Les Pays de la Loire cherchent la sortie de crise
Frédéric Thual
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STEPHANE MAHE
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Ce n'est pas encore du sang et des larmes, mais les inquiétudes se lisent sur les visages et les craintes s'entendent dans les accents des voix fatiguées. Aux imprononçables maux de « fermetures » et « licenciements », les discours s'étranglent en « réactivité » et « flexibilité ». Sur un territoire où jusqu'à mi-mars, on se félicitait encore d'afficher le plus bas taux de chômage en France, la sortie de la léthargie obligatoire due au confinement s'annonce brutale.
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Avec des restaurateurs coincés dans leurs mètres carrés, englués par les gestes barrières et des professionnels du tourisme, privés d'une mise en jambes printanière, une activité clé pour la septième région touristique française (6,3% du PIB, 65.000 emplois), qui génère près de 7 milliards de retombées par an. C'est près de trois fois plus que l'agroalimentaire (2,8 milliards d'euros, 56.000 emplois) ou l'agriculture (2,3 milliards). Sans élan et sans parachute, ils sautent dans une saison estivale aux dimensions inconnues. De 7% aux beaux jours, le thermomètre de Pôle emploi a sérieusement grimpé. Avec 57.700 demandeurs d'emploi (catégories A) supplémentaires en avril, la fièvre est montée de +32% dans les Pays de la Loire, où 547176 salariés ont été placés en chômage partiel. De quoi se faire du mouron.
Frédéric Thual
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