Nuit de la Solidarité : la ville de Paris compte au moins 3.000 sans-abris

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En comptant les personnes qui sont hébergées dans le cadre du plan hiver, on arrive à presque 5.000 personnes à la rue à Paris sans solution durable.
En comptant les personnes qui sont hébergées dans le cadre du plan hiver, on arrive à presque "5.000 personnes à la rue à Paris sans solution durable". (Crédits : Jacky Naegelen)
Dans la nuit du 15 au 16 février, 2.000 personnes (professionnels aidants et volontaires) ont recensé dans les rues de la capitale, le nombre de personnes sans-abris. L'objectif de l'initiative ? Mieux connaître "les conditions pour mieux adapter les réponses proposées".

L'initiative, menée par la Ville de Paris, une quarantaine d'associations, l'AP-HP, la RATP et la SNCF, avait rassemblé 1.700 volontaires parisiens. Lors de la "Nuit de la Solidarité", le 15 février dernier, un recensement a eu lieu dans la capitale afin de mesurer le nombre de personnes à la rue. Sur son site Internet, la Ville de Paris allouait à l'initiative la volonté "d'améliorer [sa] connaissance sur leurs profils et leurs besoins pour adapter les réponses proposées".

Le résultat a été annoncé ce mercredi 21 février : 3.624 personnes dormiraient dans les rues de Paris intra-muros (2.952 personnes ont été comptabilisées dehors et 672 personnes hébergées de façon très provisoire).

En comptant les personnes qui sont hébergées dans le cadre du plan hiver, on arrive à presque "5.000 personnes à la rue à Paris sans solution durable", a ajouté le groupement d'intérêt public qui rassemble associations et autorités locales ayant mené l'opération.

Un chiffre sans doute encore sous-évalué

Ce chiffre peut être considéré comme un minimum puisqu'un nombre important de lits avaient été mis à disposition en raison du plan hivernal. Mais, parmi ces installations ponctuelles à disposition des sans-abris, 1.600 places devraient être fermées le 31 mars.

En outre, il faut rappeler que le recensement n'a sans doute pas permis d'explorer l'ensemble des espaces où dormaient des sans-abris. Selon la carte, rendue publique ce mercredi 21 février, c'est dans le Nord de Paris que les maraudeurs ont comptabilisé le plus grand nombre de sans-abris.

Pour réaliser cette initiative inédite, 350 équipes se sont réparties dans l'ensemble de la ville parisienne, se rendant des gares aux rues en passant par les parkings ou encore par les parcs.

Suite à cette initiative, la préfecture d'Île-de-France, a annoncé la réactivation du plan grand froid dès le mercredi 21 février. L'opération "Nuit de la Solidarité" devrait être réitérée en 2019 et "chaque année", a annoncé Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris chargée des solidarités et de la lutte contre l'exclusion, afin "d'adapter nos dispositifs d'urgence sociale et d'insertion". C'est dit.

Une réponse aux polémiques

La "Nuit de la solidarité" , qui s'inspire d'opérations similaires menées à Bruxelles, New York ou Athènes, avait été organisée quelques semaines après la polémique soulevée par le député La République en marche de Paris, Sylvain Maillard, qui a affirmé que "même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhait pas être mis à l'abri".

Ces propos avaient déclenché l'ire des associations, déjà échaudées par la confusion née des déclaration du secrétaire d'État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, laissant penser que seule une cinquantaine d'hommes isolés dormaient dans la rue en Île-de-France.

Pour rappel, en 2017, plus de deux milliards d'euros ont été consacrés à l'hébergement d'urgence, dont 276 millions d'euros pour assurer la continuité de l'accueil y compris en période hivernale.

(A.F. avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 21/02/2018 à 18:44 :
Chiffre certainement proche de la réalité. Le gouvernement s'est ridiculisé en avançant un chiffre irréaliste. Preuve que ceux qui nous dirigent n'ont aucune notion des réalités. Ils vivent tous dans leur milieu ultra-privilégié à l'abri des réalités subies par leurs électeurs.
a écrit le 21/02/2018 à 18:26 :
Super Macron va trouver une solution....nous pouvons lui faire confiance....😁
Réponse de le 22/02/2018 à 1:42 :
Déjà avec 50 SDF il ne s'en sort pas, alors 3000 !

D'u autre coté, avec la seule remise d'ISF de pénicaud il y a de quoi filer 20 € à chaque SDF parisien recensé.
Et avec le total de l'ISF il y aurait eu de quoi nourrir et loger 12 000 SDF pendant une année complète.

Faire de la politique c'est faire des choix. On a vu très vite où se situent les priorités de Jupiter.
a écrit le 21/02/2018 à 18:07 :
La semaine prochaine, il va faire froid, très froid. Combien de logement ont été prévu par la mairie de Paris pour les 3000 sans logement qui habitent dehors?
a écrit le 21/02/2018 à 15:33 :
la gauche bobo parisienne et son leader Anne Hidalgo hurle à la moindre idée de comptage dans les centres administratifs; mais ceux là même s' autorise un recensement à grande échelle à travers Paris.
Idéologie quand tu nous tiens...
a écrit le 21/02/2018 à 14:36 :
Dans ces 3000 combien de migrants en situation irrégulière ,ils vont regretter leur pays ou il fait bien plus chaud .
Réponse de le 22/02/2018 à 7:38 :
Bonjour,
Il n'y a pas de migrants dans la rue puisque eux ont "le droit" d'être au chaud dès leur arrivée (bon je galège, pas tout à fait) afin qu'ils ne subissent pas trop le choc thermique. Et puis il faudrait que les médias fassent une fois pour toute la distinction entre "les réfugiés", couvert par un statut et les "immigrés économiques" qui devraient rester chez eux.
a écrit le 21/02/2018 à 14:28 :
Un deputé La REM prétend qu'il n'y en a que 50 à Paris; ce parti (La REM ) compte décidément une panoplie d'imbéciles, sans précédent dans la 5 ième République et c'est pas le matheux qui à lui tout seul va remonter la moyenne.
a écrit le 21/02/2018 à 13:24 :
Ils arrivent et les naïfs croient au père Noël .

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