Google n'est plus dans les petits papiers de la Bourse

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L'action du géant de l'Internet perd 11% depuis le 1er janvier, quand l'indice Nasdaq gagne 4%. Le groupe se trouve en butte à la concurrence croissante de Facebook.

Google a perdu de sa superbe auprès des marchés financiers. Depuis le début de l'année, l'action du géant américain de l'Internet fléchit de 11%, alors que le Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques à la Bourse de New York, progresse de 4%. Cette contre-performance, Google la doit en grande partie à ses résultats du premier trimestre, publiés jeudi, et qui ont provoqué une chute de 8% du cours, sa plus forte baisse depuis décembre 2008. Il faut dire que les investisseurs ne s'attendaient nullement à un bond de 54% des dépenses d'exploitation, à 2,84 milliards de dollars, soit 33% du chiffre d'affaires, contre 27% un an auparavant.

Les effectifs ont bondi de près de 8%, au premier trimestre

Cette envolée des coûts, la plus forte depuis trois ans, illustre le principal défi auquel Google - et son nouveau directeur général, Larry Page, co-fondateur du groupe - se trouve désormais confronté. Certes, le groupe californien continue de générer une forte croissance, avec un chiffre d'affaires qui a bondi de 29%, de janvier à mars, à 6,5 milliards de dollars. Mais, pour entretenir cette dynamique face à la concurrence croissante du réseau social Facebook, devenu le site Internet le plus visité aux Etats-Unis, Google est contraint d'investir toujours plus. En particulier dans les ressources humaines. Le nombre de ses salariés a grimpé de près de 8%, au premier trimestre, à 26.316 collaborateurs. Et la firme de Mountain View (Californie) augmentera l'ensemble des salaires de 10%, cette année.

Les jeunes talents de Google sont très prisés par Facebook

L'objecti de ces largesses : attirer et garder les jeunes talents auxquels Facebook fait les yeux doux. Le groupe de Mark Zuckerberg n'a pas hésité à puiser dans le vivier de Google, ces derniers mois. Difficile de résister à la tentation de devenir salarié actionnaire de Facebook, la valorisation du réseau social ne cessant de croître sur le marché gris, pour flirter aujourd'hui avec les 85 milliards de dollars. D'accord, Google pèse encore deux fois plus lourd à Wall Street.  Mais peut-être plus pour très longtemps. Analystes financiers et gérants n'ont guère apprécié le peu de temps que Larry Page leur a consacré, lors de la conférence téléphonique de jeudi. Le nouveau directeur général a pris la parole durant moins de deux minutes, pour... se féliciter des résultats du groupe.

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