Ogury lève 45 millions d'euros pour sa plateforme de ciblage publicitaire respectueuse du consentement

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Ogury plaide pour un système publicitaire plus vertueux, où le consentement de l'utilisateur serait mieux respecté.
Ogury plaide pour un système publicitaire plus vertueux, où le consentement de l'utilisateur serait mieux respecté. (Crédits : Ogury)
Ogury parvient à se créer une niche sur le marché de la publicité en ligne grâce à son outil de gestion du consentement. Un atout de choix face aux géants américains, qui lui a permis de boucler un tour de table de 45 millions d'euros.

Ogury insiste depuis sa création en 2014 sur le consentement de l'utilisateur dans son outil de ciblage publicitaire, et ça fonctionne. La startup, fondée par deux français mais basée au Royaume-Uni, annonce une levée de 45 millions d'euros, menée par le fonds tricolore Idinvest Partners. Ce cinquième tour de table vient appuyer l'excellente dynamique de l'entreprise, qui a dépassé la barre des 100 millions de dollars de chiffre d'affaires brut (soit 73 millions d'euros de chiffre d'affaires net) en 2018, et envisage une croissance de plus de 40% cette année. L'objectif : élargir sa niche sur le marché publicitaire mobile, écrasé par les deux géants américain Google et Facebook.

Le respect du consentement comme avantage compétitif

Les outils d'Ogury prennent en charge l'ensemble de la chaîne de valeur : ils permettent de récolter les données, d'en tirer des informations et d'établir des stratégies de ciblage publicitaire à partir de celles-ci. Pour se différencier des géants américains, Ogury insiste sur sa plateforme de gestion du consentement. Les utilisateurs peuvent détailler dans les options quelles données ils acceptent de partager avec les éditeurs de l'application, et la startup fait remonter leurs éventuels rejets de publicités pour améliorer le ciblage publicitaire.

Lancée avant l'entrée en vigueur du règlement européen de protection des données (RGPD), la jeune pousse a profité de la tendance régulatoire vers le respect de la vie privée et du consentement. Et devrait continuer : l'équivalent californien du RGPD (le California's Consumer Privacy Act) devrait entrer en vigueur début 2020 et renforcer un peu plus l'avantage compétitif de la startup sur le marché américain de la publicité mobile qui pèse 99 milliards de dollars à lui seul, d'après eMarketer. Ogury y réalise déjà plus de la moitié de son chiffre d'affaires.

La startup de 400 salariés affirme qu'elle est rentable depuis sa création, mais en est déjà à sa cinquième levée de fonds pour un total de 83 millions d'euros. Elle avait récolté 18,9 millions d'euros il y a à peine un an et demi, en juillet 2018. Avec cette série E, elle va investir dans sa technologie et dans sa croissance, notamment via des acquisitions. L'an dernier, elle a testé ce modèle de croissance externe en absorbant une autre jeune pousse française, Influans.

D'après son communiqué, Ogury travaille avec 1,500 publicitaires et plus de 3.500 éditeurs (Microsoft, Nike, Amazon, Paramount, Chanel...) via ses bureaux présents sur tous les continents sauf l'Afrique.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2019 à 19:30 :
Par quel moyen « officiel » pouvez vous prouver que c’est start up existe depuis 2014 ?

Le consentement est quand même un événement assez récent...

Si cela existait depuis plus de 5 ans , l’opinion publique internationale aurait été informé.

Je pense que cette start up est très récente ( en tout cas pas 2014)«  depuis la position et l’opinion publique face aux abus d’exploitation des données publiques « 

Sans «  parler » justement des scandales qui ont secoué le RU ( Facebook...)

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