French Tech : vague de licenciements dans les startups, sous la pression des investisseurs
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Photo by Alex Kotliarskyi on Unsplash
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La crise rattrape la French Tech : alors que l'emploi s'était maintenu dans les startups françaises au premier trimestre, les pépites tricolores ont supprimé, pour la première fois, plus de 3.600 emplois en avril, d'après les derniers chiffres de Numeum, l'une des principales organisations professionnelles de la tech en France, dans son baromètre mensuel réalisé avec les données de la plateforme Motherbase.
« Cette détérioration se traduit dans l'ensemble des secteurs, dont la GreenTech mais aussi les services informatiques, les martech, fintech, healthtech et HRtech, qui observent la plus forte baisse sur un an », précise Numeum. Ainsi, le nombre de startups créatrices d'emplois recule fortement en avril (-69 % par rapport au mois précédent). Dans le même temps, celles qui licencient progressent (+50%). Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, cette tendance s'étend à l'ensemble du territoire métropolitain et particulièrement en région Île-de-France, qui représente plus de 60 % des emplois supprimés, soit près de 2.200 pertes d'emplois sur 3.600.
Pour l'instant, le solde 2023 reste positif grâce au premier trimestre. A l'échelle nationale, les startups de la French Tech enregistrent ainsi la création nette de près de 5 000 emplois depuis le début d'année, malgré la perte d'avril.
Pour les prochains mois, Numeum ne se mouille pas et incite à la « prudence » en raison de « perspectives floues » sur le front de l'emploi. Mais la tendance n'incite pas à l'optimisme, et il y a fort à parier que mai et juin s'inscriront dans la tendance d'avril, d'après nos entretiens avec des experts, startups et investisseurs.
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L'emploi dans les startups de la French Tech est vraisemblablement en train de subir la même trajectoire que les levées de fonds : une chute avec quelques mois d'écart sur le reste du monde, en raison des amortisseurs de crise propres à la France. Ainsi, alors que les levées de fonds s'effondraient aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou encore en Allemagne dès le premier semestre 2022, la France a fait illusion toute l'année avant de voir l'investissement dans ses startups s'effondrer brutalement au premier trimestre 2023.
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