Si les grandes orientations pour le climat, l'air et l'énergie sont définies à l'échelle nationale, communautaire ou internationale, ce sont les collectivités locales qui se chargent de déployer les mesures prises en la matière directement sur le terrain. A cet égard, leur mission a été revalorisée dès 2015 par la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe), puis par la loi Anti-gaspillage et économie circulaire (AGEC) en 2020. Les Régions ont en effet vu leurs compétences s'étendre, pour porter, entre autres, la transition au plus près des territoires.
Une problématique qui revient aujourd'hui sur le devant de la scène avec l'examen du projet de loi Climat qui a débuté lundi au Sénat - les élus de la Chambre haute plaidant pour consacrer un rôle « majeur » des régions dans la lutte contre le changement climatique. Et que l'on retrouve dans les discours d'une bonne partie des candidats aux élections régionales, dont le premier tour se tiendra ce dimanche.
Mais quels sont réellement leurs moyens en la matière ? Globalement, les grandes lignes sont fixées par le plan climat-air-énergie territoriale (PCAET), obligatoire pour les plus grandes intercommunalités. Celui-ci décline et met en œuvre les ambitions définies pour la qualité de l'air, l'énergie et le climat sur les territoires, lesquelles définissent des objectifs et un programme d'actions concrets. Par ailleurs, chaque Région doit présenter un schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) avec des objectifs en matière d'équilibre et d'égalité des territoires, de logement, de développement des transports mais aussi d'efficacité énergétique, de lutte contre le changement climatique et contre la pollution de l'air, etc.