Filt ou l’improbable renaissance du filet à provisions
Nathalie Jourdan
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Plébiscité par la "génération Greta", l'ancien filet de mémé accède au rang d'accessoire iconique.
Longchamp
Nathalie Jourdan
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Plébiscité par la "génération Greta", l'ancien filet de mémé accède au rang d'accessoire iconique.
Longchamp
L'histoire est aussi jolie qu'improbable. Elle remonte à 2010. Ébranlée par l'accident de Fukushima, qui l'a privée d'une partie de ses débouchés étrangers, et au bord du dépôt de bilan, la manufacture Filt 1860, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, a l'idée relancer la fabrication du cabas à provisions qu'elle avait été la première à produire dans les années 1920. Mais elle se heurte à un écueil. La maison a beau être spécialisée depuis plus d'un siècle et demi dans le tressage, le tricotage et la confection de filets et de cordons, ce savoir-faire spécifique s'est éteint.
Dix ans plus tard, le couple peut se vanter d'avoir eu le nez fin.
Biberonnée au zéro déchet, la "génération Greta" plébiscite ce sac increvable et extensible tissé dans une vingtaine de coloris ; et à chaque fois, signé du prénom de la couturière qui a réalisé les finitions. Exclusivement commercialisé dans de petites enseignes (600 au total), le cabas se vend aujourd'hui à raison de plusieurs centaines de milliers d'exemplaires de New York à Tokyo en passant par Tel Aviv et Paris.
Nathalie Jourdan