Nokia plombe les perspectives de STMicroelectronics
Christine Lejoux
Christine Lejoux
STMicroelectronics se serait volontiers passé du titre de plus forte baisse de l'indice CAC 40, mardi matin. Le titre du fabricant franco-italien de semi-conducteurs, numéro un européen du secteur, a perdu jusqu'à 8% en début de matinée. A l'origine de cette sanction : des résultats trimestriels décevants et des perspectives guère plus enthousiasmantes, qui ont conduit les courtiers Exane BNP Paribas et Oddo à abaisser leurs recommandations sur la valeur, à "sousperformance" et à "vendre", respectivement.
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Certes, le bénéfice net a grimpé de 18%, à 420 millions de dollars (290 millions d'euros), mais cette performance résulte essentiellement d'un gain exceptionnel de 305 millions de dollars. Et le bénéfice opérationnel, ressorti à 83 millions de dollars, est très en deçà des 120 millions escomptés par les analystes interrogés par l'agence Reuters.
Les explications de ces contre-performances? D'abord, STMicroelectronics a continué de pâtir des difficultés d'approvisionnement en composants électroniques liées au tremblement de terre et au tsunami survenus le 11 mars au Japon. Ensuite, le groupe a souffert des difficultés de ST-Ericsson. Cette joint-venture formée en 2009 avec l'équipementier en télécommunications Ericsson et spécialisée dans les puces pour téléphones portables se trouve en butte au tassement des commandes de l'un de ses principaux clients, le finlandais Nokia, toujours à la peine sur le marché des smartphones.
Certes, Carlo Bozotti, le patron de "STMicro" a assuré mardi, lors d'une conférence téléphonique, que ST-Ericsson allait diversifier son portefeuille de clients. Mais, en attendant, et bien que les autres marchés de STMicroelectronics, en particulier l'automobile, se portent bien, le groupe devrait voir son chiffre d'affaires au mieux progresser de 2% au troisième trimestre (par rapport au deuxième) et, au pire, flancher de 5%.
Christine Lejoux
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