Transports : La SNCF mise sur Lyon pour développer son service de bus

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La SNCF a investi dans une flotte de 20 autocars basés à Lyon qui desserviront à partir du 17 décembre Milan et Turin pour moins de 50 euros. Deux autres destinations sont prévues à compter de janvier 2013. ©dr
La SNCF a investi dans une flotte de 20 autocars basés à Lyon qui desserviront à partir du 17 décembre Milan et Turin pour moins de 50 euros. Deux autres destinations sont prévues à compter de janvier 2013. ©dr (Crédits : dr)
Après Lille, la SNCF a annoncé l'ouverture d'un nouveau hub à Lyon pour sa filiale de transport en autocar iDBUS, avec deux nouvelles destinations desservies à partir du 17 décembre, Milan et Turin.

Choisie pour son positionnement géographique, son attrait touristique, sa forte concentration estudiantine, mais aussi pour sa sensibilité aux nouvelles mobilités, la ville qui a inventé le vélo en libre service - le Velo'V - est appelée à devenir l'une des plaques tournantes du nouveau service de la SNCF, iDBUS. A partir du 17 décembre, la SNCF proposera deux nouvelles destinations desservies à partir de Lyon : Milan et Turin. Les trajets seront facturés à partir de, respectivement, 45 et 49 euros - un prix fixe quelle que soit la date de réservation.
Dans un premier temps, l'opérateur promet de relier l'Italie à raison de trois dessertes par jour sur chacune des villes. Mais d'autres destinations européennes sont programmées au départ de Lyon dès janvier. « Développer iDBUS en France signifie de le développer depuis Lyon, donc nous opérerons deux autres destinations européennes au départ de Lyon en tout début d'année prochaine », annonce Maria Harti, directrice générale d'iDBUS. A terme l'idée est également de relier les villes françaises entre elles. Mais iDBUS et encore dans l'attente des autorisations lui permettant de pratiquer le cabotage, c'est-à-dire de proposer par exemple des Paris-Lyon dans le cadre d'un Paris-Turin. Enfin, iDBUS, dont les réservations s'effectuent par Internet ou téléphone souhaite également ouvrir un point de vente physique entre Rhône et Saône. Pour l'heure, la SNCF a investi dans une flotte de 20 autocars basés à Lyon. Une trentaine de « capitaines » - l'appellation consacrée des chauffeurs - auront pour mission, au-delà de la conduite, d'accueillir, renseigner et accompagner les voyageurs.

Alternative à la voiture

Lancée en juillet, la filiale de transport en autocar de l'opérateur ferroviaire est déjà active depuis Lille avec un premier hub qui lui permet de desservir Londres, Bruxelles et Amsterdam. Avec ce service, la SNCF entend séduire les automobilistes. «Notre objectif est d'offrir une alternative à la voiture. Nous sommes convaincus que l'autobus est un mode de transport d'avenir. Il est plus sûr et moins cher que la voiture qui est utilisée pour 82 % des trajets au-delà de 100 km », argumente Maria Harti. Les premières analyses de la typologie de la clientèle lilloise plaident en faveur de ces propos. « Un tiers de nos clients viennent du covoiturage », affirme la directrice générale d'iDBUS.
Selon la SNCF, cette nouvelle offre de l'opérateur ferroviaire devrait donc trouver son marché sans concurrencer le train. Reste à voir si elle parviendra à couper la route à Eurolines et Mégabus, pionniers dans le lancement d'offres de cars longue distance avec des dessertes en France.
 

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