Retail : la plateforme collaborative SimpliField lève près de 10 millions d'euros

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(Crédits : DR)
SimpliField annonce ce dimanche avoir levé 11 millions de dollars (9,9 millions d'euros) pour se renforcer aux Etats-Unis. Lancée en 2016 à Lille, la startup développe une plateforme collaborative et d'analyse de données à destination des grandes marques et distributeurs. Le but: améliorer la gestion des magasins.

SimpliField veut croquer le marché américain. C'est pourquoi la jeune pousse française annonce ce dimanche avoir levé 11 millions de dollars (9,9 millions d'euros). Le tour de table a été mené par le fonds américain Five Elms Capital. Ses investisseurs historiques, Cap Horn et Runa Capital, ont également remis au pot. Au total, SimpliField a levé un peu moins de 15 millions de dollars depuis sa création en 2016 à Lille.

La startup développe une plateforme collaborative à destination des grandes marques et des distributeurs. Concrètement, l'application vise à faciliter la communication interne entre les équipes de direction basées au siège, les directeurs de magasins et les employés sur le terrain. Le but : gagner en efficacité, et donc, améliorer la gestion des points de vente.

"Après mes études en école de commerce, j'ai notamment travaillé cinq ans chez Vivendi. Au cours de mes missions, j'avais énormément de difficultés pour récolter les informations en provenance du terrain et les consolider depuis le siège. A l'époque, tout se faisait encore par mail, c'était une perte de temps pour tout le monde", explique Benjamin Zenou, Pdg et co-fondateur de SimpliField.

Et, bien souvent, l'expérience utilisateur en point de vente en pâtit. "Comment coordonner depuis le siège des centaines de collaborateurs dans les magasins, sur le terrain, pour s'assurer que l'expérience client soit optimisée est un problème récurrent pour les marques et les distributeurs", estime Benjamin Zenou.

120 clients dans plus de 30 pays

SimpliField a donc créé une application, disponible sur mobile et sur Internet, qui compile en temps réel une myriade de données. La plateforme s'interconnecte avec les outils déjà utilisés par ses clients, comme ses propres bases de données, ses logiciels de caisse ou encore son CRM. Ainsi, un directeur de magasin peut consulter en direct "les chiffres commerciaux, les nouveautés à mettre en avant dans le magasins, les indications de merchandising, les actualités du groupe, les processus de ressources humaines...", liste le co-fondateur.

L'application permet ensuite deux utilisations principales: communiquer (envoyer des photos, assigner des tâches par ordre de priorité, répondre à des questionnaires...) et recevoir des analyses. "Pour le siège, les informations sont consolidées. Cela permet de fournir des tableaux de ventes pour déterminer, par exemple, si le lancement d'un produit a bien été réalisé, quel a été son impact sur les ventes en magasin, quel magasin nécessite des efforts particuliers...", précise Benjamin Zenou.

La startup revendique actuellement 120 clients dans plus de 30 pays. Parmi eux, LVMH, L'Oréal, Estée Lauder ou encore Samsung et Sony.

"Notre solution est pertinente dès lors qu'un réseau de distribution est supérieur à 10 magasins. En dessous, il est encore possible pour la direction d'avoir la main et d'entretenir des relations personnelles avec chaque responsable de point de vente", affirme le Pdg.

SimpliField vise la rentabilité pour 2021

La plateforme est délivrée en mode SaaS (ou "logiciel en tant que service", reposant sur une logique d'abonnement et non de licence), à partir de 3.000 euros par mois pour une entreprise. Le prix de l'abonnement est variable selon le nombre de collaborateurs et de magasins. La jeune pousse, qui ne communique pas sur son chiffre d'affaires, n'est pas encore rentable. "Nous visons la rentabilité pour 2021", anticipe son co-fondateur.

Avec cette rentrée d'argent frais, SimpliField souhaite accélérer son internationalisation avec, en ligne de mire, les Etats-Unis. La jeune pousse a déjà ouvert un bureau à New York en 2019. Elle compte recruter 40 salariés, faisant ainsi passer son effectif total à 100 personnes. La moitié d'entre eux, principalement des profils marketing et commerciaux, renforceront l'équipe déjà présente aux Etats-Unis. L'autre moitié, principalement des ingénieurs, renforceront les bureaux français, basés à Lille et Paris. "Toute notre technologie est développée en interne. Nous allons donc continuer d'investir en R&D pour améliorer notre produit", souligne Benjamin Zenou.

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