L'intelligence artificielle, accélérateur de « fake news »
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Obama, Jordan Peele, deepfake, IA,
DR
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Obama, Jordan Peele, deepfake, IA,
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Sur la vidéo, Barack Obama, en costume, prend la parole depuis son bureau. « Nous entrons dans une ère où nos ennemis peuvent faire croire que n'importe quelle personne peut dire n'importe quoi à n'importe quel moment, prévient-il d'un ton grave. Par exemple, ils pourraient me faire dire "le président Trump est une gigantesque sombre merde". » C'est alors que l'écran se scinde en deux et que le comédien et réalisateur Jordan Peele apparaît, parfaitement synchronisé avec l'image de l'ancien président. Avec cette vidéo postée par Buzzfeed le 17 avril 2018, le cinéaste a voulu prévenir le public sur les dangers des deepfakes, par ailleurs utilisés au cinéma.
Derrière le mot-valise deepfake se trouve les termes deeplearning (ou apprentissage profond, une forme d'intelligence artificielle) et fake (faux en anglais).
Les deepfakes permettent, dans leur forme la plus simple, de superposer des images et des vidéos existantes sur d'autres images et vidéos. Dans leur forme la plus avancée, ils peuvent créer un contenu vraisemblable de toutes pièces. Les algorithmes sont entraînés à partir de bases de données importantes, comme par exemple les nombreuses prises de parole télévisées de Barack Obama, pour générer des vidéos avec une reproduction réaliste de sa voix. Dans leur usage premier, au cinéma, Star Wars : Les Derniers Jedi en a par exemple fait usage pour ajouter des dialogues à l'actrice Carrie Fisher, décédée avant la fin du tournage.