Medtech : Blood’up, ce bracelet qui sécurise la prise de sang artérielle
Nathalie Jourdan
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Un projecteur laser détecte la zone à piquer grâce à la triangulation des données de trois capteurs.
Aterya
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Un projecteur laser détecte la zone à piquer grâce à la triangulation des données de trois capteurs.
Aterya
Tous les infirmiers le savent. Prélever du sang dans une artère n'est pas donné à tout le monde. Contrairement aux veines bien visibles, ces vaisseaux sanguins qui irriguent les muscles sont profondément enfoncées sous la peau et difficiles à détecter.
Résultat, ce geste médical anodin, réalisé de façon routinière dans tous les hôpitaux du monde, échoue régulièrement à la première tentative, entraînant des douleurs et hématomes chez les patients. Une startup installée à Caen pourrait bien avoir trouvé le remède. Sa solution se présente sous la forme d'un curieux petit bracelet qui se fixe à l'avant du poignet.
Baptisé Blood'up, il est surmonté d'un projecteur laser qui pointe précisément la zone à piquer grâce à un algorithme qui triangule les données de trois capteurs. Ceux-ci mesurent simultanément la température, le bruit et le flux de l'artère radiale pour repérer son emplacement.
Le problème qu'évoque Lucile Derly s'est d'ailleurs révélé criant lors de la crise Covid. Cet examen dit de « gazométrie artérielle », généralement réalisé en milieu hospitalier, est en effet indispensable au diagnostic et à la surveillance des insuffisances respiratoires.
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Breveté, le Blood'up va faire l'objet d'essais cliniques dans trois hôpitaux français à partir du mois de mai. L'entreprise Arterya, qui s'est associée avec le fabricant d'équipements électroniques Einea basé à Eu en Seine-Maritime (groupe Selha), table sur une industrialisation en 2024. La mise sur le marché devrait intervenir l'année suivante, d'abord en France puis aux Etats-Unis.
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Nathalie Jourdan
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