Nokia cède son service de cartographie à une alliance automobile allemande

Daimler, BMW et Audi mettent la main sur Here pour 2,8 milliards d'euros. Ils pourront ainsi se renforcer dans les services numériques pour voitures connectées.
Nokia a choisi de se séparer de sa filiale pour se concentrer sur l'intégration d'Alcatel-Lucent.
Nokia a choisi de se séparer de sa filiale pour se concentrer sur l'intégration d'Alcatel-Lucent. (Crédits : © Lehtikuva Lehtikuva / Reuters)

Parmi les quatre acquéreurs potentiels pour le service de cartographie de Nokia, c'est le consortium formé par Daimler, BMW et Audi, filiale de Volkswagen qui l'a emporté. Il a accepté de débourser 2,8 milliards d'euros pour la transaction, a annoncé Nokia lundi 3 août. L'opération devrait être finalisée d'ici le premier trimestre 2016.

Parmi les intéressés figuraient notamment Facebook et Uber, la plateforme américaine de réservation de voitures de transport avec chauffeur. Cette dernière aurait soumis une offre de 3 milliards de dollars à Nokia.

Sortir de la "Google dépendance"

L'acquisition permettra à Mercedes, BMW et Audi de se renforcer dans les services numériques pour voitures connectées qui, au-delà des fonctions d'aide à la navigation déjà très utilisées, pourront apporter de nouvelles informations telles que la localisation de véhicules accidentés.

En outre, grâce à ce rachat, ces derniers vont réduire leur dépendance à Google. En effet, Here est un concurrent direct de Google Maps. Utiliser ses plans plutôt que ceux de la firme de Mounatain View permet de ne transmettre aucune donnée au géant américain de l'internet.

Nokia préfère se concentrer sur l'intégration d'Alcatel

Le service est valorisé à deux milliards d'euros dans les comptes de Nokia, groupe qui vaut près de 24 milliards à la Bourse d'Helsinki. Cette filiale est l'héritière de Navteq, société américaine que le finlandais avait acquise pour 8,1 milliards de dollars en 2008.

Pour rappel, Nokia a choisi de se séparer de sa filiale pour se concentrer sur l'intégration d'Alcatel-Lucent. Il vient d'ailleurs d'obtenir le feu vert de Bruxelles pour son rachat.

L'ancien numéro un de la téléphonie mobile veut s'orienter avant tout sur les équipements de réseaux et travaille à son retour sur le marché des portables qu'il a quitté en 2013.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 1
à écrit le 03/08/2015 à 16:21
Signaler
Dommage que l'Etat Français actionnaire avec droits de votes Doubles de Renault et P.S.A, n'est pas saisi l'occasion pour demander à nos deux constructeurs de s'y associer

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.