Comment Qonto s’est imposée comme la néobanque des entrepreneurs

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(Crédits : DR)
Qonto, la néobanque des entreprises et des indépendants, a déjà conquis plus de 10 000 entreprises. Si ce chiffre, sorti de son contexte, interpelle peu, la croissance et la qualité d’exécution de la fintech font pourtant figure de cas d’école à l’échelle de notre “Startup nation”, voire à l’échelle européenne.

Qonto a été créée en avril 2016 par Alexandre Prot et Steve Anavi, deux entrepreneurs eux-mêmes frustrés de leur expérience bancaire. Leur rêve ? Une banque simple pour les entrepreneurs, 100% en ligne et sur mobile, avec un service client ultra-réactif. Après avoir levé 12 millions d'euros auprès d'investisseurs de premier ordre (dont le fonds créé par Peter Thiel, fondateur de PayPal), ils développent et lancent leur produit à l'été 2017. En décembre 2017, Qonto revendiquait déjà 5 000 entreprises clientes. L'entreprise a ensuite fêté son 10 000ème client il y a quelques semaines. Comment expliquer cet engouement ?

Un positionnement inédit

Qonto est la première néobanque française entièrement dédiée aux entreprises. En effet, les offres de banques en ligne peuvent sembler pléthoriques - Boursorama Banque, Orange Bank, Carrefour Banque et son offre C-Zam - mais force est de constater que leurs services ne concernent que les particuliers et les microentreprises.

Avant le lancement de Qonto, aucune offre bancaire en ligne n'était disponible pour une Société par Actions Simplifiée, la forme juridique plébiscitée par les créateurs d'entreprise (60% des créateurs d'entreprise en 2017[1]), par exemple.

Qu'il s'agisse de faire son dépôt de capital en ligne, de demander l'augmentation d'un plafond de carte de paiement, chacune des opérations nécessitait des jours de délais et un déplacement en agence.

La néobanque a donc su identifier une demande criante et massive des entreprises françaises, et y répondre, en proposant la première offre de compte courant pour entreprises, 100% en ligne et sur mobile.

Une digitalisation ciblée, et un service client exceptionnel

La néobanque a incontestablement su digitaliser le compte courant professionnel, en y ajoutant une couche d'intelligence et d'outils de productivité : en proposant une catégorisation automatique des transactions basée sur des algorithmes de machine learning, ou encore une fonctionnalité de gestion de "notes de frais", par exemple.

Ce parti pris technologique ne s'est, en revanche, pas fait au détriment de la relation client.

La société a recruté, dès ses débuts, une équipe de "néo-conseillers", basés à Paris, affichant un taux de satisfaction record (95%), un temps de réponse très court (moins de 15 minutes en heures ouvrées), et un taux de recommandation de +50 (contre -14 chez les banques traditionnelles[2]).

Un produit 'crowd-sourcé'

Loin de se reposer sur ses premiers lauriers, la néobanque se distingue également par son agilité. Les mises à jour du produit sont hebdomadaires et celles-ci sont choisies et priorisées en fonction du nombre de demandes de la communauté. En d'autres termes, la feuille de route du produit est 'crowd-sourcée'. Ce concept, largement adopté par les startups, n'a pourtant jamais été appliqué dans le secteur bancaire, et porte ses fruits.

"Qonto a été créée par des entrepreneurs pour des entrepreneurs. Nous sommes partis d'une page blanche pour réinventer l'expérience et la relation d'une entreprise avec son compte courant. Nous avons pris le parti de ne recruter aucun ancien banquier dans notre équipe "Produit". Nos équipes sont, en revanche, constamment conseillées par des spécialistes des sujets réglementaires, qui sont bien entendu, une priorité."

Alexandre Prot, CEO et co-fondateur de Qonto

La néobanque affirme vouloir poursuivre sa croissance et viser les 50 000 entreprises clientes à la fin de l'année, ce qui représenterait 1.5% de part de marché en France, un autre record en perspective pour la fintech qui n'aura alors pas encore fêté ses trois ans et qui a pour ambition de devenir la néobanque de tous les entrepreneurs.

[1] Source: INSEE - 2017

[2] Source: Deloitte - 2016

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Commentaires
a écrit le 31/05/2018 à 8:19 :
C'est fini le journalisme sur La tribune...
Réponse de le 06/06/2018 à 19:57 :
c'est vrai, je viens de réaliser que c'ets un contenu sponsorisé... dommage ils n'ont pas besoin de la tribune, leur concept sur mon mur FB aurait suffi !

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