Santé : Lung Innov prédit les risques de défaillances respiratoires

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Lung Innov a conçu un kit de diagnostic facile à utiliser et peu coûteux pour identifier les patients susceptibles de rencontrer des problèmes respiratoires à la suite d'une infection ou d'une opération. Le kit a été validé par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en mars 2013. © Lung Innov
Lung Innov a conçu un kit de diagnostic facile à utiliser et peu coûteux pour identifier les patients susceptibles de rencontrer des problèmes respiratoires à la suite d'une infection ou d'une opération. Le kit a été validé par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en mars 2013. © Lung Innov (Crédits : Lung Innov)
Issue de la recherche respiratoire faite par l'Inserm et le CHRU de Lille, cette jeune entreprise a trouvé la solution pour identifier les patients en réanimation susceptibles de rencontrer des problèmes respiratoires entraînant la mort. La société multiplie les contacts à l'international.

Il y a quinze ans, Philippe Lassalle, médecin chercheur à l'Inserm de Lille, découvrait la molécule Endocan et son impact sur les risques de défaillance respiratoire. « Tous les patients en réanimation suite à une infection, un accident ou une opération subissent une réaction inflammatoire généralisée à tout le corps qui entraîne un épaississement plus ou moins important des parois séparant les alvéoles des vaisseaux pulmonaires. Ce qui bloque plus ou moins l'oxygénation. Cette inflammation agit sur l'expression de la molécule Endocan. Il suffit donc de mesurer sa concentration dans le sang pour identifier les patients susceptibles de rencontrer des problèmes respiratoires dans les 48 heures », explique Philippe Lassalle.
Confiant dans les débouchés que lui offre sa découverte, il crée Lung Innov en décembre 2009, en partenariat avec plusieurs autres personnes physiques. Depuis Lung Innov a conçu un kit de diagnostic facile à utiliser et peu coûteux que l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a validé en mars 2013.
En 2012, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 93 000 euros qui va doubler sur 2013. L'équipe compte sept personnes. Le travail de recherche se poursuit sur d'autres produits de diagnostic en collaboration avec l'Inserm et le service de réanimation du CHRU de Lille. Il porte sur le développement d'autres biomarqueurs à partir de cette même molécule Endocan.

A la recherche d'un industriel pour produire à grande échelle

Déjà utilisés à Lille et dans un hôpital parisien, les kits de diagnostic de Lung Innov intéressent l'hôpital Saint Georges de Londres. « Nous avons des pistes en Italie, en Autriche et en Corée du Sud », avance Philippe Lassalle. Maintenant que la commercialisation des kits est lancée, Lung Innov recherche un industriel intéressé pour les fabriquer à grande échelle sous licence. Des négociations sont en cours avec une grosse société américaine. Ce partenariat lui permettrait d'accélérer son accès au marché mondial. C'est en bonne voie d'après Philippe Lassalle.


 

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