartre, Rennes Saint-Sulpice, Saint-Germain et Saint-Honoré Vendôme.

"Il n'est pas sérieux de limiter le droit de faire du commerce, ici ou là, et de privilégier ainsi discrétionnairement des zones ou seules les grandes enseignes peuvent y assumer des loyers", déclare Bernard Cohen-Hadad.

A l'automne dernier, ce dernier avait en outre invité ses membres à se présenter au scrutin des 15 et 22 mars prochain, partant du principe que "nous avons besoin de femmes et d'hommes qui vivent Paris au quotidien, issus du terrain, conscients des attentes, des besoins et des enjeux des TPE". Demain, il espère qu'il arrivera à renouer le lien entre les entrepreneurs et les élu(e)s.

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Commentaires
a écrit le 21/01/2020 à 13:21 :
Le président d'une confédération professionnelle ne devrait jamais l'engager dans une lutte politique, c'est le B-A BA de l'indépendance syndicale.

Si j'en étais membre, je demanderais donc sa démission immédiate afin d'éviter tout début de soupçon de conflit d'intérêt ou de collusion.

D'autant plus que de mon point de vue le gouvernement a une responsabilité énorme dans les 2 ans de troubles publics que les artisans parisiens viennent de subir, et ce n'est pas fini.
a écrit le 21/01/2020 à 9:21 :
" Demain, il espère qu'il arrivera à renouer le lien entre les entrepreneurs et les élu(e)s."

C'est une blague !?

En tout cas un puissant dénie de réalité puisque bien évidemment les liens entre élus et patrons n'ont jamais été aussi proches, maintenant il est vrai, le clientélisme des élus va favoriser plus un réseau qu'un autre selon son histoire propre et sa sensibilité oligarchique mais de grâce arrêtez de mentir, non seulement politiciens et hommes d'affaires n'ont jamais été aussi proches mais tellement proches qu'en plus c'est ce qui anéanti la planète et son humanité !

Non mais ho ! Si déjà nos entrepreneurs portaient un regard plus juste sur le monde qui les entoure ils seraient bien plus redoutablement efficaces !

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